~~En 1926, un soulèvement populaire secoue le Mexique suite aux lois farouchement anticléricales du président Callès, un Franc-maçon, qui interdisent toutes pratiques religieuses publiques dans l’ensemble d'un pays majoritairement catholique.
Face à la persécution croissante s'abattant sur le clergé et la population qui manifeste d'abord pacifiquement,des hommes et des femmes de tous horizons, mais surtout des Amérindiens, "les Cristeros", vont alors risquer leur vie pour défendre leur liberté et lutter contre les persécutions sanglantes menées par le gouvernement.
Une des pages les plus sombres de l’Histoire du Mexique.
Voilà une œuvre cinématographique qui est en marge du Festival de Cannes, et n'a bien sûr pas bénéficié d'une large publicité, qui ne sera diffusé que dans peu de salle. C'est bon signe...
Une Vendée mexicaine:
~~Cette prodigieuse épopée a conduit un grand nombre d'entre-eux - prêtres et laïcs - au martyre, dans le Mexique de la seconde moitié des années vingt, alors qu'ils défendaient l'Eglise catholique contre l'Etat persécuteur.
Ceux qui ne connaissent pas ce glorieux épisode où tant de nos frères ont su mourir au cri de "Vive le Christ Roi" ou de "Vive Notre-Dame de Guadalupe" [peu après la publication de l'Encyclique "Quas Primas" (11 décembre 1925) du Pape Pie XI instituant la fête du Christ-Roi], pourront se reporter à l'article paru sur le sujet sur Wikipedia. Ce même Pape est intervenu publiquement au moins par deux fois au sujet de ces événements : en 1926, par l'Encyclique “Iniquitates afflictusque”, pour condamner la persécution anti-catholique, et en 1932, par l'Encyclique “Acerbo nimis”, pour protester contre sa poursuite malgré les accords survenus (1929).
Les chiffres donnés sur le nombre des victimes de cette guerre sont apparemment assez incertains, en partie en raison du fait que les violences contre les catholiques se sont prolongées bien après la fin officielle des hostilités. Beaucoup de Cristeros ont d'ailleurs été assassinés alors qu'ils avaient rendu les armes après cette date, abandonnés sans gloire par le clergé pour lequel ils s'étaient battus.
Certains parlent finalement de 90.000, d'autres de 250.000 morts.
~~ Il faudra attendre le règne du Pape Jean-Paul II pour que l'Eglise, après un long silence, rende publiquement justice à ces martyrs, en béatifiant puis canonisant 25 d'entre-eux, dont 22 prêtres, au cours du Grand Jubilé de l'Incarnation de l'An 2000. Sous le pontificat du Pape Benoît XVI, 13 martyrs (1927-1928), dont dix laïcs, ont été béatifiés le 20 novembre 2005, originaires des Etats de Michoacán, de Guanajauto et de Jalisco.
Voici que cette "Cristiada" donne lieu à un film dont le tournage a commencé au Mexique même ce mois-ci, pour trois semaines en principe, sous la "supervision" de Dean Wrigt, lequel a travaillé notamment pour "Le Seigneur des Anneaux" et "Les chroniques de Narnia".
Parmi les béatifiés de 2005 figure Joseph Anaclet González Flores (1888-1927), laïc, avocat, l'un des chefs de la rébellion cristera. Il fut torturé et fusillé à la suite d'un jugement sommaire, accusé d'avoir assassiné des soldats fédéraux.
~~Voici ce qui était dit de Joseph González Flores lors de sa béatification :
"Anacleto González Flores (...) versa son sang avec les frères Jorge et Ramón Vargas González, et Luis Padilla Gómez, dans cette ville, au cri de "Je meurs mais Dieu ne meurt pas"Vive le Christ Roi!".
Anacleto González Flores donna sa vie au Créateur, après une vie d'intense piété et un apostolat fécond et audacieux. Après avoir reçu une solide formation humaine et chrétienne, il se consacra à la lutte pour les droits des plus faibles. Connaisseur fidèle de la Doctrine sociale de l'Eglise, il chercha, à la lumière de l'Evangile, à défendre les droits fondamentaux des chrétiens, à une époque de persécution (...). L'intense vie eucharistique de ces bienheureux doit constituer pour nous un exemple et un encouragement pour approfondir toujours davantage notre vie eucharistique. (...) Ces treize fils fidèles de l'Eglise avaient également une autre caractéristique commune. Ils se distinguèrent, outre par leur intense vie eucharistique, par leur dévotion filiale à la Mère de Dieu, sous son titre de Vierge de Guadalupe. La plupart d'entre eux, comme les autres saints martyrs déjà canonisés, moururent en prononçant son nom." (Homélie du cardinal José Saraiva Martins).
~~ Le rôle du bienheureux Joseph González Flores sera tenu par l'acteur mexicain Eduardo Verástegui .
Peu connu du public français, il l'est en revanche des publics de langue espagnole, en particulier féminins, auxprès desquels il a usé de son charme par tous les ressorts qu'offre aujourd'hui le monde frelaté du "show-bizz" et de la publicité. Puis il s'est converti, et en a fait publiquement état, s'engageant depuis lors à ne plus participer à aucun projet qui contredise les valeurs de l'Evangile. Il soutient aujourd'hui des mouvements "pro-vie" [tout comme Jim Caviezel, interprète du Christ dans La Passion] et donne des conférences dans des universités catholiques, notamment en Amérique du Sud et aux Etats-Unis, où il vit actuellement.
~~Autre héros de ce film, Enrique Gorostieta (1889-1929 ):
chef des cristeros de la ville de Jalisco. Officier de l'armée mexicaine, il rejoignit le rang des Cristeros dont il devint l'un des meilleurs chefs, en dépit de ses attaches apparemment moins évidentes à la foi et des possibles liens avec la franc-maçonnerie. qui lui sont prêtés. Il mourut, quant à lui, au combat.
~~Le rôle de Gorostieta sera tenu par Andy Garcia le célèbre et brillant acteur d'origine cubaine, révélé par les films "Les incorruptibles" et surtout "Le Parrain 3". Cet acteur, père de quatre enfants, n'a jamais caché ses convictions catholiques, la force qu'il y puisait et la nécessité qu'il ressentait d'en apporter l'exemple.
~~ Enfin, on annonce également, parmi les acteurs, la participation d'une autre personne assez singulière dans le monde du "show-bizz", à savoir Karime Lozano. Cette actrice mexicaine, après une vie qui lui valut en 2008 le triste honneur d'être élue reine de la journée gay-pride de San Francisco, s'est elle aussi convertie.
Catholique, elle se met elle aussi désormais au service de sa foi et milite avec Eduardo Verástegui pour la vie et contre l'avortement. Chose plus singulière encore, elle n'hésite pas à faire l'apologie de la chasteté : « Avant, a-t-elle déclaré à un journaliste, je riais et je me moquais de la chasteté, mais Dieu a fait des miracles dans ma vie. Dieu existe et il accomplit des miracles tous les jours. Ce qui se passe, c'est que souvent nous ne voulons pas les voir ». Le moins qu'on puisse dire est que ce film, "Cristiada", sera servi par des acteurs de conviction, pour lesquels les personnages mis en scène sont des personnages qui incarnent la foi à laquelle ils adhèrent eux-mêmes. Autant d'éléments, sur fond d'une épopée exemplaire pour notre époque sceptique, qui nous font attendre avec grande impatience la sortie de ce film. Espérons qu'il ne sacrifiera pas trop aux fréquentes "americanadas" du cinéma et qu'il saura mettre en grand relief la richesses des personnages.
Cette actrice mexicaine, après une vie qui lui valut en 2008 le triste honneur d'être élue reine de la journée gay-pride de San Francisco, s'est elle aussi convertie. Catholique, elle se met elle aussi désormais au service de sa foi et milite avec Eduardo Verástegui pour la vie et contre l'avortement. Chose plus singulière encore, elle n'hésite pas à faire l'apologie de la chasteté : « Avant, a-t-elle déclaré à un journaliste, je riais et je me moquais de la chasteté, mais Dieu a fait des miracles dans ma vie. Dieu existe et il accomplit des miracles tous les jours. Ce qui se passe, c'est que souvent nous ne voulons pas les voir ».
Le moins qu'on puisse dire est que ce film, "Cristiada", sera servi par des acteurs de conviction, pour lesquels les personnages mis en scène sont des personnages qui incarnent la foi à laquelle ils adhèrent eux-mêmes. Autant d'éléments, sur fond d'une épopée exemplaire pour notre époque sceptique, qui nous font attendre avec grande impatience la sortie de ce film. Espérons qu'il ne sacrifiera pas trop aux fréquentes "americanadas" du cinéma et qu'il saura mettre en grand relief la richesses des personnages.
"La liberté religieuse n'est pas négociable car si elle est amputée ou tout simplement supprimée, alors toutes les autres libertés seront en danger".
Je lui pardonne de bon cœur. Bientôt nous nous reverrons devant le tribunal divin. Le même juge qui me jugera sera son juge : alors il trouvera en moi un intercesseur auprès de Dieu.
Le réalisateur montre bien dans son œuvre le rôle primordial des femmes, qui sont tout aussi résolues et courageuses que les hommes; elles assurent le transport des munitions et cachées sous leurs sous-vêtements, et celui des enfants, la figure emblématique étant le petit Jose. Sous la torture (passage difficile du film), il refusera de parler et surtout d'insulter le Christ.
Pour ma part, la partie du film où l'on voit la mère du petit Jose étreindre le corps sans vie de son fils unique fut la plus bouleversante, évoquant une Mater dolorosa au pied de la Croix....



























