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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 19:00

 

 

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Comment Lincoln imposa l’amendement abolissant l’esclavage. Un film de Steven Spielberg, avec un Daniel Day-Lewis impressionnant.

 

1864.

 

 


Réélu pour un second mandat, Abraham Lincoln (Daniel Day-Lewis, photo) consacre la plus grande part de son énergie, plus encore qu’à finir le conflit avec les États du Sud, à faire adopter l’amendement qui abolira l’esclavage.

Afin de réunir une majorité de députés, tous les moyens sont bons, de la pression amicale jusqu’à la corruption… Pendant ce temps, Lincoln doit se battre sur un troisième front : arbitrer entre son fils ( Joseph Gordon-Levitt), qui veut aller se battre, et son épouse (Sally Field), femme intelligente mais nerveusement fragile, qui ne veut pas le laisser partir.

 

Un Spielberg sérieux, sans les habituelles facilités d’usage. Même si tout cela est très bavard, même si le film épouse le point de vue nordiste sans trop de recul, même si l’on s’irrite d’entendre dire qu’une fois de plus l’Amérique montre la voie au monde, alors qu’en la matière elle avait quelques décennies de retard sur la France et l’Angleterre, on suit avec intérêt cette guerre de tranchées pour faire adopter une réforme à laquelle Lincoln sacrifia une issue plus rapide de la guerre de Sécession. Le plus intéressant du film étant de montrer comment ce but idéaliste emprunta des moyens qui ne le furent guère. L’interprétation, sans faille, est évidemment dominée par un Daniel Day-Lewis impressionnant de charisme, de nuances et de vérité.

Laurent Dandrieu in Valeurs Actuelles.

 

 

 

 

Au commencement était un livre...
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Lincoln est basé sur le livre de Doris Kearns Goodwin, "Team of Rivals". Steven Spielberg était déjà en train de travailler sur le biopic du célèbre président quand il a rencontré l'auteur. Le cinéaste lui a confié être en train de travailler sur Lincoln quand Doris lui a annoncé qu'elle venait juste de terminer son livre. Spielberg en reçut une copie. Après avoir lu l'ouvrage, il décida de l'utiliser comme fondement de son film.


Steven Spielberg, comme à son habitude, s'est entouré d'une troupe d'artistes chevronnés, qu'il connait bien pour réaliser ce Lincoln. Ainsi, on retrouve Janusz Kaminski à la photographie, Michael Kahn au montage, Rick Carter pour les décors, Joanna Johnston pour les costumes et l'inévitable John Williams à la composition de la musique.


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Depuis l'âge de sept ans, Steven Spielberg a toujours nourri une fascination pour le personnage d'Abraham Lincoln, bien décidé à lui consacrer un film.

C’est en 1999 que le cinéaste a découvert "Team of Rivals", un livre biographique sur le 16ème Président des Etats-Unis écrit par Doris Kearns Goodwin. Une fois les droits acquis, le projet n'a cessé d'être repoussé depuis 2005, en raison des nombreux films du réalisateur. Le tournage devait avoir lieu début 2011, mais Spielberg a préféré se concentrer sur ses deux précédents longs métrages (Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne et Cheval de guerre) avant de s’attaquer à Lincoln.


Au départ, c’était l’acteur Liam Neeson qui était pressenti pour incarner Abraham Lincoln, un rôle qui aurait marqué sa deuxième collaboration avec Steven Spielberg après

La Liste de Schindler.

Néanmoins, le biopic fut trop long à voir le jour et l’acteur irlandais a finalement déclaré qu’il était aujourd’hui trop âgé pour jouer le 16ème président des Etats-Unis d’Amérique.


Une première version du scénario a été écrite par John Logan et Paul Webb avant que Tony Kushner ne soit engagé. Steven Spielberg a été impressionné par Kushner lors de leur collaboration sur

Munich et cela a conduit le célèbre réalisateur à travailler à nouveau avec le scénariste sur Lincoln.


 

Anecdote insolite : Daniel Day-Lewis avait campé Bill Le Boucher, un personnage totalement opposé à la politique d'Abraham Lincoln dans le film de Martin Scorsese,

Gangs of New York.


 

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  Pour certains, Abraham Lincoln fut un génie, un homme politique à la hauteur des idéaux d'une Amérique éclairant le monde; pour d'autres, surtout dans les États du Sud, il fut le Diable incarné, le responsable d'une guerre civile effroyable qui annonçait la boucherie de 14-18, le fossoyeur d'une civilisation sudiste brillante et quasi aristocratique.

Sur les ruines du Sud, s'érigea donc une Amérique industrielle, impérialiste et arrogante.


 

L'actrice Sally Field était si déterminée à jouer le rôle de Mary Todd Lincoln qu'elle a fini par convaincre Steven Spielberg de la laisser auditionner. En effet, le cinéaste trouvait que l'actrice était trop vieille pour le rôle (20 ans de plus que Mary Todd). Cependant, devant l'abnégation de l'actrice, Spielberg organisa une audition en compagnie de Daniel Day-Lewis qui est venu d'Irlande exprès pour ça. Finalement, la comédienne a réussi à convaincre le réalisateur de Jurassic Park

qu'elle était la meilleure pour le rôle :

"Daniel Day-Lewis est si gentil qu'il n'a pas hésité à prendre un vol depuis l'Irlande pour passer l'audition avec moi. Je l'aimerais toujours pour ça", s'extasie Sally Field.


La genèse de la passion de Steven Spielberg pour Abraham Lincoln a connu ses prémices lors d'une visite du fameux Lincoln Memorial à Washington :

"Je devais avoir quatre ou cinq ans lorsque j’ai vu le Lincoln Memorial pour la première fois, j’ai d’abord été effrayé par la taille de la statue sur ce fauteuil, mais à mesure que j’approchais, j’étais de plus en plus captivé par son visage. Je n’oublierai jamais cet instant, cela m’a poussé à m’interroger sur cet homme qui me surplombait, assis dans ce fauteuil", révèle le cinéaste.


 

Le long-métrage se focalise essentiellement sur les 4 derniers mois de la vie d'Abraham Lincoln et son combat pour faire adopter le 13ème amendement (abolition de l'esclavage) par la chambre des Représentants : "Nous nous sommes concentrés sur les quatre derniers mois de la vie de Lincoln, car ce qu’il a accompli au cours de cette période est véritablement prodigieux. Nous voulions cependant montrer que c’était un homme, et non un mythe. Nous nous sommes dit que notre meilleure chance d’être fidèles à cet homme exceptionnellement complexe était de le décrire en plein coeur de son combat le plus difficile : l’adoption du 13e amendement par la Chambre des Représentants", explique Steven Spielberg.


Le scénariste Tony Kushner a rendu une première version du scénario contenant pas moins de 500 pages! 

"C’était l’un des scénarios les plus brillants que j’aie jamais lus - mais il était trop foisonnant, trop long et tout simplement irréalisable du point de vue cinématographique. Cependant, en le lisant, j’ai trouvé que le plus fascinant dans le travail de Tony, c’était les 70 pages sur la lutte pour l’adoption du 13e amendement", dévoile Steven Spielberg.


Plus de 140 personnages s'entrecroisent dans ce portrait du célèbre président des USA dont d'éminentes personnalités de l'époque qu'il faut présenter aux spectateurs :

"Le processus narratif a été très difficile. Mais j’aime beaucoup écrire des scènes d’exposition car c’est comme un puzzle mental dont on assemble les pièces. Je suis convaincu que les spectateurs sont très intelligents et je savais également que mon script serait entre les mains de l’un des meilleurs réalisateurs de l’Histoire", raconte le scénariste Tony Kushner.

Lincoln-bureau.jpg

Pour se préparer à incarner Abraham Lincoln, Daniel Day-Lewis s'est plongé non seulement dans le livre qui a servi de base au scénario du film ("Team of Rivals") mais a également eu l'intelligence d'effectuer un travail de recherche gargantuesque (lectures d'articles, discours, biographies) :

"Le livre de Doris Kearns Goodwin a constitué un excellent point de départ. Mais lire des récits autobiographiques a ses limites, et à un moment donné, il est devenu encore plus intéressant à mes yeux d’évoluer vers une compréhension plus subjective de la vie personnelle de Lincoln. En cela, ce qui ressort de ses écrits a été très important. On saisit magnifiquement sa personnalité non seulement dans ses discours mais également dans les histoires qu’il racontait", commente le comédien.


Le réalisateur Steven Spielberg s'est évertué à recréer sur le plateau une ambiance d'époque afin d'immerger totalement l'équipe ; en ce sens, le chef-décorateur Rick Carter confie :

"Je me souviens d’avoir eu la sensation de remonter le temps lorsque Daniel Day-Lewis a pénétré sur le plateau pour la première fois. Je n’oublierai jamais ce moment. Ce n’était pas Daniel Day-Lewis que j’avais en face de moi. C’était le président des États-Unis de 1865, c’était Abraham Lincoln."

Au nom d'Abraham

Secret de tournage sur Lincoln

 

Bien que le film se concentre sur la vie politique d'Abraham Lincoln, Steven Spielberg n'en occulte pas pour autant sa vie familiale tumultueuse, entre une femme au caractère affirmé, la perte d'un de ses fils et la peur d'en perdre un autre à la guerre. Petite anecdote amusante, Mary Todd Lincoln avait déclaré à l'époque à propos de son mari :

"Il sera président des États-Unis un jour. Si je ne le pensais pas, je ne l’aurais jamais épousé, car vous voyez bien qu’il n’est pas beau". Vénale, vous avez dit vénale ?


 

 

Joseph Gordon-Levitt incarne Robert Lincoln, seul fils des Lincoln à avoir survécu jusqu'à l'âge adulte. Le jeune acteur donne la réplique à Daniel Day-Lewis, un de ses "maîtres" :

"C’était un peu étrange d’échanger des messages avec quelqu’un que j’avais idolâtré toute ma vie. Mais j’étais ravi. Daniel est un homme vraiment gentil et généreux. Cela m’a beaucoup touché lorsqu’il m’a dit que j’étais son premier choix, qu’il voulait faire ce film avec moi", déclare l'acteur.


Par ailleurs, on retrouve Gulliver McGrath (Dark Shadows) dans le rôle de Tad, jeune fils des Lincoln : "Même lorsqu’on ne jouait pas, il se comportait comme un père avec moi, il me serrait dans ses bras et m’ébouriffait les cheveux. Grâce à Daniel et Sally, j’ai eu l’impression de faire un bond de 150 ans en arrière et de me trouver dans la même pièce que les Lincoln – on ne se donnait pas simplement la réplique, c’était quelque chose de plus réel et de plus beau", confie le jeune comédien.

 

in Allocine.

 

USA Sécession hist us 19 civil war pic lincoln abrahamAbraham Lincoln (12 février 1809 – 15 avril 1865 à Washington) est le seizième Président des États-Unis. Il est élu pour deux mandats de quatre ans, en 1860 et 1864 sans terminer ce dernier. Il est le premier président républicain de l'histoire du pays. Son nom est associé à la guerre de Sécession et à l’abolition de l'esclavage.

Homme politique génial pour les uns, il est pour d'autres, surtout dans le Sud des États-Unis, le Diable incarné, celui qui poussa à la Guerre civile la plus impitoyable qui soit, préfigurant la boucherie de 14-18, celui qui fut le fossoyeur d'un Sud majestueux, d'une civilisation sudiste brillante, quasi aristocratique, sur les ruines duquel s'érigea une Amérique industrielle, impérialiste et arrogante, politiquement et économiquement entre les mains des Francs-maçons et de la grande finance internationale.

 

USA Etats-Unis aigle rapace

 

Pyrargue à tête blanche,  un regard perçant, un bec et des serres de prédateur redoutable:
il est l'emblème des États-Unis d'Amérique.

 

 

États-Unis 1861-1865. Figure mythique de la mémoire américaine, Lincoln a marqué de son empreinte le treizième amendement de la Constitution, qui mit fin à l’esclavage. Et qui, aussi, lui coûta la vie.

 

Les Américains se sont livrés pendant quatre ans à une atroce guerre civile : un million de victimes, un soldat tué sur quatre engagés. Cette guerre les a marqués pour toujours. Elle s’est faite autour de trois amendements, dont le treizième, sur l’abolition de l’esclavage, fut emblématique. Il fut signé par Lincoln le 1er février 1865, après qu’il eut été voté par le Sénat des États-Unis le 8 avril 1864 et par la Chambre le 31 janvier 1865. Steven Spielberg en a tiré un film, portrait d’anthologie d’Abraham Lincoln.

 

Son élection à la présidence des États-Unis en novembre 1860 fut vécue par les pratiquants de l’esclavage qui vivaient dans les États du Sud comme un traumatisme. En Caroline du Sud, l’assemblée décida la convocation d’une convention d’État, qui adopta à l’unanimité un texte stipulant que « l’union existant entre la Caroline du Sud et les autres États, sous le nom d’États-Unis d’Amérique, [était], en vertu de la présente ordonnance, dissoute ». Cette décision devait déclencher le début des hostilités entre les confédérés, au Sud, et les unionistes, au Nord.

 

Lincoln n’ignorait pas les menaces qui risquaient de compromettre l’unité du pays. « Vous pensez, vous, avait-il écrit à Alexander Stephens, homme politique influent dans le Sud, que l’esclavage est une bonne chose qui devrait être étendue, alors que je pense, moi, que c’est une chose mauvaise qu’il convient de limiter. Là, je suppose, est le hic. Là gît assurément la grande divergence qui existe entre nous. »

 

Pour les partisans de l’esclavage, « résister à Lincoln, c’[était] obéir à Dieu ». Mais lui resta inflexible. « Je suis contre tout compromis qui faciliterait ou permettrait l’extension de l’institution sur des terres appartenant à la nation », écrivit-il. La guerre civile allait prendre la forme d’une guerre de religion.

 

Encouragé par ses premières victoires face aux séparatistes, Lincoln tenta de rompre l’union des confédérés en leur proposant une abolition acceptée, volontaire, progressive et indemnisée de l’esclavage. Le 6 mars 1862, il fit parvenir un message au Congrès dans lequel il recommandait le vote d’une résolution engageant l’Union fédérale « à coopérer avec tout État prêt à faire sienne une abolition progressive de l’esclavage, en échange d’une aide pécuniaire que chaque État pourrait utiliser à sa guise afin de compenser les inconvénients, publics et privés, liés à un pareil changement de système ». Dans le Nord, l’accueil fut très favorable. Le New York Tribune se félicita que « Dieu [eût] mis un dirigeant aussi sage » à la tête du pays. Au Congrès, la résolution proposée par le président reçut à une écrasante majorité l’aval des deux Chambres. Mais cette approbation fut sans effet, aucun des États concernés n’y donnant suite.

 

Derrière ces questions se posait le problème des Noirs qui fuyaient leurs maîtres du Sud ou se retrouvaient, après une victoire nordiste, livrés à eux-mêmes. Le 17 juillet 1862, le Congrès adopta une loi autorisant à la fois le recrutement et l’“émancipation” des esclaves forcés par leurs anciens maîtres à soutenir les rebelles ou à prendre les armes contre l’Union. Le 9 décembre, la Chambre des représentants envisagea la création de cent régiments noirs. Au total, 180 000 combattants de couleur furent recrutés par les armées yankees.

 

Malgré cela, les plus fervents abolitionnistes jugèrent encore la politique de Lincoln trop influencée par « certains politiciens fossiles des États intermédiaires esclavagistes ». Pour eux, « tout ce qui renforce l’esclavage dans ces États renforce aussi la trahison et enfonce le coin au moyen duquel on cherche à diviser l’Union ».

 

Lincoln s’était rendu compte qu’il serait impossible d’obtenir une abolition “consentie” et “indemnisée” de l’esclavage en passant par les États du Sud tant leur résistance était forte. Il prit le problème autrement et envisagea une émancipation qui, cette fois, serait proclamée depuis le sommet de l’État fédéral. Une victoire spectaculaire de l’Union à Antietam, le 17 septembre 1862, l’y aida. Désormais, pour lui, cette lutte fratricide devenait une croisade pour l’abolition et la liberté.

  Minesota-massacre-62.jpg

 

Les États du Nord font la guerre aux États esclavagistes du Sud et massacrent les Indiens (Minnesota, 1862)

 

 

Le 22 septembre, une Proclamation d’émancipation annonça qu’à la date du 1er janvier 1863 « toutes personnes détenues comme esclaves dans les États ou portions d’État dûment désignés, et dont la population se trouvera alors en rébellion contre les États-Unis, seront, à compter de cette date, définitivement libres ». Celle-ci était doublement habile : il devenait désormais impossible aux grandes puissances européennes de soutenir le Sud esclavagiste contre un Nord abolitionniste. Quant aux États confédérés, ils étaient prévenus : sauf à rejoindre l’Union d’ici à la fin de l’année, ils risquaient de perdre “pour toujours” le droit de posséder des esclaves.

 

Le 1er décembre 1862, lors de son discours sur l’état de l’Union, Lincoln demanda au Congrès d’adopter plusieurs amendements sur l’indemnisation des propriétaires acceptant d’affranchir leurs esclaves, l’octroi du statut d’homme libre aux esclaves séparés de leurs maîtres « par les hasards de la guerre » et l’affectation de crédits permettant aux affranchis de pouvoir s’expatrier s’ils le souhaitaient. « Nous ne pouvons nous soustraire à l’Histoire, concluait-il. En donnant la liberté aux esclaves, nous garantissons la liberté des hommes libres. C’est un chemin qui, si nous le suivons, sera à jamais applaudi par l’univers et à jamais béni par Dieu. »

 

Le Nord exulta. « Dieu bénisse Abraham Lincoln ! », pouvait-on lire dans la presse. Les sudistes crièrent au chantage. Pour certains conseillers proches du président, cette décision était « une erreur fatale ». Beaucoup de soldats de l’Union se sentirent trahis, refusant de se battre “pour les Noirs”. Deux cent mille soldats fédéraux désertèrent tandis que des milliers de recrues potentielles allèrent se cacher dans les montagnes ou au Canada.

 

Mais, à l’instant même où il avait apposé sa signature sur le document, Lincoln avait eu le sentiment que son initiative aurait une portée historique : « Si mon nom doit un jour entrer dans l’Histoire, confia-t-il à son entourage, ce sera en raison de cet acte, où j’ai mis toute mon âme. » La guerre se muait en une lutte acharnée entre deux modèles de civilisation : un Nord garant des libertés et des droits de l’homme, et un Sud fondé sur le binôme coton-esclaves et sur une pratique autonome du commerce que mettaient à mal les décisions de Lincoln. Pour le président des États-Unis, l’objectif suprême du combat demeurait la sauvegarde d’un modèle de société hérité de la révolution américaine, fondé sur la liberté d’hommes « créés égaux » et sur « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ».

 

En novembre 1864, la réélection de Lincoln ne fut ni triomphale ni facile. Le 3 février 1865, il rencontra Jefferson Davis, qui était à la tête des onze États sécessionnistes. Le président réélu lui déclara qu’il était favorable à toute ouverture « visant à établir la paix au profit du peuple de notre seule et unique patrie commune ». Face à Davis, il énuméra une série d’exigences qu’il savait inacceptables pour son interlocuteur. Parmi elles, l’abolition volontaire de l’esclavage dans tous les États concernés. Créant la surprise, il annonça qu’il avait signé, trois jours plus tôt, le treizième amendement à la Constitution, lequel abolissait l’esclavage aux États-Unis. Des paroles que les confédérés ne pouvaient entendre.

 

Dans son discours d’investiture du 4 mars 1865, Abraham Lincoln insista sur le désaccord profond entre le Nord et le Sud sur la question de l’esclavage, lequel était, selon lui, à l’origine du conflit qui déchirait le pays. « Il peut sembler étrange, dira-t-il, que des hommes osent demander l’assistance de Dieu juste pour s’approprier leur pain à la sueur du front d’autres hommes. »

 

Tandis que les troupes nordistes l’emportaient sur les sudistes, Lincoln apprit, le 2 avril suivant, l’évacuation de Richmond par les confédérés. « Merci à Dieu de m’avoir permis de vivre assez longtemps pour voir cela. J’ai le sentiment d’avoir fait depuis quatre ans un cauchemar horrible », confiat-il à l’amiral Porter. Le 9 avril, il fut informé de la reddition du général Lee, chef des armées confédérées. Désormais, son unique objectif était le rétablissement de l’autorité nationale. Le 11, depuis le balcon de la Maison-Blanche, il loua, une fois encore, l’émancipation générale des esclaves et l’extension de certains droits pour les plus “éclairés” d’entre eux, tels l’apprentissage ou le droit de vote. Jamais il n’était allé aussi loin dans une déclaration publique en faveur des Noirs de l’Union ayant servi la cause “en tant que soldats”. Ce fut son dernier discours.

 

Dans la foule, un homme écumait de rage contre ces propos sur l’avenir des affranchis. « Cela veut dire la citoyenneté pour les Nègres », lâcha-t-il, plein de haine, à son voisin. Trois jours plus tard, le 14 avril, le même homme, John Wilkes Booth, tua froidement d’une balle dans la tête le président des États-Unis dans sa loge du théâtre Ford.

 

Vincent Freylin in Valeurs Actuelles.net; 8 Février 2013

 

Carte Sécessio civil-war-map

 

Derrière l'argument passionnel de l'esclavage, les vraies raisons du conflit, historiques, économiques, culturelles, révèlent deux mondes affrontés. La cohabitation pacifique ne fut pas permise par Lincoln, les politiciens et les banques nordistes.

Voici cent quarante ans, le 9 avril 1865, aprés quatre ans d'une guerre impitoyable où, plusieurs fois, il faillit l'emporter malgré sa grande infériorité matérielle, le général Robert E.Lee, généralissime des armées confédérées, se vit contraint de capituler.

La Guerre de Sécession ou Civil War, qui avait commencé en avril 1861 prenait fin; au moins sur le terrain militaire.

Cette guerre qu'au Nord on appelle "civil war" (guerre civile) et au Sud "war between the States" (guerre entre les Etats) avait duré quatre ans. Ce fut le conflit le plus sanglant de toute l'histoire américaine.Les pertes furent supérieures d'un tiers à celles de l'Amérique durant la Seconde Guerre mondiale, pour une population sept fois moins nombreuse.

Le Sud, moins peuplé que la Suisse d'aujourd'hui, succomba finalement sous le nombre et sous l'écrasante supériorité matérielle du Nord, aprés avoir remporté d'innombrables batailles. Sa défaite n'entraîna pas seulement la destruction de son indépendance politique et économique, mais celle aussi de sa civilisation. Dans les années qui suivirent sa reddition, le Sud fut mis au pillage, à la vindicte et à la loi martiale du Nord, jusqu'à l'extinction presque complète de son identité.

 

 

lincoln-a-cheval.jpgImage idéalisée d'un Lincoln en chef de guerre dans le film de Spielberg; le haut de forme quelque peu ridicule dans ce contexte montre que le Président des Etats-Unis, un civil, est aussi, constitutionnellement chef des Armées.

 

USA PresidentJeffersonDavis

"Le principe pour lequel nou luttons est poussé à s'affirmer de lui-même, peut-être à une autre époque, et sous une autre forme"

 

 

 

 


Jefferson Finis Davis (3 juin 1808-6 décembre 1889) est un officier et un homme politique américain, membre du parti démocrate qui fut l'unique président des États confédérés d'Amérique durant la guerre de Sécession.

 

Diplômé de West Point, colonel dans l'armée américaine et vétéran de la guerre contre le Mexique, sénateur du Mississippi, Jefferson Davis fut aussi Secrétaire à la Guerre des États-Unis de 1853 à 1857 dans le gouvernement de Franklin Pierce.

 

D'abord hostile à la sécession, il était néanmoins partisan du respect de la souveraineté des États de l'union à décider de leur avenir. Après la proclamation de la sécession du Mississippi, Davis démissionna du Sénat des États-Unis en janvier 1861. Le 18 février 1861, il fut élu président des États confédérés d'Amérique pour un mandat de 6 ans.

 

Durant sa présidence, marquée par la guerre civile entre les États du Nord et ceux du Sud sécessionnistes des États-Unis, il se fit l'avocat d'un pouvoir centralisé plus fort au sein de la confédération afin de pouvoir unifier le commandement civil et militaire face aux troupes de l'Union.

 

Après la défaite des troupes sudistes, Davis fut arrêté par les troupes nordistes en 1865 et accusé de trahison. Bien que les charges aient été finalement abandonnées, il fut cependant déclaré inéligible à toute fonction publique en vertu du XIVe amendement à la constitution des États-Unis d'Amérique. Cette incapacité fut annulée par le président Jimmy Carter en 1978, soit plus de 89 ans après la mort de Davis.

 

 

USA American civil war7

Les Sudistes se battirent avec une bravoure inouïe pour défendre leur identité, sans disposer des énormes ressources financières et industrielles du Nord.

 

 

 

autant-en-emporte-le-vent 15

 

Bombardement d'Atlanta par les Nordistes dans le chef d'oeuvre cinématographique Autant en emporte le vent. (1939)

 

 


 

autant-en-emporte-le-vent.7

Tara au temps de sa splendeur...Ces demeures du Sud étaient copiées sur les modèles européens des aristocrates du  XVIIIe siècle.

 

 

 

USA Louisiana Plantation House Bainbridge family

Une demeure en Louisiane aujourd'hui...

 

autant-en-emporte-le-vent-1939 Robe

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autant en emporte Tara ruinsLe superbe domaine de Tara pillé et incendié par la soldatesque nordiste.

Ce film ne pourrait plus être tourné aujourd'hui tant les esprits actuels ont été conditionnés par une version officielle de l'Histoire. 

 

 

 

 


 

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Pourtant, la mémoire du Sud ne s'est pas effacée. Portée par le souvenir des familles, la littérature et le cinéma, elle continue de témoigner pour un monde qui parle encore à quelques Européens. Un monde capable de concilier le raffinement et le courage, la joie de vivre et l'énergie.

Dans les cinquante années qui viennent, les Etats-Unis pourraient de nouveau se trouver divisés pour des raisons toutes différentes, peut-être plus pernicieuses et de plus longue portée. Certes, il n'appartient pas à l'histoire de prévoir l'avenir, mais d'en suggérer les possibles, de montrer à la lumière du passé que tout peut arriver, y compris et surtout, l'imprévisible...

 

 

USA Bombardment of Fort SumterBombardement de Fort Sumter.


Le fort Sumter est un fort situé près du port de Charleston en Caroline du Sud. Il doit son nom au général Thomas Sumter. Il est surtout connu pour les combats qui s'y produisirent lors de la bataille de Fort Sumter et qui déclenchèrent la guerre de Sécession.

La bataille du fort Sumter désigne le bombardement des 12 et 13 avril 1861 par l'armée des États confédérés qui visait à déloger la garnison fédérale qui occupait le Fort Sumter à l’entrée de la baie de Charleston en Caroline du Sud. Cette bataille, qui n'a pas fait de mort, déclenche la guerre de Sécession (1861-1865) aux États-Unis, conflit plus meurtrier que toutes les autres guerres américaines réunies.

 

Plus qu’une bataille militaire dont l’issue ne faisait aucun doute, les tractations politiques représentent le principal enjeu de la reddition du fort et de ses conditions. Pour les deux camps, il s’agit de galvaniser ses troupes et de rallier à sa cause les États encore indécis, le meilleur moyen étant de faire de l’adversaire un agresseur, en cas de guerre. Ce conflit oppose d’abord le gouverneur de Caroline du Sud, Francis W. Pickens, au président sortant, le démocrate James Buchanan ; puis à partir de mars, le président Abraham Lincoln au président Jefferson Davis. L'attaque du fort par les rebelles après plusieurs mois de négociation provoque la mobilisation d'une armée par Abraham Lincoln et précipite le pays dans une guerre fratricide.

 

USA Sécession 20 décembre 1860

 

  USA Guerre de Sécession Petit Tambour

 

USA Sécession

 


 

 

 

 

Le conflit avait pour cause immédiate  l'élection de Lincoln considérée comme une menace pour la survie du Sud.

Mais il était surtout la conséquence d'une rivalité beaucoup plus ancienne, dont l'origine remonte à la formation de deux sociétés devenues antagonistes.Il est admis de dire que, dominé par l'aristocratie des planteurs, le Sud possède une économie essentiellement agricole, et que le Nord repose sur une économie industrielle et financière favorisée par le protectionnisme. Mais au-delà de ces différences économiques qui pèseront lourdement dans la future  guerre de Sécession, au-delà de la question de l'esclavage qui sera le prétexte passionnel du conflit, le Sud et le Nord ont développé deux modes de vie opposés qui ont leurs sources dans l'Angleterre du XVIIe siècle et la fondation de la première colonie anglo-saxonne d'Amérique, dans la baie de Cheasapeake, Virginie, le 13 mai 1607. Ceci se passe treize ans avant l'arrivée des colons  du Mayflower. Déroutés par une tempête, ces derniers débarquent plus au Nord, sur la côte froide du cap Cod. Le hasard voulut que se développe ainsi deux colonies différentes, séparées par une véritable frontière climatique et par la frontière plus efficace encore de deux cultures distinctes.

La césure est d'abord géographique. S'y ajoute  une nette différence de peuplement: contrairement aux puritains fanatiques (protestants) du Mayflower qui viennent fonder aux Amériques la nouvelle Terre Promise de leurs rêves. De leur côté,  les colons de Virginie  se soucient moins  d'utopie religieuse et politique. Ils viennent chercher fortune et une vie plus libre  que celle de l'Angleterre surpeuplée. La culture intensive du tabac, alors très en vogue, et ses fructueux bénéfices  leur conviennent parfaitement.. Cependant, elle exige une main d'oeuvre importante. Or, les Indiens se refusent  à travailler la terre. Quant à les réduire en esclage, c'est impossible, ils préfèrent mourir. La solution, scandaleuse à nos yeux,  normale à l'époque pour l'immense majorité, est apportée en 1629. Cette  année-là, le secrétaire de l'Assemblée de Virginie note sur le journal de la colonie: " Un bâtiment hollandais (donc des Protestants) nous a livrés vingt Noirs d'Afrique". L'arrivée de ces premiers esclaves inaugure une histoire dont l'Amérique n'a pas fini de payer les funestes conséquences.

 

Carte cotton map

 


esclaves Virginie 1619 ou 1649Esclaves en Virginie, 1629

 

 

 

carte-du-commerce-triangulaire

 

 

L'importation du "Bois d'Ebène" (belle expression qui évite le terme "esclaves") qui fait la fortune  de Nantes  est lente jusqu'au XVIIIe siècle. Tout changera  lorsque les armateurs du Nord auront évalué  les bénéfices à tirer de cet odieux trafic: l'or étouffera les scrupules. Les négriers protestants puritains, comme les négriers en terre d'Islam, lèveront les yeux au ciel, ils oublieront leurs principes  égalitaires... En outre, le syllogisme calviniste  a réponse à tout: le Seigneur bénit la richesse! Et la traite est le moyen  le plus rapide de s'assurer la richesse; donc, Dieu bénit  la traite. Evident mon cher Watson...

En 1770, Rhode Island compte 170 bateaux négriers. Ce sont les ports de la Nouvelle-Angleterre qui assurent de loin le plus gros trafic, avec en tête Newport, Providence, New Bedford, puis New York et Boston.

 

Virginia-tobacco.jpg

Deux cultures donc, deux économies et deux sociétés que tout oppose, se développent au Nord et au Sud: les émigrants de la Nouvelle-Angleterre vivent pratiquement en autarcie; à l'inverse, les planteurs de Virginie ne peuvent se passer d'échanges. Ils vendent leurs balles de tabac aux navires de Londres, puis à ceux de New York, et leur achètent  des vivres , des meubles, et des objets  manufacturés. L'exploitation du sol  est leur seule source de profit. Ainsi se confirme au Sud une culture aristocratique et agraire, en opposition au mode de vie égalitaire  et individualiste au Nord.


"Le Yankee et le Virginien sont deux êtres fort dissemblables", écrit Michel  Chevalier  dans ses lettres sur l'Amérique du Nord, publiées  par la Revue des Deux Mondes en 1836: " Ce sont les mêmes hommes qui  se sont  coupé la gorge en Angleterre, sous le nom de Cavaliers et Têtes Rondes. En Amérique où il n'existe pas de pouvoir modérateur, ils se fussent dévorés, comme jadis dans la mère patrie, si la Providence ne les eût jetés, l'un au Midi, et l'autre au Nord".

Le voyageur français n'aurait jamais pu imaginer que cette séparation pousserait le Nord à dévorer le Sud...

  USA Junius Brutus Stearns - George Washington as Farmer at

 

 

George Washington, premier Président des Etats-Unis d'Amérique, possédait de nombreux esclaves, rien de choquant à l'époque; ici représenté (peinture de Junius Brutus Stearns) inspectant les travaux sur ses immenses domaines de Virginie...

 

 

George Washington (22 février 1732 - 14 décembre 1799) est le chef d’état-major de l’Armée continentale pendant la guerre d’indépendance (1775-1783) avant d'être le premier président des États-Unis (1789-1797).

Né à Pope's Creek dans la colonie britannique de Virginie, il est l'un des planteurs les plus riches de la région avec son domaine de Mount Vernon.

Grâce à sa participation à la guerre de Sept Ans (1756-1763), il devient rapidement célèbre des deux côtés de l'Atlantique et s'intéresse aux questions politiques. Son engagement dans la Révolution américaine ainsi que sa réputation le portent au poste de commandant des troupes américaines, qu'il organise et mène à la victoire finale, avec l'aide des Français, sur la métropole britannique.

Après le conflit, il participe à la rédaction de la Constitution américaine et fait l’unanimité lors de la première élection présidentielle. Pendant ses deux mandats, George Washington montre ses qualités d'administrateur habile, malgré les difficultés internes et la guerre en Europe. Il a laissé son empreinte sur les institutions du pays et sur l’histoire nationale.

 

Considéré comme l'un des Pères fondateurs des États-Unis par les Américains, George Washington a fait l'objet de nombreux hommages depuis la fin du XVIIIe siècle : son nom a été donné à la capitale des États-Unis, à un État du nord-ouest de l'Union, ainsi qu'à de nombreux sites et monuments. Son effigie figure depuis 1932 sur la pièce de 25 cents (quarter) ainsi que sur le billet d'un dollar.

 

 

 

Esclaves US 1830

 

 

Esclave escaped Slaves mai août 1862

 

Esclaves échappés (1862)

 

Segregation 1

 

Segragation 3

 

 

Segregation 2

 

Années 40 et 50

 

USA NegroboysonEastermorningApril1941byRussellLee

 

 

USA Rockwell new-kids-in-the-neighborhood

 

 

 

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Un Noir à la Maison Blanche.

 

Barack Hussein Obama II, né le 4 août 1961 à Honolulu dans l'État d'Hawaï, est un homme d'État américain. Il est l'actuel et le 44e président des États-Unis d'Amérique, élu pour un premier mandat le 4 novembre 2008, et réélu le 6 novembre 2012.

 



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