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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 18:10

 

 

renoir-poster.jpg

Avec ce Renoir, l'excellent  Michel Bouquet fait un retour inespéré sur nos écrans. A l'origine, c'est le génial Jean-Pierre Marielle qui devait obtenir le rôle...Que s'est-il passé? Peu importe, le choix final est le bon.  A regretter cependant, les sentences pontifiantes sur la vie et l'art; elles sont ridicules, même quand c'est Michel Bouquet qui les profère.

 

 

 

 

1915. Reclus dans sa villa de la Côte d’Azur, perclus de rhumatismes, Auguste Renoir (1841-1919) (Michel Bouquet) mobilise ses dernières forces pour continuer à peindre.

L’arrivée d’un nouveau modèle, Andrée Heuschling (Christa Théret), lui redonne une ultime vigueur créatrice. Revenant du front où il a été blessé, son fils Jean (Vincent Rottiers) trouve aussi la jeune femme à son goût.

On sait que c’est l’ambition d’actrice d’Andrée – elle fera carrière dans le muet sous le nom de Catherine Hessling – qui décida de la vocation de cinéaste de Jean Renoir, qui, à l’époque de leur rencontre, se cherchait encore. Muse successivement du père et du fils, Andrée eut un destin qui ne pouvait qu’intéresser le cinéma.

Inspiré du livre le Tableau amoureux (Fayard), de Jacques Renoir, arrière-petit-fils d’Auguste, le film est pourtant plus le portrait d’un trio que de l’un des protagonistes. Et c’est naturellement la figure d’Auguste, avantagée par l’immense talent de son interprète comme par sa personnalité un peu écrasante, qui domine le récit, d’autant que les deux autres interprètes, sans démériter, manquent un peu de relief. Comme l’ensemble du récit, évocation agréable, supérieurement photographiée par Mark Ping Bing Lee, mais qu’on aurait souhaité relevée de davantage de passion.

 

Laurent Dandrieu in Valeurs Actuelles.

 

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Nommé

 

Prix Un Certain Regard

 

Gilles Bourdos

 

 

Nommé

 

Un Certain Regard - Prix d'interprétation féminine

 

Gilles Bourdos

 

 

 Nommé

 

Un Certain Regard - Mention spéciale du jury

 

Gilles Bourdos

 

 

Nommé

 

Prix Fipresci - Un Certain Regard

 

Gilles Bourdos

 

 

 Nommé

 

Prix Regard jeune

 

Gilles Bourdos

 

 

 Nommé

 

Un Certain Regard - Prix Spécial du Jury

 

Gilles Bourdos

 

 

  Renoir-affiche_2.jpg

 

 

 

 

Renoir est un film sur le pouvoir de la création. Sur ce pouvoir à l’œuvre, quoiqu’il en coûte à l’artiste.

En 1915, réfugié dans son domaine des Collettes au bord de la Méditerranée, Auguste Renoir, le corps perclus par la polyarthrite qui le fait souffrir atrocement, enchaîne toile sur toile. Dans son atelier posé au milieu des oliviers, il travaille inlassablement, le pinceau attaché à sa main raidie par des bandelettes de tissu. Et ses tableaux ne sont qu’odes à la lumière blonde qui cajole les formes voluptueuses de femmes rayonnantes et sensuelles.

 

Toute la vie qui abandonne le peintre se concentre dans ces figures solaires gorgées de couleurs. Mais, dès que le soir tombe, la douleur revient, maîtresse tyrannique des nuits de Renoir où la vieillesse convoque des fantômes d’angoisse et de misère.

 

Renoir est un film sur la griserie du geste.

Gilles Bourdos a eu l’idée, excellente, de confier au faussaire Guy Ribes l’interprétation de la main du peintre incarné par Michel Bouquet. La caméra circule comme un fluide entre le visage du comédien et le geste ondoyant du vrai-faux peintre dont le douteux métier se fonde sur une connaissance intime du style et de la touche de l’artiste. Rarement on aura vu un dessin devenir esquisse avec autant de souplesse et de vérité, puis l’ébauche prendre forme et donner naissance au tableau.

 

 

Renoir est un film sur la douceur des femmes apaisant le corps des hommes. Le vieil artiste cloué dans son fauteuil roulant dont il a renoncé à s’extraire, préférant mobiliser ses ultimes forces au service de la peinture ; son fils Jean, le futur cinéaste, blessé au front et qui revient aux Collettes en claudiquant pour achever sa convalescence ; Claude enfin, dit Coco, le plus jeune des Renoir, sauvageon à la silhouette adolescente un peu malingre et empruntée…

 

Trois âges de la vie et trois corps fragiles qui s’en remettent aux soins caressants des femmes. Elles furent modèles, maîtresses souvent, et désormais servantes : tout un petit peuple féminin officie aux Collettes, cuisinant, entretenant la maison et soulageant Auguste Renoir de ses insupportables douleurs. Dans un rituel envoûtant où l’eau joue un rôle quasi mystique, elles baignent et massent les mains endolories du peintre, procèdent délicatement à sa toilette et à son coucher laborieux.

 

 

renoir-374341138-large1.jpg

 

 

Renoir est un film sur une femme parmi ces femmes.

Andrée, ou Dédée, jeune rousse onctueuse, débarque un beau matin. À peine a-t-elle postulé qu’Auguste l’engage comme modèle, séduit par son charme spontané. Pour le créateur, cette nouvelle muse est comme une source de jouvence, un appel inespéré de la vie. La beauté et la force d’Andrée lui attachent d’ailleurs tous les Renoir.

 

Coco devine en elle ce mystère féminin encore inaccessible tandis que Jean tombe amoureux, puisant dans cette passion la vitalité qui lui fait défaut. C’est par elle, pour elle, que le jeune soldat indécis qui ne sait de quoi l’avenir sera fait, se tournera sérieusement vers le cinéma… Ne doit-il pas immortaliser sur la pellicule sa belle amante – qu’il épousera en 1920 ?

Quelques années plus tard, Andrée Heuschling sera, sous le nom de Catherine Hessling, la vedette de son premier long métrage, La Fille de l’eau (1924), puis la courtisane Nana (1926) d’après le roman de Zola…

 

Renoir.jpg

 

 

 

Et Michel Bouquet est admirable...

 

Renoir est un film sur la beauté ensorcelante des paysages du Sud écrasés de soleil ou bleutés par les ombres au crépuscule, les délicieuses parties de pêche nocturne en mer, les pique-niques au bord des frais torrents de l’arrière-pays, l’eau qui file entre les doigts à l’image de la vie.

Malgré la musique insipide d’Alexandre Desplat qui affaiblit parfois l’image, Gilles Bourdos atteint un superbe équilibre entre les scènes artistiques et les séquences narratives.

 

Michel Bouquet, le visage mangé par une barbe de patriarche, joue avec les yeux. Il est tout simplement admirable face au Jean élégant et fragile de Vincent Rottiers. L’incarnation plus classique mais parfaitement convaincante de Christa Theret et son physique « renoirien » participent de la réussite de l’œuvre, sans oublier la galerie des seconds rôles, tous impeccables, à commencer par Carlo Brandt en médecin lucide et compréhensif.

 

 

EMMANUELLE GIULIANI in La Croix


 

 

 

 

 

Le tournage du film n'a pas eu lieu dans le domaine des Collettes, où Renoir a passé les dernières années de sa vie et qui est depuis devenu un musée consacré au peintre, mais dans la région du Var pour conserver la belle lumière du sud de la France.

 

 

En matière de films sur le travail de la peinture, Gilles Bourdos a pensé à la démarche de deux cinéastes : "J’avais en tête deux grandes postures opposées : celle de Maurice Pialat (Van Gogh, 1991) qui refuse totalement de filmer le peintre au travail et celle de Vincente Minnelli (La Vie passionnée de Vincent Van Gogh, 1956) qui cite frontalement les situations dépeintes dans les tableaux par la mise en scène".

Au final, le cinéaste a choisi de montrer le peintre au travail sans pour autant citer des œuvres de Renoir.

 

 

Pour le metteur en scène Gilles Bourdos, il était évident que Michel Bouquet devait interpréter Renoir, en raison des points communs entre les deux hommes : "J’ai trouvé chez Michel la même émouvante obstination au travail que chez Renoir, le même courage face à l’adversité (...) ce qui m’intéressait chez lui, outre l’immense comédien qu’il est, c’est le rapport du "vieux maître" aux jeunes acteurs", explique-t-il.

 

Renoir-mon-pere.jpg

 

Mais comment s'imprégner de la personnalité d'un artiste?

Pour comprendre qui était Pierre-Auguste Renoir, l'acteur Michel Bouquet a lu plusieurs fois le livre "Pierre-Auguste Renoir, mon père" écrit par Jean Renoir ce qui lui a donné l'impression de ne pas trahir le peintre : "Je me suis senti accompagné par l'être qu'il était", explique l'acteur. Il aussi visionné un court-métrage réalisé par Sacha Guitry, Ceux de chez nous (1914), où apparaît le peintre au travail.

 

 

Interpréter le rôle de Jean Renoir pouvait présenter certains pièges pour son jeune acteur, que le cinéaste cherchait à éviter : "Il y avait le risque que Vincent Rottiers s’inspire des prestations de Jean Renoir dans ses propres films, autrement dit celles d’un grand bourgeois qui aimait camper des faubouriens à la limite de la caricature. Je lui ai demandé surtout de s’approprier la situation", explique Gilles Bourdos.

 

renoir-450x300.jpg

 

 

Il est étonnant de savoir que toutes les peintures présentes dans Renoir ont été réalisées par Guy Ribes, célèbre faussaire qui imitait le style des grands maîtres de la peinture comme Chagall, Picasso ou Matisse. Il fut condamné en 2004 à trois ans de prison et contacté par Gilles Bourdos à sa libération.

 

 

Enfin, Renoir marque la troisième collaboration entre Gilles Bourdos et le compositeur Alexandre Desplat. Auparavant, ils ont travaillé sur Et après (2007) et Inquiétudes (2004). Le réalisateur retrouve aussi le scénariste Michel Spinosa, avec qui il a écrit tous ses films.

 

 

 renoir00.jpg

 

Il est difficile de voir dans le regard de cet artiste une quelconque insouciance, une légèreté, un esprit bucolique. C'est qu'il y a une angoisse certaine chez ce peintre  qui naît après la Révolution, c'est-à-dire aprés  l'écroulement d'un monde où la féminité est piétinée sous les bottes de la soldatesque et les sabots des fureurs populaires, sous les ricanements de petits avocats, philosophes, petits tyrans, arrivistes et opportunistes en tous genres. Ces yeux là n'ont pas vu les immenses guerres napoléoniennes, les révolutions de 1830 et 1848 mais ils en sont imprégnés. Comme du désastre de 1870 puis, Apocalypse totale, écroulement définitif de mondes impériaux et aristocratiques où les aigles les plus augustes furent foudroyés: la Grande Guerre.

Ce petit bourgeois a essayé de se protéger dans les herbes hautes de quelques campagnes silencieuses où seront quand même fauchés des millions de jeunes hommes ensevelis dans les amnésies des peuples hédonistes. Son fils sera blessé; plus profondément qu'il n'y paraît: le cinéma de Jean Renoir est imbibé de pacifisme et de rêves humanistes forcément fracassés dans des réveils haletants et sidérés...

 

Bazille plus que Renoir...

 


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Renoir peint par son ami Frédéric Bazille (1841-1870) en 1867.

Même génération que Renoir, mais Bazille est issu de la grande bourgeoisie protestante de Montpellier, autrement dit dans l'aisance...Pas seulement financière; là est la différence. Il fait poser son ami dans une attitude insolite voire scandaleuse pour l'époque; Bazille a du  s'amuser... Il s'engagera dans un régiment de zouaves et sera tué en 1870 à l'âge de 28 ans. Bazille c'est aussi l'insolence du panache. Renoir, tristement, verra tous ses amis disparaître...

 

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"Réunion de famille" peinte par Frédéric Bazille, 1867 (Musée d'Orsay): toute la bourgeoisie du Second Empire libéral se dit dans cette peinture. Ce n'est pas de l'impressionnisme à proprement dit mais l'impression qui se dégage de cette peinture est claire et nette; impressionnante. C'est de ce milieu qu'est issu Bazille. Sa rencontre avec Renoir et les autres peintres de son époque provoquera une sorte de  "melting pot" d'où la peinture européenne et même au-delà des mers, sera sensiblement transformée.

 

  Bazille-jeune-femme-village.jpg

Jeune femme et village de Provence (1864)

 

 

 

bazille-Fleurs.jpgDes fleurs... Le regard de Frédéric Bazille est imprégné d'élégance. Tout simplement...

A mon goût, bien plus que celui de Renoir dont l'art me paraît plus... besogneux, plus...petit-bourgeois de la IIIe République. C'est mon impression.

Est-ce pour cela que les oeuvres de Renoir conviennent parfaitement aux Almanach des PTT et aux loges des concierges?

 

 

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Robe rose...

 

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Toilette...Frédéric Bazille aime l'érotisme.

 

Bazille-Frederic--Nu-couche-64.jpg

 

Nu couché

 

Frederic-Bazille.jpg

 

Bazille, espiègle, insolent...

 

Bazille-photo-65-Etienne-Carjat.jpgPhotographié en 1865 par Etienne Carjat. Comme un Dandy...

 

Bazille - Pêcheur à l'épervier

"Pêcheur à l'épervier" peint par Frédéric Bazille en 1868. De dos et pourtant scandaleux pour l'époque...

 

 

 

Bazille-summer_scene.jpg

Bazille: Scène d'été, 1869. Et ce jeune homme adossé à l'arbre, tel  Saint Sébastien ...Et ce lourdeau qui a besoin d'aide pour sortir de l'eau; c'est la pesanteur et la grâce...

 

 L'oeuvre de Bazille, interrompue par sa mort prématurée à la guerre de 1870, montre des compositions nouvelles développées avec audace et diversité : portraits de plein air avec fond panoramique comme dans "La robe rose" (1864) ou "Vue de village Castelnau-le-Lez" (1868), scène de famille avec son grand tableau "Réunion de famille" (1867); (152x230), scènes de plein air avec "Scène d'été" (1869).

 

Il s'attacha en particulier à combiner la peinture de figures en plein air avec une concentration intense sur la lumière naturelle.

 

bazille-j-f-nu.jpg

Jeune homme nu couché sur l'herbe (1870); une des dernières oeuvres de Frédéric Bazille; presqu'un testament sur la fragilité de la beauté et de la jeunesse...

 

 

 

 

 

"Jeune homme nu couché sur l'herbe ou de la fragilité de l'enfance à la sensibilité de l'adolescence. Cette peinture permet de mieux comprendre la conception et l' utilisation de la couleur par Frédéric Bazille: ici, tons fondus et lignes évanescentes.

Bazille enrichissait tout ce qui avait été fait avant lui en y incluant ses propres recherches sur la forme et sur la couleur comme un abandon suprême à son art, avec une immense sensibilité renouvelée, une sensualité exacerbée.

Ce Jeune homme nu couché sur l'herbe nous montre à quel point Frédéric Bazille revient cent fois à l'ouvrage, retouche, détruit, reprend, transforme, travaille lentement. Bazille c'est à la fois l'exigence et l'humilité, le corps abandonné et l'esprit tourmenté, à la recherche de l'idéal au delà des apparences.

 

Frédéric Bazille s’est essayé à tous les genres: portraits, portraits de groupe, paysages, fleurs, natures mortes avec animaux. Certaines de ses œuvres ont été acceptées par les Salons officiels. D’autres, comme "Le pêcheur à l'épervier", avaient été refusées pour des raisons morales plutôt qu’esthétiques: ce tableau, un homme nu, même de dos, dans une scène contemporaine n’était pas tolérable en 1870. C'est bien la preuve de la puissance évocatrice et érotique de ce génial artiste, car des nus d'hommes ou de femmes, il y en eu des centaines peintes avant  Bazille... En fait, presque sans le vouloir vraiment, il dérange...

 

Il faut savoir que Bazille n'a pas fait beaucoup de tableaux, ce n'est pas seulement parce qu'il est mort jeune (29 ans), mais aussi parce qu'il travaillait beaucoup chaque tableau.

 

Il prépare ses toiles par de nombreux croquis, passe des jours voire des semaines sur une toile et la termine souvent en atelier, habité par l'idée "de ne pas seulement peindre l'apparence des choses" "Je fais des progrès, voila tout " écrivait-il une fois à ses parents en parlant de son séjour à Honfleur".

 

Joelle Llapasset.

 

 

Bazille_lAtelier_de_la_rue_La_Condamine.jpg

 

L'atelier rue de la Condamine à Paris

 

 

 

« Disons pourtant que, s'il plaît à ces messieurs de se servir de la brosse par le manche, au lieu de la retourner à l'endroit, personne n'a rien à y voir ; mais alors c'est à la condition de justifier ce mode de réalisation, et de prouver qu'on peint mieux avec un couteau à palette qu'avec les crins d'un pinceau. Cela pourra venir ; pour le moment ce n'est pas encore venu. »

 

(Marc de Montifaud, « Exposition du Boulevard des Capucines », l'Artiste, 1er mai 1874).

 

- « Il est vrai qu'il est déjà honorable de déblayer le chemin pour l'avenir, pour peu qu'on soit tombé sur la bonne voie. Aussi rien de plus caractéristique que l'influence des peintres impressionnistes – refusés chaque année par le jury – lorsqu'elle s'exerce sur les peintres aux procédés adroits qui constituent chaque année l'ornement du Salon… »

 

(Émile Zola, « Nouvelles artistiques et littéraires », le Messager de l'Europe, juillet 1879).

 

- « L'impressionnisme n'est guère que la codification de l'ébauche. Nous sommes loin de le proscrire ou du moins de le dédaigner. […] Mais élever l'ébauche à la hauteur d'un système, c'est de la théorie sans portée, si même, le plus souvent, ce n'est pas de l'impuissance et une simple forme de l'escamotage. »

 

(Henry Trianon, « Sixième exposition de peinture par un groupe d'artistes : 35, boulevard des Capucines », le Constitutionnel, 24 avril 1881).

 

- « J'ai souvent pensé avec étonnement à la trouée que les impressionnistes et que Flaubert, de Goncourt et Zola ont fait dans l'art. L'école naturaliste a été révélée au public par eux ; l'art a été bouleversé du haut en bas, affranchi du ligotage officiel des Écoles. »

 

(Joris-Karl Huysmans, « Le salon de 1879 », l'Art moderne, 1883).

 

- « Depuis des milliers d'années, tous les gens qui se mêlent de peindre empruntent leurs procédés d'éclairage aux vieux maîtres. […] C'est au petit groupe des impressionnistes que revient l'honneur d'avoir balayé tous ces préjugés, culbuté toutes ces conventions. L'École nouvelle proclamait cette vérité scientifique : que la grande lumière décolore les tons, que la silhouette, que la couleur, par exemple, d'une maison ou d'un arbre, peints dans une chambre close, diffèrent absolument de la silhouette et de la couleur de la maison ou de l'arbre, peints sous le ciel même, dans le plein air. »

 

(Joris-Karl Huysmans, « L'Exposition des indépendants en 1880 », l'Art moderne, 1883).

 

renoir-canotier.jpg

Voici une des rares peintures de Renoir qui m'impressionne; pourquoi? Cette jeune fille qui taquine son chien? Ce jeune homme en face d'elle en maillot de corps blanc, assis, à l'aise, rêveur...; il se passe tant de choses intimes, insignifiantes, anodines et en même temps si importantes...C'est la paix, le calme avant la tempête...Avant le suicide collectif de l'Europe en 1914.

 

 


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commentaires

pierrot rochette 23/01/2013 22:37


quel blog extraordinaire


vous saisissez beaucoup de choses


dans la vie d'artiste


 


permettez-moi


de vous offrir


une de mes chansons


racontant une vraie histoire


d'un artiste-peintre


 


EN MARCHE VERS UNE VIE PRIVEE OEUVRE D'ART

Cher Simon

Ce qui est beau dans la vie privée oeuvre d'art, c'est d'en être le peintre, dans un atelier où on doit à la fois peindre l'infinie joie d'une humanité qui s'élève peu à peu en soi et et donner
une poignée de main à celui ou celle qui reprend sa vie d'artiste du quotidien en main.

16 ANS D'AVENTURE

une ière neige sur le lac
un pic bois qui passe en ami
un chien qui marche sur la galerie
deux hommes qui parlent de la vie

une peinture sur le mur
l’homme se lève
me rappelle l’essentiel

sa peinture date de 16 ans
l’homme avait déja 38 ans
était amoureux fou d’une femme
qui tenait dépanneur, corps et âme

pendant que lui
d’un autobus
était chauffeur de vie

travaillait pour
Chevrette transport La Tuque
avait hâte a la fin de semaine
tiens ben ta tuque

rêvait du cap de la madeleine
mais le dépanneur ferme si tard
toute la semaine

en attendant
monte chez son frêre en haut
avec toiles et pinceaux

REFRAIN

sur sa toile
des arbres, des billots et de l’eau
qui dansent l’amour
comme la chute entraêne tout su l’tableau

quand on contrôle pu rien
c’est qu’y a des matins
où l’amour doux
c’est trop fou

quand on contrôle pu rien
c’est qu’y a des matins
où l’amour doux
c’est trop fou

COUPLET 2

y a pu de neige sur le lac
ou est le pic bois mon ami
le chien est en bas d’la galerie
l’homme est dehors avec un sac de voyage

sa vieille peinture
reste sur le mur
avec toute sa magie

un grand amour
c’est tellement fort
que leur ière fille s’appelle Pascale
une ado de 15 ans qui mord
la vie comme à son ier bal

pendant qu’sa soeur
Justine 9 ans
sourit aux étoiles

la femme se meurt d’un cancer
l’homme a finit par jeter sa dernière bière
il doit monter à Trois-Rivières
il sera bientôt père et mère

sa vieille peinture
su l’mur le rassure
sur 16 ans d’aventrures

REFRAIN FINAL

sur sa toile
des arbres des billots et de l’eau
qui dansent l’amour
comme la chute entraîne tout
su l’tableau

quand on contrôle pu rien
c’est qu’y a des matins
où l’amour pur c’est trop dur

quand on contrôle pu rien
c’est qu’y a des matins
où l’amour pur
c’est trop dur

Pierrot
vagabond céleste


www.enracontantpierrot.blogspot.com


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