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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 09:07

Synopsis : Juin 1944. Découvrez le rôle déterminant de Winston Churchill dans cette fiction qui se situe 48 heures avant le débarquement des troupes alliées sur les plages de Normandie.
Winston Churchill (1874-1965) fut aux Britanniques ce que fut  le Général De Gaulle pour les Français. Winston Churchill fut un chef. Aristocrate dans l'âme mais sans la morgue; succédant au naïf Neuville Chamberlain le 10 Mai 1940,  il fit preuve de la trempe, de la force de caractère, de la détermination (entêtement ?) et du courage nécessaires pendant toute la Seconde Guerre Mondiale et surtout durant la période où, après la  tragique et rapide défaite de la France (Juin 1940),  la Grande-Bretagne se retrouva seule à combattre le IIIe Reich et sa redoutable puissance militaire jusqu'à l'entrée en guerre de l'URSS (22 Juin 1941) puis des Etats-Unis (7 Décembre 1941). Galvanisé par ce Premier Ministre hors norme, le peuple Britannique fit preuve d'un courage exemplaire qui tranche avec le défaitisme et le collaborationnisme des Français .

Winston Leonard Spencer-Churchill, né le au palais de Blenheim (Woodstock, Oxfordshire, Royaume-Uni) et mort le à Londres, est un homme d'État britannique. Son action décisive en tant que Premier ministre du Royaume-Uni de 1940 à 1945, son rôle durant la Seconde Guerre mondiale, joints à ses talents d'orateur et à ses bons mots en ont fait un des grands hommes politiques du XXe siècle. Ne disposant pas d'une fortune personnelle, il tire l'essentiel de ses revenus de sa plume. Ses dons d'écriture seront couronnés à la fin de sa vie par le prix Nobel de littérature. Il est également un peintre estimé.

in WIKIPEDIA

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 16:06
Les Loups
Les Loups

~~Il y a 12 000 ans, la planète connaît un réchauffement brutal qui met fin à la dernière ère glaciaire et change radicalement la physionomie du continent européen.

La forêt s'installe et permet à de multiples espèces animales de se développer. Les hommes deviennent chasseurs-cueilleurs. Ils interviennent de plus en plus sur leur environnement et la déforestation commence. Au plus près d'espèces sauvages comme les ours, les chevaux, les lynx ou les loups, les réalisateurs reviennent sur l'histoire de ces territoires que l'homme partage avec les animaux, de la forêt profonde à la campagne riante...


Au-delà des trésors d'invention déployés pour s'approcher au plus près des animaux (technique de « l'imprégnation », usage de drones...), les documentaires de Jacques Perrin ont quelque chose de miraculeux dans leur capacité à nous faire contempler ce qu'aucun homme n'est, par nature, en mesure de voir. Après avoir volé en formation avec les oies cendrées (Le Peuple migrateur) et nagé au milieu des rorquals (Océans), le spectateur des Saisons est invité dans le terrier d'un renard ou à partager le repas d'un lynx. Quiconque s'est déjà promené en forêt sans apercevoir plus que le panache d'un écureuil appréciera la prouesse et la leçon d'écologie, assénée en douceur, pour plus d'efficacité. — Jérémie Couston.

Chaque fois que je vois un film de ce genre, j'ai toujours un gros pincement au coeur car la prise de conscience du gâchis immense  causé par l'Homme vous envahit douloureusement.

Et puis il y a aussi ce foutu sentiment de culpabilité qui vous assaille, heureusement pas trop longtemps, quand vous vous dites que vous êtes aussi responsable de ce gâchis :pollution, gaspillage, déforestation, pesticides....etc... avec pour conséquence à chaque minute qui passe la disparition d'une espèce animale et ou végétale.

Heureusement, le film se termine sur une  belle touche d'optimisme. Cependant, pour moi qui suis un pessimiste/réaliste et qui ne me suis jamais raconté de belles histoires à l'eau de rose à propos de l'espèce humaine, la pire qui soit, ce genre de conclusion a le don de m'agacer! Mais il est vrai qu'il ne faut pas renoncer à se battre, chacun à notre niveau et selon nos moyens. Pour ma modeste part, lorsque je vais vider ma poubelle en faisant le tri sélectif, je me sens déjà l'âme d'un Héros de l'Ecologie ! Sans doute l'auto-satisfaction des humbles (ou des minables ?).

LES SAISONS

L’hiver durait depuis 80 000 ans lorsque, en un temps très bref, une forêt immense recouvre tout le continent. Une nouvelle configuration planétaire et tout est bouleversé. Le cycle des saisons se met en place, le paysage se métamorphose, la faune et la flore évoluent. L’histoire commence… A un interminable âge de glace succède une forêt profonde et riche puis, sous l’impulsion d’hommes nouveaux, une campagne riante. Les Saisons est une épopée sensible et inédite qui relate la longue et tumultueuse histoire commune qui lie l’homme aux animaux.

LES SAISONS

Ce genre de documentaire nous fait aussi comprendre combien la population mondiale s'est multipliée à une vitesse vertigineuse, surtout depuis 1945! Deux Guerres mondiales en moins de vingt petites années ne sont pas venues à bout de l'humanité. Les progrés de la médecine, du niveau de vie, la pilule et l'avortement ne parviennent pas à endiguer l'augmentation de la population mondiale, en particulier en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud. Le poids des religions est encore lourd de conséquence surtout chez les Musulmans où avoir beaucoup d'enfants est "une bénédiction de Dieu" !

Faudra-t-il finalement une 3eme Guerre Mondiale avec le feu nucléaire comme cerise sur le champignon , pour que l'Humanité soit enfin réduite à la portion qui fut la sienne au Commencement: la plus petite ?

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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 17:53

~~À Londres en 1956:

Sir Laurence Olivier se prépare à réaliser un film. Le jeune Colin Clark, enthousiaste étudiant de cinéma, veut être impliqué et manœuvre pour obtenir un emploi : il parvient à être embauché comme troisième assistant réalisateur sur le plateau du film. Il est ainsi témoin des relations entre l'acteur-réalisateur et son actrice-productrice Marilyn Monroe durant le tournage du Prince et la Danseuse.

Lorsque Marilyn Monroe arrive en Angleterre pour le début du tournage, la ville de Londres est en effervescence à l'idée de recevoir une telle star.

Commence alors une opposition entre un réalisateur de plus en plus dur et une comédienne surmédiatisée, qu'un mariage récent avec l'intellectuel Arthur Miller et que des doutes incessants fragilisent.

Intrigué par Marilyn Monroe avant même de la connaître, Colin Clark est progressivement invité par la jeune femme à entrer dans son monde intérieur, où elle lui dévoile ses luttes intimes, ainsi que ses craintes relatives à sa célébrité, à sa beauté et à son désir d'être une grande actrice.

MY WEEK WITH MARILYN

En 2004, Curtis approche le producteur David Parfitt et lui propose de faire un film fondé sur The Prince, The Showgirl and Me et My Week with Marilyn, deux récits écrits par Colin Clark à partir de ses souvenirs avec Marilyn Monroe. Adrian Hodges écrit et ajuste le scénario. Curtis et Parfitt se rendent alors à la BBC Films et au UK Film Council[ ; Harvey Weinstein accepte de financer le film.

My Week with Marilyn est tourné à la fin de l'année 2010, avec Michelle Williams dans le rôle principal, Kenneth Brannagh en sir Laurence Olivier, Julia Ormond en Vivien Leigh et Emma Watson en Lucy, assistante de la star (son premier rôle depuis la fin de la saga Harry Potter).

Audition

 
Michelle Williams et Dougray Scott sur le tournage à Mayfair

Scarlett Johansson fut approchée pour le rôle de Marilyn Monroe, qu'elle refusa ; Michelle Williams fut alors choisie.

Pour interpréter Laurence Olivier, le choix se porta tout de suite sur Kenneth Branagh : leur passion commune pour William Shakespeare les unissait depuis longtemps.

Catherine Zeta-Jones fut approchée pour interpréter Vivien Leigh, mais elle déclina afin de passer plus de temps avec son mari Michael Douglas, en convalescence après un cancer de la gorge en 2010. Après le refus de Catherine Zeta-Jones, la direction s'est tournée vers Rachel Weisz ; celle-ci travaillant alors sur trois projets, elle repoussa à son tour l'offre. Elaine Hendrix fut pendant un temps pressentie pour le rôle, mais Julia Ormond fut choisie.

Analyse

Simon Curtis : « Pour de nombreuses personnes, Marilyn est plus une icône qu'une actrice. Ils n'ont pas autant vu ses films qu'ils ont son portrait.

Ma méthode dans ce projet était de tomber amoureux du premier des deux mémoires écrits par Colin Clark. Comme ancien assistant-directeur au Royal Court Theatre, j'ai trouvé cela fascinant[ »

Simon Curtis compare son film à Lost in Translation de Sofia Coppola : deux personnes entrent accidentellement dans l'orbite de l'autre, partagent une intimité dans leurs solitudes respectives, s'apportant consolation et amitié (qui flirte avec les sentiments), pour finir par se séparer définitivement.

Autour du film

  • Michelle Williams remporte pour son rôle le Golden Globe 2012 de la « Meilleure actrice-Comédie », récompense que la réelle Marilyn Monroe remporta également 52 ans auparavant, en 1960.
  • Kenneth Branagh interprète Laurence Olivier dans ce film.
  • Branagh et Olivier ont tous deux joué et dirigé des versions cinématographiques de William Shakespeare : Othello, Hamlet et Henry V. Dans leurs films respectifs sur Hamlet et Henry V, ils jouent tous deux le rôle-titre, alors que pour Othello, si Laurence Olivier accepte d'en revêtir le costume, Branagh choisit d'interpréter le sinistre Iago. Par ailleurs, Laurence Olivier a dirigé et joué dans Richard III, pièce que Branagh a enregistrée pour la radio et un livre sur la pièce. Enfin, les deux personnalités sont réunies à travers le film Sleuth : Olivier joue dans la version 1972 alors que Branagh dirige celle de 2007.
  • Judi Dench, qui interprète Dame Sybil Thorndike, raconte qu'elle a eu l'occasion de la rencontrer à plusieurs reprises ; la première fois eut lieu en 1958, lorsque Dench participait à la pièce Roméo et Juliette au Old Vic Theatre : « She came round to see us afterwards and was so charming. We were young actors and she was lovely to us and strongly encouraging and gentle. I think they got very, very close to how Dame Sybil was in the script. »

Critiques

My Week with Marilyn reçoit en majorité des critiques positives. L'agrégateur Rotten Tomatoes rapporte que 80 % des 25 critiques ont donné un avis positif sur le film, avec une bonne moyenne de 7,3/10 . L'agrégateur Metacritic donne une note de 67 sur 100 indiquant des « critiques positives »].

D'excellents acteurs, un film extraordinaire pour nous refaire découvrir Marilyn

J'ai toujours admiré Marilyn mais comme la plupart des gens je suis resté sur certains clichés la concernant. Trés jeune, j'ai compris que cette femme cachait de profondes blessures liées à son enfance: mère internée dans un hôpital psychiatrique, père absent, abus sexuels... Puis, toujours cette recherche de 'l'homme idéal" , celui qui saurait l'aimer, la protéger...

En découvrant, ce film, j'ai encore aimé davantage Marilyn et elle demeure vivante dans mon coeur...

MY WEEK WITH MARILYN
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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 17:04
THE READER

THE READER

~~The Reader (Le Liseur au Québec et au Nouveau-Brunswick) est un film américain de Stephen Daldry, adapté du best-seller Der Vorleser (titre français Le Liseur) de l'auteur allemand Bernhard Schlink. Il est sorti aux États-Unis le 10 décembre 2008, en Belgique le 25 février 2009 et en France le 15 juillet 2009. Il reçut un accueil partagé, mais Kate Winslet, dont le jeu fut plébiscité par la critique, obtint de nombreux prix : Oscar, BAFTA, Golden Globe.

~~À Neustadt en 1958, Michael Berg, un lycéen de 15 ans, a une liaison pendant un été avec Hanna Schmitz, une employée de tramway qui a le double de son âge.

Elle lui demande de lui faire la lecture lors de chacune de leurs rencontres, et il lui lit des œuvres de genres variés, comme L'Odyssée, Guerre et Paix, Les Aventures de Huckleberry Finn, Tintin1, L'Amant de lady Chatterley ou La Dame au petit chien.

Après avoir appris sa promotion à un emploi de bureau, Hanna part sans prévenir Michael, qui ne la revoit qu'en 1966. Il est alors étudiant en droit et se destine à devenir avocat. L'un de ses professeurs l'emmène avec quelques camarades assister au procès d'anciennes gardiennes SS (Aufseherin) d'Auschwitz. Stupéfait, il découvre que l'une des accusées est Hanna, dont il n'avait plus de nouvelles.

Hanna, à son habitude franche et maladroite, assume davantage ses actes que ses ex-collègues, et ces dernières la chargent afin d'alléger leurs propres responsabilités. Elles accusent Hanna d'avoir été le chef de leur groupe et l'instigatrice de leurs crimes, notamment de ne pas avoir libéré les prisonnières alors que l'église où elles étaient enfermées était en flammes à la suite d'un bombardement, puis d'avoir rédigé le rapport à leurs supérieurs couvrant ces exactions, ce que nie d'abord Hanna.

Le juge voulant comparer les écritures du rapport et celle d'Hanna, lui demande alors d'écrire quelques mots. Hanna refuse et reconnait alors les allégations de ses coaccusées. C'est à ce moment que Michael comprend le secret de Hanna : elle ne sait ni lire ni écrire et en a honte.

C'est pour cette raison qu'elle s'est engagée dans la SS, pour échapper à une promotion comme employée de bureau chez Siemens, comme elle l'a fait après-guerre pour sa promotion dans le service de tramway. C'est aussi pour cette raison qu'Hanna ne peut avoir écrit le rapport de la SS démentant ainsi les allégations des autres ex-gardiennes, et c'est pour cette même raison qu'elle demandait qu'on lui lise des livres, tant aux prisonnières au camp qu'à lui-même.

L'analphabétisme d'Hanna explique son attitude pendant cette période et l'innocenterait de son soi-disant rôle d'instigatrice, et cette révélation pourrait alléger le verdict qui la menace. Mais Michael, après avoir hésité mais comprenant qu'Hanna ne veut pas voir son analphabétisme divulgué, choisit de ne rien dire. Hanna est alors condamnée à perpétuité, alors que les autres accusées ne sont condamnées qu'à quatre ans de prison.

Michael suit sa vie, restant quelqu'un de renfermé et de distant, y compris avec sa propre fille. Il se marie, devient professeur d'histoire du droit, divorce peu après en 1976. À la suite de ce divorce, en déménageant, il retrouve ses vieux livres qu'il lisait à Hanna, et se met à enregistrer des cassettes de lecture de livres pour Hanna, et les lui envoie en prison. Hanna, qui n'a ni famille, ni amis, ni aucun contact en dehors de la prison, est heureuse de ces cassettes dont elle a tout de suite reconnu le lecteur. Pour communiquer avec Michael, elle apprend seule à lire puis lui écrit plusieurs lettres, auxquelles Michael ne répond pas, envoyant seulement inlassablement des cassettes.

En 1988, Michael est contacté par un personnel de la prison qui l'informe qu'Hanna va être libérée après 20 ans de détention, et qu'il est son seul contact avec l'extérieur.

Pour préparer la sortie d'Hanna, Michael va la voir en prison, mais se montre très distant avec elle. Il lui fournit des détails techniques concernant sa prochaine libération huit jours plus tard. Il lui demande comment elle se sent vis-à-vis du passé, ce à quoi elle répond qu'il est inutile de répondre, que les morts restent morts. Le jour de sa libération, Hanna Schmitz se suicide dans sa cellule et laisse un testament par lequel elle charge Michael de remettre ses maigres économies à une rescapée de la marche de la mort dont Hanna fut l'une des gardiennes, témoin lors du procès de 1966. L'argent sera finalement affecté à une association d'aide à l'analphabétisme.

C'est en 1995 seulement que Michael arrivera à raconter l'histoire complète à quelqu'un, en emmenant sa fille sur la tombe d'Hanna.

IN WIKIPEDIA

C'est aussi une très belle histoire d'amour; ou plutôt d'un premier amour qui sont ceux qui vous rendent euphorique, transit et confus, inquiet et qui vous blessent à jamais et dont on se souvient toujours....

Ce film aborde aussi la question lancinante et complexe de la culpabilité, individuelle et collective du peuple allemand dans son aventure national-socialiste et en particulier concernant  l'élimination des Juifs...C'est pourquoi, à sa sortie, ce film magistral a suscité de nombreuses polémiques. Personnellement, j'ai aimé le film et tous ses personnages, en particulier Michaël et Annah.

Certes, Annah est coupable. Et puis une fois que l'on a jugé, on se rend compte qu'elle a pu avoir certaines circonstances atténuantes: chaque fois que je vois ce genre de film abordant, de prés ou de loin ce sujet, je ne peux m'empêcher de me poser la question éternelle et obsédante : "Et moi, en pareilles circonstances,qu'aurais-fait... ou pas fait?" Mais beaucoup de mes contemporains ne se posent jamais de telles questions....

Annah est douce, sensuelle, délicate et sensible: elle entend un passage en grec et elle dit : "C'est beau..." Elle surprend Michael et nous surprend; oui, car le Grec ancien est indéniablement une belle langue capable de véhiculer et d'exprimer des sentiments élevés, de chanter de grandes tragédies, de porter l'âme humaine aux sommets de l'Olympe...Oui, par ce film, Annah et Michael (ado et adulte: l'extraordinaire Ralph Finnes!) m'ont transporté...Et c'est bien ce que j'attends avec une impatience fiévreuse  d'une oeuvre cinématographique.

 

 POUR

 

L'histoire, périlleuse et passionnante, vient du best-seller international et controversé de l'Allemand Bernhard Schlink, publié en 1995. Dans l'Allemagne de l'immédiat après-guerre, Hanna, conductrice de tram trentenaire, initie Michael, adolescent de quinze ans, à la volupté. Sensuelle et mystérieuse, elle fait passionnément l'amour à ce jeune homme épris de littérature, et lui demande de lui faire la lecture... Des années plus tard, étudiant en droit, Michael reçoit le choc de sa vie en découvrant son ancienne maîtresse accusée au procès d'anciennes gardiennes SS.

Dans The Hours, Stephen Daldry réussissait trois magnifiques portraits de femmes ” et Nicole Kidman remportait l'oscar pour sa composition de Virginia Woolf. Ici, c'est à Kate Winslet que revient un rôle en forme de défi, qui lui a valu la même statuette l'hiver dernier. Dans la peau de Hanna Schmitz, antihéroïne glaçante, l'actrice associe une métamorphose hollywoodienne, puisqu'elle vieillit de trente ans, à un jeu plus cérébral, explorant avec un minimum de dialogues l'ignorance, la honte, la banalité du mal.

Contrairement au Schindler de Spielberg, Hanna Schmitz n'est jamais sauvée par le film : sa culpabilité est absolue, indiscutée. C'est le regard affolé de Michael – formidable David Kross, dont le visage poupin exprime les tourments et l'exaltation – qui nous oblige à voir l'humanité de cette femme, sans jamais l'absoudre de ses fautes.

Avec audace, The Reader ose faire des crimes nazis non pas son sujet principal, mais la toile de fond d'une histoire d'amour et de culpabilité. En s'étirant sur plusieurs décennies (adulte, Michael est incarné par Ralph Fiennes), le film explore les questionnements de générations entières. Toute sa vie, Michael lutte pour s'approprier une mémoire nationale qui percute violemment son histoire intime. Que pèse la connaissance charnelle que l'on a d'une personne en regard des actes qu'elle a commis ? Comment s'accommoder d'avoir aimé un monstre ? Jamais manichéen, d'une sobriété infaillible, le film s'abstient de toute réponse : implacablement, ces questions minées nous sautent à la figure.


 

CONTRE

C'est un film hollywoodien. Tourné en anglais, alors que l'allemand eût été essentiel. Avec une star ravissante dans le rôle d'une femme que l'auteur du roman, Bernhard Schlink, comparait à «un cheval» : aucun rapport avec Kate Winslet, donc. Tout le début (une heure, tout de même) se résume à une histoire d'amour entre un ado et son initiatrice. Un remake du Blé en herbe, en quelque sorte, avec mansarde luxueuse en guise de décor, et randonnée à bicyclette dans la campagne comme péripétie. Quel ennui...

Lorsqu'on découvre – enfin – son passé, Hanna devient une héroïne. Enfin presque : disons une victime expiatoire. La seule, par exemple, à être maltraitée par le président du tribunal. La seule à être accusée des pires atrocités par ses ex-complices, ces détestables dondons qui, profitant de son secret dérisoire, rejettent sur elle leur propre faute, leur propre honte. Celles-là, faut dire que le réalisateur ne les loupe pas : elles portent vraiment leur âme sur leur visage. Mais pas Kate Winslet, qui, elle, se laisse condamner sans mot dire. Digne. Toujours digne. Avant de poursuivre, des années durant, son chemin de croix. On n'entend pas le mot « rédemption », qui eût été difficilement supportable, mais on n'en est pas loin... Le pompon, c'est, évidemment, les scènes finales, où la fille d'une victime de la Shoah, très à l'aise dans son luxueux appartement new-yorkais, accueille avec incompréhension et dédain la pauvre somme que lui a léguée, à sa mort, cette Hanna régénérée...

Tout ça était déjà dans le livre, c'est vrai, au style heureusement sec, presque clinique. Ici, c'est l'absence de regard qui glace : aucune aspérité, mais du sentimentalisme. Aucune audace, rien que de la joliesse gnangnan. Hollywood a toujours su aseptiser l'horreur : la preuve.

 



 

 

THE READER
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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 14:40
Louis Zempirini, jeune athlète à l'Université: encore un père à convaincre....

Louis Zempirini, jeune athlète à l'Université: encore un père à convaincre....

Date de sortie au Québec

25 décembre 2014

 

Louis Zamperini était un enfant délinquant quand son grand frère l'a pris sous son aile et l'a convaincu de rejoindre l'équipe d'athlétisme. Très vite, il s'est retrouvé aux Jeux Olympiques de 1936 comme coureur de fond.

Puis,  la guerre éclate. Il s'est alors enrôlé dans l'armée de l'air. Quand l'avion qu'il occupait s'est échoué en mer, il a passé 47 jours dans un bateau de sauvetage avant d'être recueilli par les Japonais qui l'ont fait prisonnier. Zamperini a subi maints sévices lors de son séjour dans les camps de concentration, mais n'a jamais perdu espoir de revoir un jour sa famille.

 

Affiche UNBROKEN
Affiche UNBROKEN

~~Invincible (Unbroken) est un film biographique américain produit et réalisé par Angelina Jolie sorti en 2014. Le scénario est basé sur le livre Unbroken: A World War II Story of Survival, Resilience, and Redemption (2010) de Laura Hillenbrand, décrivant la vie de l'athlète olympique Louis Zamperini (1917–2014).

~~En 1942, durant la Seconde Guerre mondiale, un avion s'écrase en mer.

Huit membres de l'équipage meurent et seulement trois, dont l'athlète olympique américain Louis Zamperini, survivent durant 47 jours sur un canot de sauvetage. Ils sont ensuite capturés par la marine japonaise et envoyés dans un camp de prisonniers de guerre.

~~27 décembre 2014 Un moment de douleur peut t'apporter une vie de gloire Par Elizabeth Lepage-Boily

Certains avaient la conviction qu'Unbroken avait l'étoffe d'être des Oscars, que ce drame biographique sur le coureur olympique qui fut le prisonnier des Japonais pendant la Seconde Guerre mondiale se retrouverait parmi les finalistes de la catégorie meilleur film, mais il semble que nous avons été naïf de le croire ou mal informé puisque le long métrage d'Angelina Jolie n'a pas la même force que les autres prétendants au prestigieux trophée, et ce, malgré la présence des frères Coen au générique.

Trop lourd et long pour être inspirant et trop inégal pour être percutant, Unbroken manque de colonne au contraire de son protagoniste qui nous apparaît ici comme un surhomme (peut-être l'était-il, mais nous ne sommes pas là pour juger des compétences de l'être vivant qui a inspiré la fiction de Jolie). Le film fait l'éloge de l'endurance, mais n'applique pas ses propres préceptes. Le long métrage s'étiole rapidement. Le début est pourtant assez captivant, avec ses nombreux retours en arrière, de l'enfance à ses premières armes en tant qu'athlète puis à sa participation aux Jeux olympiques, mais ce montage rythmé qui nous maintenait en haleine disparaît rapidement pour laisser place à un récit linéaire qui perd de sa vigueur au fil des minutes et des heures.

Le film est irrémédiablement trop long. Il faut de la chair pour conserver l'attention de son public pendant deux heures quinze minutes et malheureusement les nombreux sévices qu'a subis Zamperini sont certes terribles, mais n'arrivent pas à nous émouvoir suffisamment pour nous garder concentrés. La réalisatrice utilise aussi des techniques assez dépassées et formalistes pour faire passer son message et l'émotion qui y est associée. Les hymnes héroïques qui nous sont balancés en plein visage quand le héros accomplit un geste symbolique s'avèrent davantage clichés qu'émouvants. Un film qui parle de détermination, de courage et de bravoure ne devrait pas être aussi conventionnel, du moins pas s'il a l'intention d'attirer l'attention des votants de l'Académie, et même celle du public.

Heureusement, les acteurs brillent par leur force tranquille. Jack O'Connell, qu'on a vu plus tôt cette année dans la suite de 300, livre une performance digne des meilleures de l'année. Il aurait été facile de jouer trop gros un rôle comme celui-là, mais O'Connell est au diapason de l'intensité de chacune des scènes. La rage de vivre de son personnage transparaît à l'écran malgré la mollesse de la trame narrative.

Le chanteur et guitariste japonais Takamasa Ishihara fait également un travail exceptionnel dans le rôle de L'oiseau, le général chargé de veiller sur les prisonniers, considérés comme des ennemis du Japon.

Unbroken manque sa cible. Le long métrage n'est pas un échec complet, mais sa personnalité est si effacée qu'il ne mérite pas sa place parmi les grands. Certains disent que confié à un « vrai » réalisateur, ce film aurait été bien meilleur. Je ne suis pas complètement d'accord avec cette affirmation, mais on ne peut nier ici le manque d'expérience de la réalisatrice.

Elle a probablement voulu laisser toute la place à ses acteurs magistraux, mais la disparition du cinéaste entraîne parfois la décomposition de l'âme d'un film...

in MonCinoche.com

Les Japonais furent le plus souvent des geoliers cruels et particulièrement impitoyables

Les Japonais furent le plus souvent des geoliers cruels et particulièrement impitoyables

Angelina Jolie serait blessée et mécontente que son film ait été ignoré de la liste des nominations des Golden Globes 2015. Angelina Jolie serait « blessée » par le fait que son film Unbroken ait été carrément ignoré par les Golden Globes, rapporte BANG Media International. L’actrice de 39 ans semblait avoir fondé de grands espoirs pour son projet en vue du gala qui se tenait dimanche dernier (11 janvier). Mais, après avoir vu Unbroken être carrément boudé de la liste officielle des nominations, Angelina Jolie a décidé de ne même pas participer à l’événement.

C’est du moins ce que rapporte une source que l’on dit près de la star. « Angelina est blessée. Elle est fâchée que le film ait été ignoré », lance la source en question. Un membre de l’Hollywood Foreign Press Association qui tient à conserver son anonymat aurait indiqué que Jolie et son film auraient probablement reçu plus de considération il y a quelques années, mais que le film n’avait tout simplement « pas été assez bon » pour l’édition 2015.

Rien n’est perdu cependant pour Angelina Jolie, qui souhaite voir quelques éléments d’Unbroken se tailler une place aux Oscars. La star d’Unbroken, Jack O’Connell, est de son côté en nomination pour le prix BAFTA Rising Star. in METRO, 13/012015

Qu'est-ce-que la "résilience"?

 

La résilience est un phénomène psychologique qui consiste, pour un individu affecté par un traumatisme, à prendre acte de l'événement traumatique pour ne plus vivre dans la dépression et se reconstruire. La résilience serait rendue possible grâce à la structuration précoce de la personnalité, par des expériences constructives de l'enfance (avant la confrontation avec des faits potentiellement traumatisants) et parfois par la réflexion, ou la parole, plus rarement par l'encadrement médical d'une thérapie.

Du verbe latin resilio, ire, littéralement « sauter en arrière », d'où « rebondir, résister » (au choc, à la déformation). La résilience est, à l'origine, un terme utilisé en physique qui caractérise l'énergie absorbée par un corps lors d'une déformation (« Test Charpy »). Les premières publications dans le domaine de la psychologie datent de 1939-1945. Werner et Smith, deux psychologues scolaires américaines à Hawaï, travaillent avec des enfants à risque psychopathologique, condamnés à présenter des troubles. À l'occasion d'un suivi effectué pendant trente ans, elles notent qu'un certain nombre d'entre eux « s'en sortent » grâce à des qualités individuelles ou des opportunités de l’environnement (une personne ou un groupe de personnes, un projet professionnel, de voyage, d'aide à autrui...).

La notion de résilience s'oppose parfois à la notion de « coping » (Paulhan & al., 1995) (en anglais to cope = se débrouiller, s'en sortir).

La résilience permet de dépasser son état actuel (un orphelin abandonné qui va trouver un métier) et de ne plus être dans une situation précaire (un orphelin qui va faire face en volant ou vendant de la drogue). Après John Bowlby, qui a introduit le terme dans ses écrits sur l'attachement, en France, c'est Boris Cyrulnik qui médiatise le concept de résilience en psychologie (l'unique spécialiste institutionnel de la résilience en France étant le psychiatre Serban Ionescu), à partir de l'observation des survivants des camps de concentration et en particulier d'enfants ou d'adolescents, puis de divers groupes d'individus, dont les enfants des orphelinats roumains et les enfants boliviens de la rue.

Auparavant, on parlait d'« invulnérabilité ». Actuellement, des groupes de travail étendent le concept à d'autres situations difficiles comme, par exemple, celles que vivent les aidants des malades d'Alzheimer. Dans la maladie d'Alzheimer, les applications passent par le paradigme que la communication (théâtralisation par les aidants) est source de résilience des aidants, et le concept est développé en France depuis le début des années 2000 (Jean-Pierre Polydor).

Dans le domaine de l'assistance aux collectivités en cas de catastrophe (naturelle ou causée par l'homme), on parle également de communautés résilientes. La démarche d'assistance post-immédiate aux personnes touchées par un évènement critique a généralement une dimension psychosociale. La résilience serait le résultat de multiples processus qui viennent interrompre des trajectoires négatives et contrer la vulnérabilité psychologique liée à l'histoire traumatique de l'individu. On parle également de résilience bioéconomique. Oscar Chapital Colchado (2011) "La résilience est la capacité qu'un individu a de générer des facteurs biologiques, psychologiques et sociaux pour résister, s'adapter et se fortifier, face à une situation de risque, générant une réussite individuelle, sociale et morale."

Oscar Chapital Colchado (2013) «groupe résilience sociale et: quand un groupe, la structure sociale, l'institution ou de la nation, forment des structures cohésion, l'appartenance, l'identité et la survie des structures sociales illimités ou complexes Développer les moyens de faire face et d'événements. situations qui mettent en danger le groupe et de l'identité, la formation intégrateurs des lignes directrices permettent la survie, l'expansion et l'influence du groupe ".

Les huit processus: La résilience est dynamique, et, parmi les processus qui contribuent à la résilience, on a pu en repérer huit : 1.La défense-protection ; 2.l'équilibre face aux tensions ; 3.l'engagement-défi ; 4.la relance ; 5.l'évaluation ; 6.la signification-évaluation ; 7.la positivité de soi ; 8.la création.

in Wikipedia

COLDPLAY/UNBROKEN

Lutter pour ne pas se faire écraser...

Lutter pour ne pas se faire écraser...

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 09:59
Des entrailles de la terre aux déserts brûlants, des profondeurs de l’océan aux cimes glaciales, nous voyageons pour découvrir que la nature, peuplée de créatures extraordinaires, est encore plus fascinante que tout ce que nous pensions savoir. Alliant images somptueuses et découvertes exceptionnelles, Nature est une véritable révélation visuelle. Raconté par Lambert Wilson...
Des entrailles de la terre aux déserts brûlants, des profondeurs de l’océan aux cimes glaciales, nous voyageons pour découvrir que la nature, peuplée de créatures extraordinaires, est encore plus fascinante que tout ce que nous pensions savoir. Alliant images somptueuses et découvertes exceptionnelles, Nature est une véritable révélation visuelle. Raconté par Lambert Wilson...

~~Pour les amoureux de la nature, les curieux et les explorateurs, un documentaire époustouflant va sortir à la fin du mois : NATURE raconté par Lambert Wilson. meltyDiscovery vous en dit plus sur ce nouveau film NATURE vous emmène dans un voyage étonnant Publicité Avec le froid qui se fait sentir, cette période de l’année est le moment idéal pour se faire une petite séance de cinéma.

Et cela tombe plutôt bien, car de nombreux films sortent ce mois-ci, dont le nouveau documentaire de BBC intitulé NATURE. Si vous en avez marre des films de Noël familiaux ou que vous préférez simplement aller découvrir notre planète sous un tout nouvel angle, c’est le film idéal pour vous. Alors que nous nous demandons encore si nous connaissons vraiment cette créature insolite du nom de dragon des abysses, ce documentaire, qui ne dure qu’une heure et demie, vous emmène à travers le monde pour découvrir la nature et ses habitants de près. Raconté par l’acteur Lambert Wilson, ce film vous emportera des entrailles de la Terre à des endroits glaciaux en passant par des forêts verdoyantes et des déserts ardents.

~~Il y a quelques semaines, nous vous avions présenté un documentaire époustouflant du nom de NATURE raconté par Lambert Wilson. Ce film créé par BBC Earth suit la vie des animaux sauvages présents en Afrique. À travers différents décors et en 3D nous pouvons donc admirer les exploits de la nature en suivant des animaux en tous genres à travers leur vie quotidienne. Ce documentaire sort dans les salles de cinéma le 24 décembre prochain et pour l’occasion, Lambert Wilson a accepté de répondre à quelques-unes de nos questions. Tout d’abord, l’acteur nous explique qu’il est heureux de faire partie de ce projet, car la nature et la protection des animaux est quelque chose qui lui tient à cœur.

Nous vivons une époque formidable!

Les progrés technologiques se développent sous nos yeux et nous donnent parfois le vertige...

Le XXIème siècle a à peine quinze ans et avec le recul, nous pouvons constater combien le siècle dernier fut, avec deux guerres mondiales, les guerres de décolonisation, la tyrannie communiste une véritable catastrophe humanitaire. Le désenchantement qui s'en suit est évident: notre civilisation post-industrielle dévore une bonne partie de sa jeunesse confrontée au chômage chronique, aux drogues, à l'ennui et au suicide. Certes, en dépit des apparences, le siècle présent est, pour le moment, bien moins meurtrier que le précédent, la misère recule et le bien-être matériel progresse; les statistiques le démontrent clairement. Je ne vous accablerai pas de chiffres....

Cependant, la course au développement économique et à l'armement ( depuis les attentats du 11 septembre 2001), l'explosion démographique, en Afrique notemment,  détruit notre environnement et sa biodiversité. A chaque heure qui s'écoule, plusieurs espèces sauvages disparaissent à jamais...

Cette destruction massive nous plonge, plus ou moins consciemment dans un état de stress endémique et chronique. Le sentiment d'insécurité nous envahit; nous vivons donc dans un monde plus anxiogène qu'il n'y paraît, et ce en dépit de tous les moyens de distractions dont nous disposons....

Car si la beauté du monde dans lequel nous vivons disparaît, les hommes devront en créer d'autres, artificielles, factices et finalement virtuelles...

Quel monde laisserons-nous en héritage aux futures générations...

NATURE a été fabriqué par la BBC, ce qui est déjà un gage de qualité. Ce très beau film documentaire s'inscrit dans une longue suite d'oeuvres cinématographiques dont la plupart sont mentionnées sur mon Blog.

NATURE s'inscrit aussi dans ce combat, pédagogique et culturel afin de faire prendre conscience aux jeunes générations que la beauté incroyable de la NATURE est fragile et que nous sommes insérés en tant qu'êtres humains responsables dans une Histoire longue et périlleuse d'où dépendent clairement notre bonheur et... notre survie.

NATURE

Un tournage sans fin qui va durer 573 jours....

 
 

Les réalisateurs de Nature ont eu besoin de 126 porteurs pour acheminer le matériel sur le Mont Kenya, qui se trouve être à 4 300 mètres d'altitude et où la température avoisine les -10°C. L'équipe était tellement grande, qu'un aéroport a été fermé en raison d'un embouteillage formé par le trop grand nombre de bagages.

 

Tournage catastrophe

Plusieurs évènements ont compliqué le tournage de Nature. En effet, deux radeaux qui servaient à filmer les hippopotames ont coulé avec le matériel. Ce n'est pas tout, puisque ces hippopotames ont aussi attaqué l'équipe de tournage.
Au moment de l'enregistrement des scènes sur le fleuve Zambèze, Patrick Morris évoque sa mésaventure : "J’avais déjà fait du rafting auparavant et j’avais testé le matériel en amont, mais le jour du tournage, alors que je croyais le plus dur derrière nous et que j’allais pousser un soupir de soulagement, notre embarcation a été renversée par une grosse vague. Je me suis retrouvé sous l’eau, roulant dans tous les sens, sans la moindre idée de ma position, sans savoir où était le haut et le bas. Lorsque je suis finalement remonté à la surface grâce à mon gilet de sauvetage, j’ai vu que les autres membres de l’équipe et le radeau étaient emportés par le fleuve." 

 

Filmer en terre hostile

Les prises de vue de Nature se sont déroulées dans différents pays d'Afrique, notamment le Bostwana, l'Ethiopie, le Kenya, l'Ouganda, le Zimbabwe et l'Afrique du Sud. Ces décors extérieurs ont offert des paysages aussi somptueux qu'arides et hostiles, puisque, la température oscillait entre 40°C et 50°c. Les réalisateurs Neil Nightingale et Patrick Morris ont choisi l'Afrique pour plusieurs raisons. Tout d'abord, ce continent est le plus sauvage du monde, mais c'est aussi un endroit où le cycle de la vie n'a pas été modifié par les phénomènes naturels.

 

Les 7 royaumes

Patrick Morris et Neil Nightingale ont souhaité passer en revue les différents environnements naturels dans leur documentaire. C'est pourquoi, ils ont donné un nom en lien avec l'expérience vécue dans chacun des lieux de tournage. C'est ainsi qu'est né le royaume de la "forêt mystérieuse", puis, le royaume des "entrailles de la Terre", celui du "désert brûlant", des "plaines arides", des "mers fantastiques", mais aussi des "eaux capricieuses" et le royaume des "cimes enneigées" pour évoquer les hauteurs du Mont Kenya.

 

Un matériel encombrant

Tourner un documentaire en 3D n'est pas chose facile, car l'équipement est quatre fois plus lourd que le matériel d'un tournage classique en 2D. Neil Nightingale raconte : "L'action est filmée à l'aide de deux caméras stéréo, l'une pour l'oeil droit et l'autre pour le gauche et il faut qu'elles soient parfaitement alignées. La précision de cet alignement est extrêmement important, et comme vous pouvez l'imaginer il est très compliqué à maintenir sur le terrain et les routes cahoteuses d'Afrique."

 

Deuxième collaboration

BBC Earth et les Studios Evergreen réitèrent leur collaboration, après le film Sur la terre des dinosaures, le film 3D. Les seconds ont pris en charge la construction du matériel 3D et l'adaptation des caméras pour le tournage. Ils ont même adapté un Land Rover à la 3D, de façon à pouvoir filmer les animaux en étant le plus près possible.

 

Comment filmer la nature ?

Pour effectuer les prises de vue sous-marines en stéréo et en résolution 5K, les caméras 3D ont été placées dans de grands boîtiers sous-marins, de manière à pouvoir les immerger et ainsi découvrir les profondeurs de la Mer Rouge. De plus, les directeurs de la photographie (Mark Deeble et Robin Cox) et les caméramans (John Shier et Chris Bryant) devaient nager en toute synchronisation, de façon à ce que l'image soit fluide.
Par ailleurs, pour le tournage du "Royaume des entrailles de la Terre", les réalisateurs confient : "Pour tourner ces séquences et les autres plans aériens du film, la production a utilisé un système innovant permettant le contrôle à distance de la distance interoculaire et de la convergence des caméras afin de maîtriser parfaitement la 3D et de donner la sensation de survoler les paysages"
Mark Deeble ajoute que pour pouvoir obtenir les images de la parade nuptiale des flamants, il est resté huit heures par jour dans des abris construits spécialement pour le tournage sur les rives du lac Bogoria.

 

Orage tropical

 

Prise de risque

Le dernier jour de tournage s'est déroulé aux chutes Victoria, situées sur le fleuve Zambèze, entre la Zambie et le Zimbabwe. Ces prises de vue ont été très risquées, puisqu'il a fallu tendre 300 mètres de câbles au dessus des chutes. Myles Connolly, le producteur de Nature, confie : "Le planning du tournage était arrêté, et si nous n’avions pas obtenu le plan ce jour-là, nous n’aurions pas pu retenter notre chance. C’était le dernier jour de tournage et il nous restait 4 heures, mais c’est là que tout s’est joué."

 

Participation sportive

Le champion du monde de bodyboard Myke Stewart a participé à la réalisation de Nature, pour une séquence plaçant le spectateur au beau milieu d'une déferlante. Pour cela, une caméra a été fixée sur le bout de sa planche et Chris Bryant (caméraman) l'accompagna avec une caméra Phantom, de manière à filmer des séquences très rapides, pour pouvoir ensuite les ralentir au montage.

 

En musique

Le compositeur de Nature, Patrick Doyle n'est autre que celui des films Harry Potter et la coupe de feu, RebelleLa Planète des singes : les origines et The Ryan Initiative. Pour créer la musique de ce documentaire, il s'est inspiré de différentes musiques africaines...

in ALLOCINE

 
 

 

Un autre film, d'autres images, une autre vision, une autre musique, mais c'est toujours notre Terre...

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 14:12
HERCULE

~~Mi-homme mi-légende, Hercule prend la tête d’un groupe de mercenaires pour mettre un terme à la sanglante guerre civile qui sévit au royaume de Thrace et replacer le roi légitime sur le trône.

Âme tourmentée depuis la naissance, Hercule a la force d’un dieu mais ressent aussi les peines et les souffrances d’un mortel. Sa puissance légendaire sera mise à l’épreuve par des forces obscures.

~~ Le film est basé sur le roman graphique "Hercules: The Thracian Wars" écrit par Steve Moore, dessiné par Admira Wijaya et publié aux États-Unis par Radical Studios en 2008.

Dwayne Johnson s'est longuement préparé pour le rôle du demi-dieu Hercule. En effet, cet ancien catcheur mesurant 1.96 mètre pour 120 kilos a quand même eu besoin de s'entraîner de manière intensive pendant huit mois pour sculpter son corps d'athlète. L'acteur confie avoir vécu seul et coupé du monde à la manière d'un moine pendant toute la durée du tournage.

Affronter le Chaos pour rétablir l'Ordre

La qualité de ce film étant ce qu'elle est, il est surtout intéressant de constater la bonne santé actuelle des péplums.

La structure du récit est classique; toute la Tragédie grecque est là, en dépit de la forme actualisée pour un public du XXIème siècle. Le thème est éternel: un homme doit affronter les forces obscures du Chaos afin de rétablir l'Ordre. La restauration de cet "Ordre" passe par la Légitimité, en l'occurrence le rétablissement d'une Dynastie royale légitime qui devra faire régner la Justice. Et tous les jeunes Grecs de l'Antiquité, à Sparte ou Athènes connaissaient par cœur les récits de ces héros exemplaires...

Mais "nul n'échappe à son Destin"! Hercule devra affronter maintes épreuves dont la plus terrible: la mort violente d'êtres chers. Hercule est un demi dieu mais sa part d'humanité est la plus douloureuse à porter: là est son terrible fardeau et c'est cet aspect qui évidemment rend le Héros attachant. Car la Divinité en ces temps-là est froide, imprévisible et d'alliée, peut se transformer en ennemie redoutable. C'est le Christianisme, avec Jésus le Messie (le Fils de Dieu) qui rompra définitivement cette Fatalité en prenant la condition humaine jusqu'à la mort la plus odieuse laquelle débouchera sur la Résurrection, la Rédemption tant attendue, au grand dam des Forces des Ténèbres...

Mais à l'époque d'Hercule nous n'en sommes pas encore là; pourtant, ne vous y trompez pas, l'Histoire sainte est en marche, à travers les récits légendaires de la mythologie grecque...

"Le Peuple a besoin de toi"!

La Légende d'Hercule contient aussi le mythe éternel de " l'homme providentiel ".

Toute l'Histoire politique des sociétés est émaillée de ce thème où surgissant du Chaos, un homme ou une femme, parfois au début,contre leur grés, rétablit un Age d'Or depuis longtemps disparu à cause du pire des fléaux: la guerre civile et dont le nom est à lui seul un cri de rassemblement. Pêle-mêle, citons: le légendaire roi Arthur, Achille, et Alexandre ,Octave-Auguste,Clovis, Louis XIV, Napoléon Bonaparte, Lincoln, De Gaulle, Pétain, Nelson Mandela, Ghandi, Jeanne Hachette, Jeanne d'Arc, les sœurs Nguyen, et aussi il faut bien l'admettre: Hitler, Mussolini, Franco, Staline, Mao-Tsé-Toung...car les hommes providentiels peuvent de libérateurs, se transformer ensuite en tyrans.

Et les Américains ont créé Superman....

HERCULE

~~ Ce n'est pas la première fois que le demi-dieu Hercule fait l'objet d'une adaptation cinématographique.

Et l'année 2014 est plus que représentative de cet engouement pour le héros grec puisqu'en mars dernier le réalisateur Renny Harlin portait déjà à l'écran les aventures du colosse dans La Légende d'Hercule, avec Kellan Lutz dans le rôle principal.

Kellan Lutz et Dwayne Johnson ne sont pas les premiers acteurs à s'être glissés dans la peau du célèbre héros grec. Dans les adaptations de Pietro Francisci, c’est Steve Reeves qui interprète le vainqueur de l’hydre.

Dans Hercule à New York, ce n’est autre qu’Arnold Schwarzenegger qui lui prête sa musculature. Lou Ferrigno, Mickey Hargitay et Reg Park ont eux aussi campé ce personnage mythique et... même Ryan Gosling l'a interprété dans une série signée Sam Raimi.

Ce n'est pas par hasard que les regards se sont tournés vers Dwayne Johnson pour jouer Hercule. Qui de mieux qu'un ex-catcheur reconverti dans le cinéma, doté qui plus est d'une musculature massive, pour incarner le célèbre héros grec ? L'acteur confie à cet effet qu'incarner le fils de Zeus était un rêve d'enfant pour lui :

"Cela fait très longtemps que je rêve de participer à un projet aussi passionnant autour du personnage d’Hercule. Il a été source d’inspiration pour beaucoup de gens, à travers les siècles, et j’en fais partie." A Brett Ratner, le réalisateur, de poursuivre :

"Dwayne est né pour être Hercule ! son dévouement pour l’incarner était étonnant. Il s’est préparé durement, chaque jour, de l’aube au coucher du soleil. Bien sûr, Dwayne avait déjà participé à de nombreux films d’action, mais je crois que physiquement parlant, il n’avait jamais été sollicité à ce point. Ce rôle était vraiment un sacré défi. D’un côté, il y avait bien sûr tout l’aspect grand spectacle, les bastons et le fun, mais de l’autre côté également beaucoup d’émotions, de sensibilité et de nuances dans le jeu."

The Rock sur les rotules : "The Rock" avait subi une opération chirurgicale peu avant que ne débute les tournages. Une fois rétabli, l'acteur a été en mesure de suivre un entrainement intensif pour se préparer pour le rôle. Mais péniblement...

C'est au Français Jean-Vincent Puzos, le chef décorateur à l'origine des décors de Amour, le film aux multiples récompenses de Michael Haneke, qu'ont été confiés les décors du film. Puzos a conçu les plans du Village des Besses, mais aussi ceux de la citadelle de Lors Cotys.

N’affronte pas Hercule qui veut. L’exercice demande une grande préparation au préalable et pour ce faire, la plupart des acteurs ont suivi un entrainement strict. Ingrid Bolsø Berdal a requis les services d’un expert du tir à l’arc en la personne de Steve Ralph. Rufus Sewell s’est pour sa part entrainé à combattre et à manier des armes, allant même jusqu’à soulever de la fonte. Reece Ritchie, lui, a reçu le soutien et les conseils d’un coach. "On était tous embarqué dans ce quotidien de coaching physique très intense et ça nous a permis de faire corps tous ensemble - ce qui, quelque part, nous préparait aussi à nos relations dans le film, car c’est un peu ce que traversent nos personnages", explique-t-il.

Ce n'est pas en Grèce que s'est tenu le tournage d'Hercule, comme on pourrait le supposer, mais dans un studio hongrois, situé dans la capitale Budapest. Les scènes extérieures ont quant à elles été enregistrées en Croatie. Le tournage a duré six mois et s'est achevé le 19 octobre 2013.

Le Héros doit affronter le Chaos pour rétablir l'Ordre du Cosmos....

Le Héros doit affronter le Chaos pour rétablir l'Ordre du Cosmos....

Différents mais tous musclés!
Différents mais tous musclés!
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Différents mais tous musclés!
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Différents mais tous musclés!

"Le chaos est indéchiffrable"
José Saramago

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 15:11
DANSE AVEC LES LOUPS

~~Danse avec les loups (Dances with Wolves) est un film américain réalisé par Kevin Costner en 1990.

Il s'agit d'une adaptation du roman éponyme écrit en 1988 par Michael Blake. C'est un des films les plus récompensés de l'histoire du cinéma pour un réalisateur qui est également acteur principal et producteur. En effet, il reçut sept Oscars, trois Golden Globes et l'Ours d'argent au Festival International du film de Berlin.

~~En 1863, le lieutenant nordiste John Dunbar, qui doit subir une amputation de la jambe suite à une grave blessure durant la Guerre de Sécession (Civil War 1861-1865), remet sa botte, choisit au hasard un cheval nommé Cisco et réagit de manière désespérée et suicidaire en effectuant un aller-retour au galop devant les lignes ennemies ; il échappe miraculeusement aux balles, ce qui encourage ses compagnons à lancer une attaque décisive, et lui permettra par la suite de bénéficier des soins du chirurgien personnel du général, admiratif de son exploit.

Une fois décoré et entièrement rétabli, il demande sa mutation dans un avant-poste de l’Ouest sauvage pour échapper à l'horreur du souvenir de la guerre. Il se retrouve seul et satisfait de l'être, dans un « fort » - en réalité une cabane en bois avec une remise séparée - mystérieusement déserté par la petite troupe qui était censée le tenir, et attend l’arrivée de renforts hypothétiques. Il a pour compagnons un jeune loup solitaire qu'il appelle « Chaussettes » (« Two Socks ») et qu'il apprivoise lentement, ainsi que sa fidèle monture Cisco.

Mais les renforts n'arrivent pas car les deux seuls hommes qui connaissent la présence de Dunbar dans ce poste avancé meurent avant de pouvoir la signaler : le major déséquilibré qui l'y a affecté se suicide juste après le départ de Dunbar et le muletier qui l'y a conduit avec le chargement de vivres, de matériel et de munitions destiné à la garnison est massacré sur la route du retour par un petit groupe d'Indiens Pawnees.

Peu à peu, séduit par la culture des Indiens, John Dunbar va rentrer dans un processus difficile mais réussi d'assimilition...

DANSE AVEC LES LOUPS

~~Ses journées se résument à parcourir la région puis à consigner, dans son journal, ses observations. Seulement, une tribu indienne de Sioux installée à proximité découvre son poste.

Les relations qu'il entretient avec quelques-uns des membres de la tribu, dont on découvre qu'elle est installée à quelques heures de chevauchée du poste de Dunbar, sont conflictuelles, faites de méfiance et de peur réciproques, marquées par plusieurs tentatives des Sioux de voler son cheval. Progressivement, Dunbar établit le contact en sauvant une indienne blanche, Dressée avec le Poing (Stands with the fist), qui tentait de se suicider après la mort de son époux sioux. La communication est difficile, et les échanges brefs. Mais le lieutenant va finir par se lier d'amitié avec la tribu, à tel point qu'il est invité régulièrement au campement indien.

Un jour, alors que ses amis sioux attendent fébrilement l'arrivée des bisons, il se précipite jusqu'à leur campement pour leur annoncer qu'il les a repérés, passant près du poste qu'il tient. Il est invité à les chasser avec eux. Durant la chasse, il sauve un jeune Indien (Sourit Beaucoup) de la charge d'un énorme bison, ce qui lui vaut le respect et l'admiration de toute la communauté, ainsi que sa totale admission parmi eux. Le lieutenant est aperçu en train de jouer avec le loup Chaussettes qu'il a « adopté » ; les Indiens le surnomment alors Danse avec les Loups (Dances with wolves).

~~Il tisse et entretient des rapports privilégiés avec Oiseau Bondissant, le « saint homme » de la tribu, père adoptif de Dressée avec le Poing, avec Cheveux au Vent, un grand guerrier, ou encore Dix Ours, le chef du village. Il tombe sous le charme de Dressée avec le Poing qui sert d'intermédiaire entre lui et les Indiens, car elle parle anglais, sa langue natale, puisqu'elle a été recueillie et adoptée très jeune par les Sioux, elle est la seule à avoir survécu et échappé au massacre de sa famille par les Pawnees, la tribu ennemie.

Au fil des mois, le lieutenant John Dunbar délaisse totalement son rôle de soldat, et devient Sioux. Il se marie avec Dressée avec le Poing après qu'Oiseau Bondissant a levé son deuil, puis sauve toute la tribu d'une attaque des Pawnees, en allant récupérer sous la pluie avec Sourit Beaucoup le stock de fusils qu'il avait enterré près du fort.

Mais les soldats blancs arrivent dans les territoires des Indiens ; cette lourde menace - qui pèse sur tout le film - inquiète la tribu. Celle-ci décide de migrer pour l'hiver et le lieutenant retourne une dernière fois au fort, pour récupérer le carnet dans lequel il tient son précieux journal depuis le premier jour, de manière à ne pas laisser d'indice.

"Les "hommes de fer" en pleine sauvagerie estiment davantage l'or que la paix de l'esprit"...
Hirrihigua, chef des Timucuas; Florida. (XVIème siècle)

~~Lorsqu'il parvient près du poste, il découvre que la relève est enfin arrivée, faite de soudards et d'illettrés brutaux qui symbolisent le retour à la civilisation qu'il avait quittée.

Le poste s'est agrandi avec des tentes de campement et de nombreux soldats le gardent. Vêtu et paré en Indien, le lieutenant se fait tirer dessus et son cheval est mortellement touché, lui-même étant brutalement frappé.

Par la suite, il est renvoyé vers l'Est enchainé et sous bonne escorte, afin d'y être jugé et pendu pour trahison. Pendant ce transfert, ses gardes tuent Chaussettes qui s'était montré pour suivre son ami... Mais les Indiens, inquiets de ne pas voir revenir Danse avec les Loups, ont envoyé des guerriers à sa recherche. Ils lancent l'assaut sur le convoi et délivrent le lieutenant, massacrant son escorte, lui-même tuant le plus ignoble et le plus veule de ses gardiens, celui qui avait dérobé son journal et l'utilisait comme papier hygiénique.

Après avoir rejoint le campement d'hiver récemment installé, John Dunbar décide de quitter la tribu en compagnie de sa femme Dressée avec le Poing, après avoir persuadé Dix Ours de déplacer le campement. En effet, l'armée le considère comme un traître et sa recherche risque de mettre en péril la communauté.

Il décide alors de partir pour pouvoir s'expliquer, muni, à titre de preuve, de son précieux journal restitué par Sourit Beaucoup qui l'avait miraculeusement récupéré flottant dans la rivière après l'assaut sur le convoi.

L'armée trouve le campement déménagé et un loup hurle dans le lointain.

in Wikipédia.

"...Quant à ces Anglais-ces chiens vêtus de rouge qui sont venus voler vos territoires de chasse et en faire fuir le gibier- levez la hache contre eux; balayez-les de la surface de la terre qu'ils souillent..."
Le chef indien Pontiac.
Il sut réunir les Tribus du Nord Ouest pour faire face aux colons anglais, 1763.

DANSE AVEC LES LOUPS

~~Le film a connu un très important succès commercial, rapportant environ 424 208 000 $ au box-office mondial, dont 184 208 000 $ en Amérique du Nord, pour un budget de 19 000 000 $2.

En France, il a réalisé 7 280 124 entrées. Il a reçu un accueil critique favorable, recueillant 80 % de critiques positives, avec une note moyenne de 7,2/10 et sur la base de 55 critiques collectées, sur le site agrégateur de critiques Rotten Tomatoes.

~~Les rôles d'Indiens dans le film sont interprétés par de véritables Amérindiens (Sioux pour la plupart) qui parlent ou ont réappris la langue sioux : le lakota grâce notamment à Doris Leader Charge, seule véritable représentante du peuple sioux et originaire du Dakota du Sud.

Première réalisation de Kevin Costner, le film a été tourné essentiellement dans le Dakota du Sud, mais aussi au Wyoming. Le personnage « Dressée avec le Poing » du film est inspiré de Cynthia Ann Parker.

Sitting Bull; grand Chef Sioux

Sitting Bull; grand Chef Sioux

"...Quand j'étais enfant, les Sioux étaient maîtres du monde; le soleil se levait et se couchait sur leur terre; ils menaient dix mille hommes au combat. Où sont aujourd'hui les Guerriers?..."
Sitting Bull, chef victorieux de la bataille de Little Big Horn

Indéniablement, Kevin Costner a de la sympathie pour les Indiens (lui-même possède du sang indien) et son film s'inscrit dans la lignée des œuvres cinématographiques qui rompent clairement, surtout à partir des années 70, avec une vision peu objective des Amérindiens. Mais Kevin Costner ne sombre pas dans le mythe du "bon sauvage" issu de la philosophie rousseauiste des Lumières; en revanche, il dénonce dans cette œuvre la brutalité et/ou la perfidie des soldats américains qui relèvent indéniablement d'une réalité historique.

L'histoire de Danse avec les Loups se situe durant la Guerre de Sécession (1861-1865). A cette époque, les relations entre colons et Indiens est extrêmement tendue et devient dramatique pour les natifs dans la mesure où ces derniers prennent conscience que leur existence même est menacée... La duplicité des autorités américaines, les Traités qu'ils n'ont jamais respectés, les représailles sanguinaires, les épidémies provoquées, les massacres planifiés des bisons, les famines, les maladies comme la variole, les conversions forcées, la ruée vers l'or et les spoliations des riches territoires de l'Ouest (Nord Ouest Pacifique, Plateau, Californie, Grand Bassin, Grandes Plaines, Sud Ouest) les humiliations de toutes sortes auront raison de la puissance et de la fierté des 500 Nations...

A l'issue de la Guerre civile, guerre moderne extrêmement meurtrière dans les deux camps, qui annonce par certains aspects la Grande Guerre, l'armée des Etats-Unis s'est considérablement aguerrie. Elle utilisera ses "talents" pour entreprendre une sorte de "Solution finale" afin d'éradiquer le problème indien...

En cela, on peut se demander si les autorités de Washington n'ont pas tout inventé en matière de génocide et si leurs procédés, scientifiquement planifiés, n'ont pas été répliquées avec quelques variantes par les Bolchéviques (1917-1953), les Ottomans (1915-1917),les Nazis(1933-1945) ou les Khmers rouges 1975-1978), la liste n'étant pas, hélas exhaustive dans la longue histoire de l'humanité ...

Bien évidemment, aucun Tribunal international n'obligera Washington à rendre des comptes ou à effectuer une quelconque Déclaration officielle ...

~~ Renouer avec l'Histoire:

Le western revient donc progressivement, depuis les années 70, sur le devant de la scène cinématographique, sous diverses impulsions qui lui donnent autant de visages, mais la plus significative en tant que nouveau départ est sans conteste celle de Kevin Costner qui, avec Danse avec les loups, réalisait un de ses rêves - il a toujours été un véritable amoureux du genre et voulait pousser la chose plus loin que dans Silverado - tout en offrant au public une des plus belles fresques westerniennes de tous les temps (ne serait-ce que pour la magnifique partition de John Barry). Un film d'autant plus emblématique qu'il est sorti au tout début des années 90, comme pour marquer une rupture distincte avec la pénurie de la décennie précédente.

~~Profondément humaniste non sans un certain désir anthropologique, Danse avec les Loups se pose ainsi en digne successeur des quelques westerns américains des années 70, ces Little Big Man et autres Un homme nommé Cheval qui étaient le reflet de la contestation qui secouait alors le pays, cette remise en cause de tout ce que l'Etat voulait faire passer pour argent comptant.

Un révisionnisme pour une fois salutaire puisqu'il va mettre en lumière une vérité trop oubliée, à savoir le massacre du peuple indien sur lequel s'est construite la nation américaine. Mais, plus encore, ces films sont les premiers à présenter les Indiens non comme des sauvages - une menace tapie dans les forêts - mais comme des êtres humains. Parce que la perception que l'on pouvait avoir de cette période s'était transformée, le point de vue s'était élargi de façon à s'approcher au plus près de la vérité. Cesser de croire que les exactions de l'armée étaient légitimes car ayant l'aval du gouvernement.

~~Accompagné d'une indéniable volonté historique, un souci de réalisme dans sa représentation et sa reconstitution du passé, le western fait donc son retour et va dès lors continuer sur cette voie, la dépasser même en mettant de côté le général au profit du "particulier".

~~Fort heureusement, ces films ont l'intelligence de ne pas être trop unilatéraux quant à leur sujet, ils vont le présenter dans toute sa complexité humaine et éviter par le fait de créer une icône qui serait aussi reluisante que fausse. Toujours grâce à - et à cause de - ce besoin de réalisme, car le réel ne peut en aucune manière se départir d'une part d'obscurité.

Ce n'est donc pas pour rien que, après Danse avec les Loups, le second film emblématique du retour du western soit le Impitoyable de Clint Eastwood...

DANSE AVEC LES LOUPS

~~Problèmes actuels

Il y a actuellement environ 2,8 millions d’Amérindiens aux Etats-Unis.

Près de la moitié des Amérindiens vit dans des grandes villes ou dans des zones rurales, alors que l’autre moitié vit dans des réserves fédérales. La majorité des réserves sont situées à l’Ouest du fleuve Mississippi, et les Indiens continuent d’y vivre pour maintenir leurs traditions. La population amérindienne connait aujourd´hui une prise de conscience croissante. Les Amérindiens sont de plus en plus conscients et fiers de leurs valeurs, leurs traditions et leur culture.

Néanmoins, de nombreuses réserves doivent faire face à de sérieux problèmes sociaux, comme le chômage, la pauvreté, l’alcoolisme et la toxicomanie.

~~De mauvaises conditions de travail

Aujourd’hui, il ne reste qu’environ 21 millions d’hectares des terres amérindiennes d’origine parmi les 2,5 milliards d’hectares formant l’Amérique du Nord.

Ces terres sont en grande partie de qualité inférieure. Donc pour beaucoup d’Amérindiens, il est impossible de gagner sa vie avec l’agriculture sans l’utilisation de produits chimiques, par ailleurs dans certaines réserves, la chasse et la pêche commerciales sont interdites. Compte tenu de ces circonstances, il n’est pas surprenant de constater que les taux de chômage dans les réserves s’élèvent entre 50 et 70%. Les Amérindiens ont les revenus moyens les plus bas des Etats-Unis.

~~Manque d'éducation et pauvreté:

Le pourcentage d´Amérindiens ayant un niveau inférieur au baccalauréat est estimé à 40% pour les habitants des réserves. En conséquence, 25% de tous les Amérindiens vivent sous le seuil de pauvreté. La pauvreté touchant les enfants est un sujet particulièrement inquiétant et un problème à régler d'urgence. Dans la réserve de Pine Ridge (Dakota du Sud), 46% des enfants amérindiens sont considérés pauvres. Défis sociaux De tous les groupes ethniques des Etats-Unis, les Amérindiens ont les taux les plus élevés d’abandons d’école (environ 54%), de mortalité infantile, de suicides, de suicides adolescents (18,5 pour 100 000) et de grossesses chez les adolescentes, ainsi que la plus faible espérance de vie.

~~Pénurie de logements et problèmes de santé:

Il est estimé qu’il y a « 90 000 familles indiennes sans domicile ou mal-logées », tout particulièrement dans les réserves où la pénurie et la dégradation des logements forment un défi omniprésent.

Les conditions de santé dans les réserves sont déplorables. Les Amérindiens souffrent de diabète, d’alcoolisme, de tuberculose et d’autres problèmes de santé et les taux de mortalité sont choquants. Les cas d’asthme, d’insuffisance cardiaque, de cancers et du Sida s’accumulent également de manière perceptible au sein des communautés amérindiennes.

Santé mentale:

Dans de nombreux livres et films sur les Amérindiens, nous voyons les péchés et les crimes commis par les immigrants blancs, si cruels qu’ils sont bien souvent difficiles à croire. Par conséquent, il semblerait que la génération actuelle d’Amérindiens ressente encore beaucoup de tristesse et d’amertume à l’égard du passé, comme les descendants de Juifs, dont le destin semble comparable à celui des Amérindiens. Le taux élevé de maladies mentales, d’alcoolisme et de suicide sont également un signe des mauvaises conditions mentales des Amérindiens. L’indifférence des autres peuples, comme leurs concitoyens qui n’ont qu’une vague idée des problèmes auxquels les Amérindiens doivent aujourd´hui faire face, est un obstacle encore plus important à la résolution des problèmes amérindiens.

~~Protection de la culture Indienne :

Depuis plus de 85 ans, l’école St. Joseph s’occupe d’enfants amérindiens. Voici quelques raisons pour lesquelles la soutenir: • Elle offre aux enfants sioux lakotas un accès gratuit à l’enseignement. • Elle leur offre un foyer sûr et stable. • Elle promeut l’éducation, la culture et l’épanouissement spirituel.

St Joseph du Dakota

DANSE AVEC LES LOUPS

~~Le massacre de Wounded Knee est une opération militaire qui s'est déroulée aux États-Unis d'Amérique, dans le Dakota du Sud, le 29 décembre 1890.

Entre 300 et 350 Amérindiens de la tribu Lakota Miniconjou (dont plusieurs dizaines de femmes et des enfants) ont été tués par l'armée des États-Unis. Cinq cents soldats du 7e régiment de cavalerie des États-Unis, appuyés par quatre mitrailleuses Hotchkiss, ont encerclé un campement d'Indiens Lakota avec l'ordre de les convoyer en train vers Omaha dans le Nebraska. Le commandant du 7e avait reçu l'ordre de procéder à un désarmement préalable. Il existe différentes versions du massacre mais les historiens s’accordent sur le fait que les tirs ont commencé pendant le désarmement des Indiens. Un coup de fusil a retenti et les Indiens, désarmés et encerclés, ont été mitraillés. Au total 26 soldats de la cavalerie ainsi que 153 Indiens Sioux ont été tués, dont 62 femmes et enfants. Les cadavres indiens furent enterrés dans une fosse commune sur le lieu du massacre. D'autres Sioux sont morts de leurs blessures ultérieurement ainsi qu'un lieutenant de la cavalerie.

Prélude:

~~En février 1890, le gouvernement des États-Unis rompt un traité passé avec les Lakota en divisant la Grande réserve indienne Sioux de l'État du Dakota du Sud (qui englobait la plus grande partie de l'État) en cinq réserves dont la totalité est plus petite.

Cela est réalisé pour satisfaire les intérêts des propriétaires de l'Est, conformément à la politique clairement affichée du gouvernement « de rompre les relations tribales » et d’obliger « les Indiens à se conformer au mode de vie de l'homme blanc, pacifiquement si possible ou sinon par la force ». Une fois les réserves « ajustées », les tribus sont séparées en unités familiales sur des parcelles de terrain de 320 acres, soit 130 hectares. En raison de la sécheresse, les récoltes de 1890 sont insuffisantes pour assurer l’alimentation des Sioux. Malheureusement pour les Indiens, le gouvernement a aussi réduit les rations de moitié, les Indiens étant jugés « paresseux ». Comme le bison a, de plus, été pratiquement exterminé de la plaine quelques années plus tôt, les Sioux se retrouvent en situation de famine.

~La Danse des esprits (Ghost Dance):

En 1890, Jack Wilson, un chef religieux amérindien connu sous le nom de Wovoka, déclare que, pendant l'éclipse totale de soleil du 1er janvier 1889, il a reçu la révélation qu'il est le Messie (Envoyé de Dieu) de son peuple. Le mouvement spirituel qu'il crée devient connu sous le nom de « Danse des esprits » (Ghost Dance), mélange syncrétique de spiritualisme paiute et de christianisme "shaker" (secte protestante puritaine).

Bien que Wilson ait prédit la disparition des hommes blancs, il enseigne également que, jusqu'au jour du Jugement dernier (Retour biblique et prophétique de Dieu pour juger les hommes) , les Amérindiens doivent vivre en paix et ne pas refuser de travailler pour les Blancs. Chez les Sioux, les deux premiers convertis à cette nouvelle religion sont Kicking Bear et Short Bull, de la réserve de Pine Ridge. Tous deux assurent que Wilson s'est mis en lévitation devant eux, mais ils interprètent différemment ses paroles. Ils rejettent la prétention de Wilson à être le Messie et croient que le Messie n'arrivera pas avant 1891. Ils refusent aussi le pacifisme de Wilson et estiment que des vêtements spéciaux, les « chemises des esprits » (ghost shirts), les protégeront des balles.

La Danse des esprits se propage rapidement chez les Sioux, démoralisés et affamés. Effrayés, les agents indiens demandent l'aide de l'armée. Bien qu'il semble qu'une majorité des Indiens de la réserve de Pine Ridge ait été convertie, le chef Sitting Bull n'en fait pas partie. Cependant, il garantit la liberté religieuse ; mais les fonctionnaires fédéraux interprètent cette tolérance comme un appui total, et le général Nelson Miles ordonne son arrestation.

Quarante-trois policiers indiens essayent de l'arrêter le 15 décembre 1890 à l'agence de Standing Rock. Pour des raisons peu claires, une fusillade se déclenche et Sitting Bull est parmi les douze tués. Quatre cents Hunkpapa Lakota fuient à la réserve indienne de Cheyenne River des Lakota Miniconjou. 38 Hunkpapa Lakota du village de Sitting Bull trouvent refuge dans le campement des Miniconjou de Big Foot dans la réserve de Cheyenne River. Miles ordonne aussitôt l'arrestation de Big Foot mais l'armée temporise, espérant que la réputation de pacifiste de ce dernier préviendra les hostilités. Quand les Hunkpapa arrivent, apeurés par la venue de nombreux soldats dans la réserve, les 300 Miniconjou décident d’abandonner leur village et de rejoindre le chef Red Cloud (qui ne fait pas partie du mouvement de la Danse des esprits) à l’agence de Pine Ridge. Ignorant les intentions des Indiens, et craignant que la destination de Big Foot ne soit le bastion des adeptes de la Danse des esprits dans les Bad Lands, le général Miles déploie les 6e et 9e régiments de cavalerie pour bloquer les Minniconjou. Canon Hotchkiss à Wounded Knee. Le clan de Big Foot est intercepté par le major Samuel Whitside et environ 200 hommes du 7e de cavalerie (décimé à Little Big Horn par les Sioux 14 ans auparavant).

Whitside transfère Big Foot qui souffre d'une sévère pneumonie vers une ambulance de campagne et escorte les Lakota à leur camp pour la nuit à Wounded Knee Creek. L'armée fournit aux Lakota des tentes et des rations. Les Indiens sont comptés : il y a dans le village 120 hommes et 230 femmes et enfants.

Le matin suivant, les Lakota trouvent face à eux le reste du régiment, avec son commandant, le colonel James W. Forsyth, arrivé pendant la nuit, ainsi qu'une batterie de canons Hotchkiss du 1er régiment d'artillerie. Les armes sont disposées sur une petite colline surplombant le campement. Forsyth informe Whitside que les Lakota doivent être transférés dans un camp militaire à Omaha dans le Nebraska.

~Le massacre:

Le chef Miniconjou Big Foot, abattu par un soldat, gît dans la neige.

La 7e de cavalerie a reçu l'ordre du commandant du département de la Platte, le général John Brooke, de désarmer le clan de Big Foot avant le transfert vers le Nebraska. La veille au soir, après avoir été escortés au camp et avoir été encerclés de toute part, les Lakota sont considérés comme des prisonniers virtuels. Forsyth choisit de ne pas essayer de les désarmer dans la soirée. Au matin, les hommes Lakota sont rassemblés et informés qu'ils doivent remettre toutes leurs armes à feu. Les soldats, craignant que des armes restent cachées, commencent à fouiller les tentes, provoquant la colère des Lakota qui, selon l'armée, sont sous l'influence d'un chaman Miniconjou, Yellow Bird.

Lorsque les soldats tentent de désarmer un Lakota nommé Black Coyote, un coup de feu part. Une fusillade générale s’ensuit. La plupart des hommes Lakota, encerclés par les soldats, sont abattus. Les survivants se dégagent. C’est alors que les canons bombardent le village des femmes et des enfants. On a longtemps prétendu que 146 Lakota avaient été tués ainsi que 25 soldats de la cavalerie des États-Unis qui comptait également 35 blessés, Big Foot figurant parmi les morts. En fait, l'armée américaine reconnaît aujourd'hui que c'est 300 à 350 Amérindiens qui périrent lors de ce « massacre », terme utilisé par le général Nelson A. Miles dans une lettre du 13 mars 1917 au commissaire aux affaires indiennes. Les soldats tirant de tous les côtés, on pense que certains d'entre eux ont été tués par leur propre régiment mais aucune enquête n'a permis de connaître la vérité.

Le lieutenant James D. Mann, un des principaux responsables du tir, meurt de ses blessures dix-sept jours plus tard, le 15 janvier 1891, à Fort Riley dans le Kansas.

~Février 1973 : le renouveau de la cause indienne:

Plus de quatre-vingts ans après le massacre, le 27 février 1973, Wounded Knee est le théâtre d'un affrontement entre les autorités fédérales et les militants de l'American Indian Movement.

Ce jour-là, près de 300 Sioux Oglala ainsi que des sympathisants de la cause indienne se rendent au village de Wounded Knee et l'occupent pour exiger qu'on reconnaisse leurs droits et leur terre. Les membres d'une nouvelle organisation indienne, l'AIM s'étaient auparavant exprimés au centre communal de Calico (Dakota du Sud) pour dénoncer les pratiques du président tribal (en)Dicky Wilson2, accusé d'être un "homme du pouvoir blanc" dans sa gestion de la (en) réserve. Cet évènement est raconté dans un livre publié par les Akwesasne Notes en 1973 : Voices from Wounded Knee. Il a été mis en film dans Lakota Woman, siège à Wounded Knee (1994), adapté du livre autobiographique de Mary Crow Dog, "Lakota Woman, ma vie de femme Sioux" (1991). Impacts de balle criblant la voiture (modèle AMC Ambassador) de l'agent du FBI Ronald Williams après la fusillade.

En quelques heures, plus de 2 000 agents du FBI, des policiers fédéraux et des représentants du Bureau des affaires indiennes cernent la ville et organisent un blocus avec des véhicules blindés, des mitrailleuses, etc. Le siège dure 71 jours et fait deux morts dont Franck Clearwater, un Indien qui se reposait dans une église. Une paix est signée et les deux camps acceptent de désarmer. Les Indiens ont instauré une communauté remarquable, avec des cantines communautaires, un service de santé et un hôpital, au sein du territoire assiégé. Leonard Crow Dog a organisé des Ghost Dances pour honorer la mémoire des ancêtres tués à Wounded Knee. Un Indien Navajo, vétéran de la guerre du Viêt Nam déclara à l'époque :

« Le calme des gens était réellement stupéfiant étant donné qu'on nous tirait dessus sans arrêt. Mais ils restaient parce qu'ils avaient une cause à défendre. C'est pour çà qu'on a perdu au Vietnam, parce que la cause était mauvaise. On a fait une guerre de riches pour les riches... À Wounded Knee on a fait du bon boulot et le moral était bon. On continuait à rigoler malgré tout. »

Le Chef Big Foot abattu par l'armée, gisant dans la neige...

Le Chef Big Foot abattu par l'armée, gisant dans la neige...

~~Conséquences:

Lorsque la tempête de neige qui s'est abattue entre temps se calme, les militaires embauchent des civils pour enterrer dans une fosse commune les victimes Lakota : officiellement, 84 hommes et garçons, 44 femmes et 18 enfants. De plus, 7 Lakota meurent à l'hôpital de Pine Ridge des suites de leurs blessures.

Le colonel Forsyth, désavoué par le général Nelson Miles, est immédiatement relevé de son commandement. Une enquête militaire approfondie menée par Miles critique les dispositions tactiques prises par Forsyth tout en l'exonérant de sa responsabilité. Le secrétaire à la guerre rétablit alors Forsyth dans son commandement du 7e régiment de cavalerie. La cour juge que, pour la plupart, les soldats de la cavalerie ont essayé d'éviter les atteintes aux non-combattants. Néanmoins Miles continue à critiquer Forsyth qui, selon lui, a délibérément désobéi aux ordres. C’est du général Miles que vient l'opinion selon laquelle Wounded Knee est un massacre délibéré plutôt qu'un drame provoqué par des décisions malheureuses (l’opinion publique américaine étant alors généralement favorable à Forsyth). Vingt « médailles d'honneur » sont attribuées à des soldats du 7e de cavalerie pour leur conduite durant le massacre. Aujourd'hui encore, les Amérindiens réclament instamment qu'elles soient requalifiées en « médailles du déshonneur ».

Beaucoup de non-Lakota vivant près des réserves interprètent la bataille comme la défaite d'un culte meurtrier, la Danse des Esprits, faisant l’amalgame entre les adeptes de ce culte et les Amérindiens en général. Peu après le massacre, un jeune journaliste, L. Frank Baum (qui deviendra plus tard célèbre en tant qu'auteur du Magicien d'Oz) écrit dans l'Aberdeen Saturday Pioneer du samedi 3 janvier 1891 : « L'Aberdeen Saturday Pioneer a par le passé déclaré que notre sûreté dépendait de l'extermination des Indiens. Après leur avoir fait du tort pendant des siècles, nous devrions, afin de protéger notre civilisation, insister encore et débarrasser la terre de ces créatures indomptées et indomptables. De cela dépend la sécurité des colons et des soldats commandés par des incompétents. Autrement, nous pouvons nous attendre à ce que les années futures nous apportent autant de déboires avec les Peaux Rouges que les années passées. »

Vers la fin du XXe siècle, les critiques se font plus vives. Beaucoup considèrent l’évènement comme une des plus grandes atrocités de l'histoire des États-Unis. Il est ainsi commémoré par la chanson engagée Bury My Heart at Wounded Knee (« Enterre mon cœur à Wounded Knee »), écrite par Buffy Sainte-Marie. Il est aussi le sujet d'un livre à succès de l'historien Dee Brown publié en 1971 (New York ; Holt, Rinehart & Winston) : Enterre mon cœur à Wounded Knee : la longue marche des Indiens vers la mort (Bury my Heart at Wounded Knee, an Indian History of the American West).

in Wikipedia

Wounded Knee 1973

DANSE AVEC LES LOUPSDANSE AVEC LES LOUPS
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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 17:23
LES SEPT MERCENAIRES

~~Les Sept Mercenaires (The Magnificent Seven) est un western de John Sturges sorti en 1960. Le film est grandement inspiré du film japonais Les Sept Samouraïs réalisé par Akira Kurosawa en 1954.

~~Distribution:

Yul Brynner (VF : Georges Aminel) : Chris Adams, le chef des sept mercenaires

Steve McQueen (VF : Henry Djanik) : Vin Tanner, le bras droit de Chris

Horst Buchholz (VF : Michel François) : Chico, le plus jeune des sept mercenaires

Charles Bronson (VF : Gérald Castrix) : Bernardo O'Reilly, le mercenaire irlando-mexicain

Robert Vaughn (VF : Roger Rudel) : Lee, le mercenaire traqué par les forces de l'ordre

James Coburn (VF : Jean Violette) : Britt, le mercenaire-lanceur de couteaux

Brad Dexter (VF : Claude Bertrand) : Harry Luck, le mercenaire cupide

J'ai revu ce film par hasard avec un très grand plaisir, avec un nouveau regard et il m'a bien plus ému que la première fois, il y a dix ans... D'abord parce-que presque tous les acteurs, des "Gueules", sont décédés je crois. Irremplaçables, inimitables, uniques...Nostalgie...

Ce film a été tourné il y a 44 ans: il appartient à une autre époque et me semble-t-il n'a pas vieilli. Il faut dire que ces 7 Mercenaires sont extraordinaires d'humanité, avec leurs gros défauts, leur passé, leurs blessures cachées, tout en étant auréolés de la Légende des "éternels justiciers" au service d'une bonne cause. Ils sont tous un peu "givrés".Ils sont des anti-héros...Ce qui les rend à mes yeux extrêmement touchants, c'est qu'ils éradiquent le Mal et en sont donc vainqueurs, mais ne sont pas récompensés; cinq y laissent leur peau. Les seuls "gagnants" sont les paysans. C'est "le Peuple du travail de la terre", de la pluie trop rare, du soleil ardent, qui n'est guère idéalisé comme dans un film de propagande soviétique...

La terre est un personnage du film, ingrate, exigeante mais qui seule demeure même quand elle boit le sang des hommes, imperturbable...

~~Au XIXe siècle, au nord du Mexique:un petit village de paysans, isolés, reçoit régulièrement la visite de Calvera et de ses quarante "bandidos".

À l'occasion de leur dernière venue, ces derniers ont de nouveau pillé le village et ont annoncé leur prochain retour où le pillage sera plus important, les bandits fuyant la police rurale et devant acquérir des provisions pour se cacher dans la montagne pendant l'hiver à venir.

Or, voilà qu'un paysan qui s'était rebellé est abattu par Calvera. C'en est trop. Aussitôt après son départ, les villageois se réunissent, surmontent leur peur et décident d'agir pour ne plus subir les exactions des bandits. Après avoir pris conseil auprès du vieux sage du village, ils décident d'acheter des armes pour se défendre.

Trois hommes sont envoyés aux États-Unis, non loin de là, pour effectuer les achats avec le peu d'argent qu'ils ont pour réunir. La première ville dans laquelle ils s'arrêtent leur permet de faire la connaissance de Chris Adams, un homme solitaire et bon tireur. Après avoir entendu leur problème, Chris les guide vers une autre piste. Au lieu d'acheter des armes dont, de toute façon, ils seraient incapables de correctement se servir, plus habitués aux travaux des champs qu'à la bataille, ils feraient mieux de louer les services de mercenaires. C'est ainsi qu'ils recrutent, toujours avec l'aide de Chris, le premier engagé, cinq autres hommes.

Tous ces mercenaires acceptent pour une raison bien légitime et propre à chacun : l'un pense que Chris flaire un bon coup financier, un autre suit pour se trouver enfin un but honorable à accomplir, le suivant croit fuir les ennuis en changeant de pays mais pour mieux se jeter dans la bataille, encore un autre est si habile tireur et avec toute arme qu'il accepte par pur défi personnel pour se trouver des ennemis dignes de ce nom, le dernier est sans le sou et se dit que ce maigre salaire est toujours mieux que rien… En cheminant vers le village, ils acceptent un septième et dernier compagnon d'armes, un jeune homme qui les convainc par sa ténacité et son envie de prouver sa valeur.

Les sept mercenaires sont réunis. Dès lors il ne leur reste plus qu'à préparer le village et ses habitants à la bataille à venir.

in Wikipedia

Bronson incarne Bernardo O'Reilly dans les "Sept mercenaires". J'adore ce rôle. Déjà parce qu'il est somptueusement interprété par Bronson, mais aussi parce que ce personnage est une brute sanguinaire qui prouve qu'il a aussi beaucoup de coeur.

Bronson incarne Bernardo O'Reilly dans les "Sept mercenaires". J'adore ce rôle. Déjà parce qu'il est somptueusement interprété par Bronson, mais aussi parce que ce personnage est une brute sanguinaire qui prouve qu'il a aussi beaucoup de coeur.

LES SEPT MERCENAIRES

J'entends souvent dire que les Ricains n'ont pas de passé...Bien sûr que si! Leur passé est en Europe. Et en tant que colons, ils ont même leur "Moyen-Age" mais...aux XVIIIe et XIXe siècles quand l'autorité de l'Etat faisait souvent défaut sur un territoire immense.

Pareillement pour les colonies espagnoles d'Amérique comme au Mexique: c'est souvent la loi du plus fort. Alors il faut faire justice soi-même. Le système féodal, contrairement aux préjugés est la réponse la mieux adaptée à l'effondrement du pouvoir central...Et je me demande si actuellement, un peu sur tous les continents, nous ne sommes pas dans cette situation face à l'incompétence et aux faiblesses des pouvoirs publics qui n'arrivent plus à assurer la sécurité des biens et des personnes. Le terrorisme des islamistes en plus...

Alors on voit de plus en plus les citoyens ordinaires organiser leur propre défense, par eux-mêmes ou en payant des professionnels. Et l'on voit même des Etats sous-traiter leurs actions militaires de "nettoyages" mais au dehors bien sûr de leurs propres frontières; les sociétés privées paramilitaires poussent comme des champignons, en particulier aux Etats-Unis et ce n'est pas un hasard. Pas étonnant non plus que les lobbies nord-Américains du port d'arme libéralisé soient si puissants. Toutes choses incompréhensibles pour les opinions publiques européennes gouvernées par des bobos nantis et privilégiés qui leur sert des discours lénifiants sur l'Etat de Droit....

Eli Wallach dans le rôle du trés trés Méchant qui terrorise et exploite le plus faible...

Eli Wallach dans le rôle du trés trés Méchant qui terrorise et exploite le plus faible...

Le Vieux Sage du village qui a du mal à convaincre les villageois de prendre des mesures énergiques

Le Vieux Sage du village qui a du mal à convaincre les villageois de prendre des mesures énergiques

LES SEPT MERCENAIRES
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LES SEPT MERCENAIRES
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LES SEPT MERCENAIRES

"La raison du plus fort est-elle toujours la meilleure"?

Les débutants: un talent inoubliable
Les débutants: un talent inoubliable
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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 06:44
CRISTEROS

~~En 1926, un soulèvement populaire secoue le Mexique suite aux lois farouchement anticléricales du président Callès, un Franc-maçon, qui interdisent toutes pratiques religieuses publiques dans l’ensemble d'un pays majoritairement catholique.

Face à la persécution croissante s'abattant sur le clergé et la population qui manifeste d'abord pacifiquement,des hommes et des femmes de tous horizons, mais surtout des Amérindiens, "les Cristeros", vont alors risquer leur vie pour défendre leur liberté et lutter contre les persécutions sanglantes menées par le gouvernement.

Une des pages les plus sombres de l’Histoire du Mexique.

Voilà une œuvre cinématographique qui est en marge du Festival de Cannes, et n'a bien sûr pas bénéficié d'une large publicité, qui ne sera diffusé que dans peu de salle. C'est bon signe...

Une Vendée mexicaine:

~~Cette prodigieuse épopée a conduit un grand nombre d'entre-eux - prêtres et laïcs - au martyre, dans le Mexique de la seconde moitié des années vingt, alors qu'ils défendaient l'Eglise catholique contre l'Etat persécuteur.

Ceux qui ne connaissent pas ce glorieux épisode où tant de nos frères ont su mourir au cri de "Vive le Christ Roi" ou de "Vive Notre-Dame de Guadalupe" [peu après la publication de l'Encyclique "Quas Primas" (11 décembre 1925) du Pape Pie XI instituant la fête du Christ-Roi], pourront se reporter à l'article paru sur le sujet sur Wikipedia. Ce même Pape est intervenu publiquement au moins par deux fois au sujet de ces événements : en 1926, par l'Encyclique “Iniquitates afflictusque”, pour condamner la persécution anti-catholique, et en 1932, par l'Encyclique “Acerbo nimis”, pour protester contre sa poursuite malgré les accords survenus (1929).

Les chiffres donnés sur le nombre des victimes de cette guerre sont apparemment assez incertains, en partie en raison du fait que les violences contre les catholiques se sont prolongées bien après la fin officielle des hostilités. Beaucoup de Cristeros ont d'ailleurs été assassinés alors qu'ils avaient rendu les armes après cette date, abandonnés sans gloire par le clergé pour lequel ils s'étaient battus.

Certains parlent finalement de 90.000, d'autres de 250.000 morts.

CRISTEROS

~~ Il faudra attendre le règne du Pape Jean-Paul II pour que l'Eglise, après un long silence, rende publiquement justice à ces martyrs, en béatifiant puis canonisant 25 d'entre-eux, dont 22 prêtres, au cours du Grand Jubilé de l'Incarnation de l'An 2000. Sous le pontificat du Pape Benoît XVI, 13 martyrs (1927-1928), dont dix laïcs, ont été béatifiés le 20 novembre 2005, originaires des Etats de Michoacán, de Guanajauto et de Jalisco.

Voici que cette "Cristiada" donne lieu à un film dont le tournage a commencé au Mexique même ce mois-ci, pour trois semaines en principe, sous la "supervision" de Dean Wrigt, lequel a travaillé notamment pour "Le Seigneur des Anneaux" et "Les chroniques de Narnia".

Parmi les béatifiés de 2005 figure Joseph Anaclet González Flores (1888-1927), laïc, avocat, l'un des chefs de la rébellion cristera. Il fut torturé et fusillé à la suite d'un jugement sommaire, accusé d'avoir assassiné des soldats fédéraux.

CRISTEROS

~~Voici ce qui était dit de Joseph González Flores lors de sa béatification :

"Anacleto González Flores (...) versa son sang avec les frères Jorge et Ramón Vargas González, et Luis Padilla Gómez, dans cette ville, au cri de "Je meurs mais Dieu ne meurt pas"Vive le Christ Roi!".

Anacleto González Flores donna sa vie au Créateur, après une vie d'intense piété et un apostolat fécond et audacieux. Après avoir reçu une solide formation humaine et chrétienne, il se consacra à la lutte pour les droits des plus faibles. Connaisseur fidèle de la Doctrine sociale de l'Eglise, il chercha, à la lumière de l'Evangile, à défendre les droits fondamentaux des chrétiens, à une époque de persécution (...). L'intense vie eucharistique de ces bienheureux doit constituer pour nous un exemple et un encouragement pour approfondir toujours davantage notre vie eucharistique. (...) Ces treize fils fidèles de l'Eglise avaient également une autre caractéristique commune. Ils se distinguèrent, outre par leur intense vie eucharistique, par leur dévotion filiale à la Mère de Dieu, sous son titre de Vierge de Guadalupe. La plupart d'entre eux, comme les autres saints martyrs déjà canonisés, moururent en prononçant son nom." (Homélie du cardinal José Saraiva Martins).

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~~ Le rôle du bienheureux Joseph González Flores sera tenu par l'acteur mexicain Eduardo Verástegui .

Peu connu du public français, il l'est en revanche des publics de langue espagnole, en particulier féminins, auxprès desquels il a usé de son charme par tous les ressorts qu'offre aujourd'hui le monde frelaté du "show-bizz" et de la publicité. Puis il s'est converti, et en a fait publiquement état, s'engageant depuis lors à ne plus participer à aucun projet qui contredise les valeurs de l'Evangile. Il soutient aujourd'hui des mouvements "pro-vie" [tout comme Jim Caviezel, interprète du Christ dans La Passion] et donne des conférences dans des universités catholiques, notamment en Amérique du Sud et aux Etats-Unis, où il vit actuellement.

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~~Autre héros de ce film, Enrique Gorostieta (1889-1929 ):

chef des cristeros de la ville de Jalisco. Officier de l'armée mexicaine, il rejoignit le rang des Cristeros dont il devint l'un des meilleurs chefs, en dépit de ses attaches apparemment moins évidentes à la foi et des possibles liens avec la franc-maçonnerie. qui lui sont prêtés. Il mourut, quant à lui, au combat.

~~Le rôle de Gorostieta sera tenu par Andy Garcia le célèbre et brillant acteur d'origine cubaine, révélé par les films "Les incorruptibles" et surtout "Le Parrain 3". Cet acteur, père de quatre enfants, n'a jamais caché ses convictions catholiques, la force qu'il y puisait et la nécessité qu'il ressentait d'en apporter l'exemple.

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~~ Enfin, on annonce également, parmi les acteurs, la participation d'une autre personne assez singulière dans le monde du "show-bizz", à savoir Karime Lozano. Cette actrice mexicaine, après une vie qui lui valut en 2008 le triste honneur d'être élue reine de la journée gay-pride de San Francisco, s'est elle aussi convertie.

Catholique, elle se met elle aussi désormais au service de sa foi et milite avec Eduardo Verástegui pour la vie et contre l'avortement. Chose plus singulière encore, elle n'hésite pas à faire l'apologie de la chasteté : « Avant, a-t-elle déclaré à un journaliste, je riais et je me moquais de la chasteté, mais Dieu a fait des miracles dans ma vie. Dieu existe et il accomplit des miracles tous les jours. Ce qui se passe, c'est que souvent nous ne voulons pas les voir ». Le moins qu'on puisse dire est que ce film, "Cristiada", sera servi par des acteurs de conviction, pour lesquels les personnages mis en scène sont des personnages qui incarnent la foi à laquelle ils adhèrent eux-mêmes. Autant d'éléments, sur fond d'une épopée exemplaire pour notre époque sceptique, qui nous font attendre avec grande impatience la sortie de ce film. Espérons qu'il ne sacrifiera pas trop aux fréquentes "americanadas" du cinéma et qu'il saura mettre en grand relief la richesses des personnages.

Cette actrice mexicaine, après une vie qui lui valut en 2008 le triste honneur d'être élue reine de la journée gay-pride de San Francisco, s'est elle aussi convertie. Catholique, elle se met elle aussi désormais au service de sa foi et milite avec Eduardo Verástegui pour la vie et contre l'avortement. Chose plus singulière encore, elle n'hésite pas à faire l'apologie de la chasteté : « Avant, a-t-elle déclaré à un journaliste, je riais et je me moquais de la chasteté, mais Dieu a fait des miracles dans ma vie. Dieu existe et il accomplit des miracles tous les jours. Ce qui se passe, c'est que souvent nous ne voulons pas les voir ».

Le moins qu'on puisse dire est que ce film, "Cristiada", sera servi par des acteurs de conviction, pour lesquels les personnages mis en scène sont des personnages qui incarnent la foi à laquelle ils adhèrent eux-mêmes. Autant d'éléments, sur fond d'une épopée exemplaire pour notre époque sceptique, qui nous font attendre avec grande impatience la sortie de ce film. Espérons qu'il ne sacrifiera pas trop aux fréquentes "americanadas" du cinéma et qu'il saura mettre en grand relief la richesses des personnages.

"La liberté religieuse n'est pas négociable car si elle est amputée ou tout simplement supprimée, alors toutes les autres libertés seront en danger".

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Je lui pardonne de bon cœur. Bientôt nous nous reverrons devant le tribunal divin. Le même juge qui me jugera sera son juge : alors il trouvera en moi un intercesseur auprès de Dieu.

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Le réalisateur montre bien dans son œuvre le rôle primordial des femmes, qui sont tout aussi résolues et courageuses que les hommes; elles assurent le transport des munitions et cachées sous leurs sous-vêtements, et celui des enfants, la figure emblématique étant le petit Jose. Sous la torture (passage difficile du film), il refusera de parler et surtout d'insulter le Christ.

Pour ma part, la partie du film où l'on voit la mère du petit Jose étreindre le corps sans vie de son fils unique fut la plus bouleversante, évoquant une Mater dolorosa au pied de la Croix....

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  • : Le Ciel, la Terre, l'Eau et le Feu
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  • : Critiques de films dits historiques ou sur la biodiversité, avec informations supplémentaires, parfois dérangeantes. Un autre regard, pas toujours consensuel...
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  • Histoire, géographie, philosophie,cinéma, protection de la biodiversité ...sont mes passions.
Mes critiques se veulent sans concession à ce que la philosophe Chantal Delsol nomme: "La tentation du consensus"
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