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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 17:53

~~À Londres en 1956:

Sir Laurence Olivier se prépare à réaliser un film. Le jeune Colin Clark, enthousiaste étudiant de cinéma, veut être impliqué et manœuvre pour obtenir un emploi : il parvient à être embauché comme troisième assistant réalisateur sur le plateau du film. Il est ainsi témoin des relations entre l'acteur-réalisateur et son actrice-productrice Marilyn Monroe durant le tournage du Prince et la Danseuse.

Lorsque Marilyn Monroe arrive en Angleterre pour le début du tournage, la ville de Londres est en effervescence à l'idée de recevoir une telle star.

Commence alors une opposition entre un réalisateur de plus en plus dur et une comédienne surmédiatisée, qu'un mariage récent avec l'intellectuel Arthur Miller et que des doutes incessants fragilisent.

Intrigué par Marilyn Monroe avant même de la connaître, Colin Clark est progressivement invité par la jeune femme à entrer dans son monde intérieur, où elle lui dévoile ses luttes intimes, ainsi que ses craintes relatives à sa célébrité, à sa beauté et à son désir d'être une grande actrice.

MY WEEK WITH MARILYN

En 2004, Curtis approche le producteur David Parfitt et lui propose de faire un film fondé sur The Prince, The Showgirl and Me et My Week with Marilyn, deux récits écrits par Colin Clark à partir de ses souvenirs avec Marilyn Monroe. Adrian Hodges écrit et ajuste le scénario. Curtis et Parfitt se rendent alors à la BBC Films et au UK Film Council[ ; Harvey Weinstein accepte de financer le film.

My Week with Marilyn est tourné à la fin de l'année 2010, avec Michelle Williams dans le rôle principal, Kenneth Brannagh en sir Laurence Olivier, Julia Ormond en Vivien Leigh et Emma Watson en Lucy, assistante de la star (son premier rôle depuis la fin de la saga Harry Potter).

Audition

 
Michelle Williams et Dougray Scott sur le tournage à Mayfair

Scarlett Johansson fut approchée pour le rôle de Marilyn Monroe, qu'elle refusa ; Michelle Williams fut alors choisie.

Pour interpréter Laurence Olivier, le choix se porta tout de suite sur Kenneth Branagh : leur passion commune pour William Shakespeare les unissait depuis longtemps.

Catherine Zeta-Jones fut approchée pour interpréter Vivien Leigh, mais elle déclina afin de passer plus de temps avec son mari Michael Douglas, en convalescence après un cancer de la gorge en 2010. Après le refus de Catherine Zeta-Jones, la direction s'est tournée vers Rachel Weisz ; celle-ci travaillant alors sur trois projets, elle repoussa à son tour l'offre. Elaine Hendrix fut pendant un temps pressentie pour le rôle, mais Julia Ormond fut choisie.

Analyse

Simon Curtis : « Pour de nombreuses personnes, Marilyn est plus une icône qu'une actrice. Ils n'ont pas autant vu ses films qu'ils ont son portrait.

Ma méthode dans ce projet était de tomber amoureux du premier des deux mémoires écrits par Colin Clark. Comme ancien assistant-directeur au Royal Court Theatre, j'ai trouvé cela fascinant[ »

Simon Curtis compare son film à Lost in Translation de Sofia Coppola : deux personnes entrent accidentellement dans l'orbite de l'autre, partagent une intimité dans leurs solitudes respectives, s'apportant consolation et amitié (qui flirte avec les sentiments), pour finir par se séparer définitivement.

Autour du film

  • Michelle Williams remporte pour son rôle le Golden Globe 2012 de la « Meilleure actrice-Comédie », récompense que la réelle Marilyn Monroe remporta également 52 ans auparavant, en 1960.
  • Kenneth Branagh interprète Laurence Olivier dans ce film.
  • Branagh et Olivier ont tous deux joué et dirigé des versions cinématographiques de William Shakespeare : Othello, Hamlet et Henry V. Dans leurs films respectifs sur Hamlet et Henry V, ils jouent tous deux le rôle-titre, alors que pour Othello, si Laurence Olivier accepte d'en revêtir le costume, Branagh choisit d'interpréter le sinistre Iago. Par ailleurs, Laurence Olivier a dirigé et joué dans Richard III, pièce que Branagh a enregistrée pour la radio et un livre sur la pièce. Enfin, les deux personnalités sont réunies à travers le film Sleuth : Olivier joue dans la version 1972 alors que Branagh dirige celle de 2007.
  • Judi Dench, qui interprète Dame Sybil Thorndike, raconte qu'elle a eu l'occasion de la rencontrer à plusieurs reprises ; la première fois eut lieu en 1958, lorsque Dench participait à la pièce Roméo et Juliette au Old Vic Theatre : « She came round to see us afterwards and was so charming. We were young actors and she was lovely to us and strongly encouraging and gentle. I think they got very, very close to how Dame Sybil was in the script. »

Critiques

My Week with Marilyn reçoit en majorité des critiques positives. L'agrégateur Rotten Tomatoes rapporte que 80 % des 25 critiques ont donné un avis positif sur le film, avec une bonne moyenne de 7,3/10 . L'agrégateur Metacritic donne une note de 67 sur 100 indiquant des « critiques positives »].

D'excellents acteurs, un film extraordinaire pour nous refaire découvrir Marilyn

J'ai toujours admiré Marilyn mais comme la plupart des gens je suis resté sur certains clichés la concernant. Trés jeune, j'ai compris que cette femme cachait de profondes blessures liées à son enfance: mère internée dans un hôpital psychiatrique, père absent, abus sexuels... Puis, toujours cette recherche de 'l'homme idéal" , celui qui saurait l'aimer, la protéger...

En découvrant, ce film, j'ai encore aimé davantage Marilyn et elle demeure vivante dans mon coeur...

MY WEEK WITH MARILYN
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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 20:48

 

 

"Mon ami, pour l'amour du Sauveur, abstiens-toi

De creuser la poussière déposée sur moi.

Béni soit l'homme qui épargnera ces pierres

Mais maudit soit celui violant mon ossuaire".

 

 Angleterre-Shakespears-signature.gif

 

 

 

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<SITE OFFICIEL<

 

 

 

 

 

Angleterre shakespeare

 

 

 

Et si les chefs-d'oeuvre de William Shakespeare (1564-1616) n'étaient pas de William Shakespeare?

Si ce grand nom de la littérature élisabéthaine n'avait été qu'un copiste?

C'est sur ce "doute" que le réalisateur Roland Emmerich a bâti un film en forme d'intrigue(s).

Et  si ces "doutes" s'avéraient infondés?

Si ces suspicions reposaient tout simplement sur un malentendu, une parfaite et solide incompréhension d'un génie, qui aurait donc réussi, jusqu'au XXIeme siècle, à dérouter, après ses contemporains,  à encore faire couler beaucoup d'encre et attirer les foules amoureuses du Septième Art...?

 

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"C’est l’une des plus fascinantes énigmes artistiques qui soit, et depuis des siècles, les plus grands érudits tentent de percer son mystère. De Mark Twain à Charles Dickens en passant par Sigmund Freud, tous se demandent qui a réellement écrit les œuvres attribuées à William Shakespeare. Les experts s’affrontent, d’innombrables théories parfois extrêmes ont vu le jour, des universitaires ont voué leur vie à prouver ou à démystifier la paternité artistique des plus célèbres œuvres de la littérature anglaise.

A travers une histoire incroyable mais terriblement plausible, "Anonymous" propose une réponse aussi captivante qu’impressionnante.

Au cœur de l’Angleterre élisabéthaine, dans une époque agitée d’intrigues politiques, de scandales, de romances illicites à la Cour, et de complots d’aristocrates avides de pouvoir, voici comment ces secrets furent exposés au grand jour dans le plus improbable des lieux : le théâtre…".

 

-Allociné-

 

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Italie-Giovanni-Battista-Moroni--1565-68_-Portrait-of-a-Tai.jpg Giovanni Batista Moroni (1565) Portrait of a tailor.

 

 

  Trois cent costumes que la chef costumière, Lisy Christl, et son équipe ont spécialement créés pour les besoins du film ; de la robe sur mesure de la reine Elizabeth aux vêtements portés par les figurants jouant de simples spectateurs de théâtre. La chef costumière n'a pas hésité à effectuer elle-même ses propres recherches sur la mode et les costumes de l'époque via de nombreux ouvrages historiques, afin de coller du mieux possible à cette réalité passée.

 

 

 

 

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Elizabeth Ière (1533-1603; reine d'Angleterre 1558 à 1603);  fille d'Henry VIII et d'Anne Boleyn. Déclarée "bâtarde" à la mort de sa mère, elle eut une enfance triste et studieuse.Devenue reine en 1558, après avoir été rétablie dans ses droits en 1544, elle dut  lutter âprement contre la puissance espagnole. La marine anglaise détruisit l'Invincible Armada de Philippe II; ce fut alors l'époque de la suprématie anglaise sur les mers. Elizabeth Ière, surnommée "la Reine vierge", favorisa le commerce et les arts et son règne (l'ère élisabéthaine) marque l'apogée de la musique, du théâtre et de la littérature anglais. Mais la cruauté avec laquelle elle persécuta les Catholiques, en particulier irlandais, entache un règne long et fastueux.

 

 

 

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La directrice de la photographie, Joan Foster, et Roland Emmerich, le réalisateur, ont puisé leur inspiration visuelle dans les tableaux de Johannes Vermeer et de George de La Tour, deux peintres du 17ème siècle connus pour avoir façonné leurs œuvres à l'aide d'un faible éclairage artificiel. Une volonté de la part du binôme qui voulait "que chacun des plans du film ait l'air d'être tiré d'un tableau".

 

 

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La reconstitution de l'Angleterre du XVIème siècle a eu lieu dans les studios allemands de Balbersberg. Ce ne sont pas moins de 70 bâtiments qui ont été construits pour les besoins du film. Parmi eux s'érige notamment une impressionnante réplique grandeur nature du théâtre de Rose, situé en plein cœur de Londres.

 

 

 

 

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Le premier théâtre en forme de rotonde: le théâtre de Rose à Londres.

 

 

 

 

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L'histoire d'Édouard de Vere (1550-1604), 17e comte d'Oxford, qui dans le film, s'est  avéré être l'auteur de toutes les pièces de William Shakespeare, sur fond de succession du trône de la reine Élisabeth Ière d'Angleterre, entre le clan Tudor et le clan Cecil.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Edouard de Vere (1550-1604), comte, diplomate et espion (of course).

 

 

 

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L'acteur Ralf Scampe est Shakespeare.

 

 

 

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La très talentueuse Vanessa Redgrave est la reine Elisabeth 1ère.

 

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Derrière la façade pudibonde de la Cour de la "Reine vierge",  chef de l'Église d'Angleterre, la jeunesse aristocratique s'amuse...Parfois à en perdre la tête...

 

 


 

 

Des critiques et des historiens ont tenté d'acréditer la thèse selon laquelle Shakespeare n'aurait été que le prète-nom d'un auteur alors plus illustre, Francis Bacon ou Christopher Marlowe, ou de naissance aristocratique, Edouard de Vere, comte d'Oxford, ou William Stanley, 6ème  Comte de Derby. On peut habiller des connaissances les plus aprofondies ces divagations; néanmoins il y a dans ces hypothèses, parfois ingénieuses ou le plus souvent chimériques, la manifestation d'une incompréhension fondamentale à l'égard de ce génie dont la singularité est d'ignorer les préjugés de caste et les interdits qui en découlent.

Shakespeare est bien le poète inspiré d'une oeuvre immense qui fait toujours l'émerveillement d'un public innombrable.

Aussi bien n'est-il point d'oeuvre dont le catalogue soit plus difficile à établir que la sienne, seize pièces seulement sur les trente sept qu'on lui attribue ayant été publiées de son vivant; et dans des conditions souvent suspectes.

C'est en 1623 que deux de ses amis de la Compagnie des King's Men , Heminge et Condell, publièrent un premier folio qui authentifiait l'oeuvre shakespearienne dans son ensemble. Sacrifiant la chronologie à la logique, ils la répartissaient en comédies, drames historiques et tragédies. L'arbitraire d'une telle classification apparaît vite. Passant outre aux catégories qui nous sont devenues familières, Shakespeare a mené de front, sa vie durant, les trois genres, mêlant en toute spontanéité le rire et les pleurs, la grâce aérienne au réalisme le plus sordide, la noblesse et la générosité au vice le plus noir. 

 

 

Angleterre-Soest-portrait_of_Shakespeare.jpg William Shakespeare (par Johan von Soest ?) est un artiste caché. En définitive, les historiens ne savent pratiquement rien de sa vie privée.
Angleterre Shakespeare-TestamentTestament de William Shakespeare.
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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 21:04

 

   

   

Home Box Office (HBO)

 

ROME

   

 

 

 

 

 

Cette superbe série télévisée, portant le label de qualité de la BBC, relate à la fois les événements ayant entraîné la chute de la République romaine et la naissance de l'Empire romain, vus à travers les yeux de leurs principaux protagonistes, la vie et les aventures de deux soldats de la Treizième Légion, le légionnaire Titus Pullo et le centurion Lucius Vorenus, qui sont témoins de ces événements, et parfois même les influencent.

La première saison débute lorsque Jules César (13 juillet 101 av.JC-15 mars 44) revient de Gaule à la fin de son mandat de proconsul, refuse de libérer ses légions selon l'ordre du Sénat, et s'apprête à franchir le Rubicon à la tête de ses légions et à marcher sur Rome. Dès lors, l'action retrace les luttes de pouvoir entre Pompée (106 av.JC-35) et César, jusqu'au triomphe de César et à l'assassinat de ce dernier aux ides de mars en 44 av. J.-C. Lucius Vorenus, sous la protection de César et de Marc Antoine, y entreprend son ascension sociale qui va le conduire jusqu'au Sénat avant d'être victime d'un drame familial, alors que Titus Pullo noue des liens avec le jeune Octave (Octavius Thurinus, 63 av.JC-14 ap.JC) tout en éprouvant des difficultés à réintégrer la vie civile.

Kevin McKidd. Home Box Office (HBO) Le centurion Lucius Vorenus excellemment incarné par Kevin McKidd: dans son regard, la détermination de Rome et l'angoisse de sa destinée...

La deuxième saison reprend le thème de la lutte de pouvoir, mais cette fois-ci entre Marc Antoine et Octave, après l'assassinat de César. Elle se termine sur la mort de Marc Antoine et de Cléopâtre en Égypte et le triomphe final d'Octave qui devient le premier empereur romain sous le nom d'Auguste (63 av.JC-14 ap.JC).

 Lucius Vorenus connait une brutale descente aux enfers et devient le chef d'une bande de brigands de l'Aventin avant d'attacher son destin à celui de Marc Antoine, et Titus Pullo, récemment marié, aide son ami à sortir de sa mauvaise passe avant de devenir son second, puis de le remplacer quand Vorenus part pour l'Égypte. Quand Octave part lui-même pour l'Égypte, il emmène Pullo avec lui, permettant ainsi aux deux vieux amis d'être réunis une dernière fois...

Home Box Office (HBO)

Kevin McKidd. Home Box Office (HBO)

Kerry Condon & Polly Walker. Home Box Office (HBO)

 

Rome est une série télévisée américano-britannique-italienne en 22 épisodes répartis en deux saisons, créée par John Milius, William J. MacDonald et Bruno Heller. Elle raconte l'histoire des dernières années de la République romaine, depuis la fin de la guerre des Gaules jusqu'à l'avènement d'Auguste, mais ses deux personnages principaux sont deux soldats romains qui se retrouvent pris dans la tourmente des événements.

Série télévisée au budget le plus élevé de l'histoire à l'époque de sa production, Rome a connu un succès critique et commercial et a été plusieurs fois nommée aux Emmy Awards et aux Golden Globes, remportant au total 7 Emmy Awards. Cependant, le nombre de saisons a dû être ramené de cinq initialement prévues à deux, en raison du coût trop important des épisodes de la série.

 

Home Box Office (HBO)

Voilà une excellente série TV dont la qualité provient directement du savoir-faire, du talent et du professionnalisme "Made in britain" via la BBC, soutenu par un budget à l'américaine. Si l'historicité est parfois égratignée, en particulier dans le raccourci de l'espace temps, l'authenticité est réelle autant dans les grandes lignes que dans les détails et la qualité de jeu de tous les acteurs est d'un très haut niveau. 

 

Nous plongeons dans une Rome populeuse et sale, où l'on sent  planer les odeurs fétides, bien que la Ville ait bénéficié d'un réseau d’égouts et de canalisations sophistiqués pour l'époque, mêlées à celles des épices, des plats cuisinés, des menaces d'épidémies, d'incendies, de meurtres et d'émeutes populaires sporadiques; une Rome où les murs sont couverts de tags injurieux et obscènes, déversoir de toutes les haines et frustrations, sorte de réseau Internet où la parole s'affranchit par l'écrit simplifié.  Une Rome donc, très différente des péplums hollywoodiens des années 50-60; la Ville, telle qu'elle fut au quotidien,  autant dans sa prestigieuse histoire, faite de guerres, de complots, d'insurrections, de corruption et nonobstant de grandeur, que porteuse d'une civilisation inégalée et encore vivante aujourd'hui pour nos contemporains les plus cultivés. 

Plus précisément, nous voyons clairement comment la république se délite sous les coups qui lui sont portés par les deux ambitieux que sont Pompée et Jules César,  sous le regard impuissant des sages (les philosophes) . De cette crise majeure naîtra l'Empire, dont le fondateur, Auguste, deviendra un des plus grands empereurs de toute l'histoire de cette Ville qui fut la maîtresse du monde.

Les deux héros de cette série passionnante, Titus Poullo et Lucius Vorenus sont en outre des hommes particulièrement attachants par leurs origines. Ce sont des soldats de Rome, dans cette armée  qui fut l'instrument de la puissance romaine; leurs qualités humaines, souvent complexes, sont parfois en conflit avec les vertus traditionnelles des Romains: piété, fidélité, gravité.

Concernant la piété, nous avons la satisfaction de la voir dans cette série souvent à l'oeuvre. Au quotidien, à travers des actes rituels de prières domestiques ou publiques, mais aussi, imprégnant les mentalités religieuses de ces temps antiques , à base de superstitions (le mot est pris dans son sens étymologique) qui rythmaient toute la vie des Romains, souvent de façon pesante, voire tyrannique. Cette dimension religieuse fut longtemps occultée au cinéma, par un regard trop matérialiste et horizontal; il semble que cette époque soit révolue et que les réalisateurs du XXIème siècle prennent enfin en considération cet élément religieux fondamental de la vie de nos ancêtres. 

Home Box Office (HBO) Jupiter (jus pater: père de la justice): le dieu des dieux, juge et arbitre des Romains.

 

Autre élément historique rapporté par les créateurs de la série : l'esclavage.

Le statut des esclaves et leurs conditions de vie sont évoqués dans toute leur réalité, de façon dramatique, telles qu'elles furent pendant des siècles dans le monde antique: l'esclave n'est pas considéré comme un être humain, il est "un objet qui parle". L'esclave est un instrument de travail, de services, de plaisirs en tout genre. L'esclave n'a, en principe, aucun droit, aucune personnalité juridique, il est une "chose" possédée par son maître. Ce dernier le choisit et l'achète comme une marchandise plus ou moins précieuse, selon les arrivages sur les marchés, enfin, le propriétaire a droit de vie et de mort sur son esclave. Le passage où Lucius va prendre possession d'un lot pour tenter de faire commerce d'esclaves gaulois est en l'occurrence très significatif. C'est un des passages les plus tragiques de la série, particulièrement lorsqu'il recueille un enfant, seul survivant, blotti contre le cadavre en voie de sa mère dont il caresse les cheveux. Lucius l'emporte, non par compassion mais  sans ménagement, comme un paquet, pour  le "retaper" puis le revendre un bon prix afin de recouvrir une partie de ses frais et combler ainsi sa perte ...

On est esclave par la naissance; les enfants d'une esclave, quel que soit le père, sont esclaves. On devient esclave, soit par le droit de guerre (prisonnier), soit par achat d'un pérégrin (étranger résidant temporairement ou définitivement sur le territoire de Rome), vendu à un Romain (certains rois orientaux vendaient ainsi leurs sujets), soit par suite d'un acte juridique (condamnation, vente volontaire, vente pour dette, vente du fils par son père), soit enfin par "exposition"; l'enfant exposé (donc non reconnu) appartient à qui le ramasse. Les esclaves appartiennent soit à des collectivités (servi publici), et exercent des fonctions diverses dans la cité, pour le compte du collège, ou du service public auquel ils sont affectés, soit à des particuliers qui les emploient tantôt pour le service domestique, tantôt pour l'exploitation de la terre. A la fin de la République qui est la période évoquée dans la série, on se préoccupe de soustraire l'esclave à l'arbitraire du maître, de défendre l'esclave vieux et malade, d'empêcher l'exposition aux bêtes... 

La main-d'oeuvre servile joue un très grand rôle dans tout le monde antique; c'est sur elle que se fonde l'économie et les institutions de la cité, à Rome comme en Grèce, excluant du droit et de la "communauté" une part importante de la population.

Si les esclaves sont indispensables dans un monde où les machines n'existent pas encore ( il faudra attendre les moulins), ils sont aussi par leur nombre un sujet de craintes: dans tout le monde antique gréco-romain, les révoltes des esclaves demeurent une menace potentielle et sont le cas échéant impitoyablement réprimées: les esclaves révoltés sont promptement massacrés ou crucifiés. La mort sur la croix est une mort lente et infamante, un supplice d'une cruauté sans nom, typiquement romain, réservé aux criminels de basse extraction, les nobles ayant le privilège d'avoir la tête tranchée d'un coup de hache.

 

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Pour comprendre cette situation dans le passé, il faut constater que de nos jours, une forme moderne d'"esclavage" a survécu, plus ou moins discrètement, dans le monde arabo-musulman où dans les faits, il n'a jamais été aboli. En particulier dans les royaumes arabes qui exploitent des travailleurs immigrés chrétiens (parmi eux, de nombreux Philippins, entre autres...) puisque depuis le VIIème siècle, un musulman ne peut réduire en esclavage un autre musulman. Cette main d'oeuvre servile et domestique plus ou moins clandestine, très fragilisée, sans papiers ni protection juridique et sociale, subit des conditions de travail extrêmement dures ainsi que des maltraitances verbales et parfois physiques, surtout chez les femmes qui peuvent craindre de disparaître...

Bien sûr, il leur est interdit de pratiquer leur culte, de porter un bijou avec une croix, d'emmener une bible en terre d'Islam.

 Cette situation perdure grace au silence étrange des medias occidentaux et des multiples associations des Droits de l'Homme, par ailleurs si prompts à  traquer et dénoncer le racisme et toutes les formes de discriminations sur la planète et Internet. Sauf exceptions qui confirme la règle, ce silence complice se répand dans toutes les sphères de l'information et de la communication par auto-censure. 

 

Certes, il y avait des esclaves qui, de par leurs compétences, bénéficiaient dans le monde gréco-romain, de conditions privilégiées:   des artistes, des ouvriers spécialisés, des chefs de rang, des médecins... mais ils n'étaient pas des hommes libres. Certes, le maître pouvait affranchir un(e) esclave et même l'adopter ensuite, mais ce cas de figure demeurait exceptionnel. A Rome, se dessine de très bonne heure un mouvement très net en faveur d'une intégration, au moins potentielle, des esclaves à la cité.

Lindsay Duncan. Home Box Office (HBO) Une dame de la haute société romaine avec ses esclaves;(l'excellente actrice Lindsay Duncan qui joue le rôle de Servilia, mère de Brutus et amante de César; son prénom peut suggérer ses origines serviles).

  De très nombreuses familles romaines possédaient au moins un esclave. Certains esclaves aisés pouvaient eux aussi posséder des esclaves. Les plus riches Romains pouvaient en posséder plusieurs centaines répartis dans leurs domaines (la maison et les terres agricoles). Tous les esclaves n'étaient pas mal traités; d'ailleurs, les maîtres cruels étaient montrés du doigt par leurs pairs et pouvaient même être poursuivis en justice dans certains cas extrêmement rares.

A l'opposé, les maîtres jugés trop bons, étaient dénoncés comme laxistes et en cela, dangereux pour l'ordre public.

Il y a un passage très révélateur, où Lucius rappelle sa femme à l'ordre quant à son manque de fermeté vis-à-vis d'une jeune esclave. Parfois, certains esclaves faisant partie de la famille depuis longtemps, où particulièrement loyaux, pouvaient bénéficier de sentiments affectueux de la part de leurs maîtres. Avec la religion chrétienne (Ier siècle après JC), à laquelle se convertissent de nombreux esclaves, ces derniers sont considérés comme des êtres humains à part entière de la part de leurs maîtres qui se sont convertis à leurs risques et périls. Ce cas de figure devenant de plus en plus fréquent, il est un des motifs de la persécutions des "sectateurs de ce Jésus de Nazareth", ce "fou", qui osa enseigner qu'aux yeux de Dieu, tous les hommes sont libres et égaux dés leur naissance, les plus persécutés jouissant d'un amour plus particulier de la part du Dieu d'Amour, tel que le défini l'apôtre St Jean. 

 

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Rome a deux visages: humaniste, protectrice et civilisatrice, pétrie de la sagesse antique des philosophes grecs et simultanément, guerrière, impitoyable et conquérante. Mais sa force résidera dans sa capacité à "romaniser" les nombreux peuples qu'elle aura soumis de grès ou de force. Rome est aussi assoiffée de conquêtes pour asseoir son hégémonie, mais aussi pour s'approvisionner en blé, en matières premières, métaux et esclaves. 

Les Romains (comme Lucius), se complurent dans une image idyllique d'appartenir à un peuple vertueux: piété, fidélité à la parole donnée, gravité. Mais il est sûr qu'elle ne pouvait avoir été absolument véritable. Et pourtant, il est certain aussi que les Romains témoignèrent toujours de très hautes exigences morales et que s'étant fixé un idéal de vertu, ils le rejetèrent dans le passé, en lui conférant la valeur d'un mythe dont ils s'efforçaient d'être digne.

Cette vertu romaine est faite de volonté, de sévérité (la gravitas, le sérieux, exempt de toute frivolité), de dévouement à la patrie. C'est peut-être ce dernier sentiment qui détermine et oriente tous les autres: il ne ressemble qu'en apparence au patriotisme moderne, avec lequel on a souvent voulu le confondre; il est plutôt, dans son essence, la conscience d'une hiérarchie qui subordonne strictement l'individu aux différents groupes sociaux, et ces groupes eux-mêmes les uns aux autres.

Home Box Office (HBO)Home Box Office (HBO)Kevin McKidd. Home Box Office (HBO)Max Pirkis. Home Box Office (HBO)Ciaran Hinds. Home Box Office (HBO)Home Box Office (HBO)

 

 Pour un Romain, les impératifs les plus contraignants émanent de la cité; les plus immédiats, de la famille. L'individu ne compte guère en dehors de sa fonction dans le groupe: soldat, il appartient corps et âme à son chef; laboureur, il doit faire valoir sa terre de son mieux, au service de son père ou de son maître s'il est simple membre d'une familia, pour le bien de la familia elle-même, présente et future, s'il est père de famille et responsable d'un domaine, aussi réduit soit-il. Magistrat, il est délégué par ses égaux à une fonction, et celle-ci ne saurait lui valoir le moindre avantage personnel; au besoin même, il devra lui sacrifier tout ce qui lui est cher et jusqu'à sa personne. 

 

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 Octavius, adolescent, incarné par le très talentueux Max Pirkis. Doué d'une grande intelligence, d'une froide lucidité envers son entourage, d'une détermination implacable. Mais aussi et surtout d'une maturité politique précoce lui faisant désirer pour Rome, un destin exceptionnel, Octavius deviendra le premier empereur romain sous le nom d'Auguste.

 

 

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C.Octavius Thurinus adulte (excellent Simon Woods), petit-neveu de César par les femmes, naquit en 63 avant-JC, date du Consulat de Cicéron et de la conjuration de Catalina. Son père, mort en 58, appartenait à une riche famille de Velitrae dont il avait été le premier membre à entrer au Sénat. Adopté par César, Octave prit en 44 le nom de C.Julius Caesar Octavianus. En 45, il fait partie de l'état-major du dictateur, qui l'envoie achever son éducation à Appolonie (Illyrie, Grèce), où se forme une armée en vue d'une expédition contre les Parthes. C'est là, qu'en 44 lui parvient la nouvelle de l'assassinat de son père adoptif. Dès lors, il s'acharne à revendiquer son héritage.

Treize ans plus tard, seul maître de Rome après Actium, il entreprend une oeuvre immense de réorganisation et de restauration sur tous les plans, et inaugure un régime où le pouvoir centralisateur du Prince (princeps: le premier) s'allie au respect-apparent- des traditions républicaines.

 

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Buste d'Auguste, pontifex maximus, c'est-à-dire, "pont" entre le ciel et la terre, entre le divin et l'humain. Cette fonction religieuse (religare= relier) est rattachée à la fonction d'empereur.

 

 

Il est probable que la conception tyrannique du devoir civique fut imposée surtout par la société patricienne qui s'empara du pouvoir en 509 av.JC; c'est la gens (clan,société romaine archaïque, paysanne, de caractère patriarcal) qui contribua à maintenir la stricte hiérarchie des éléments sociaux, en assurant matériellement la dépendance des individus par rapport au clan, en perpétuant l'autorité du pater familias dispensateur de la nourriture quotidienne, en enserrant les membres de la  maison dans un réseau de pratiques religieuses qui symbolisaient le caractère éminent de la gens par rapport à chacun d'entre eux.

Et c'est à ce moment que s'imposèrent, issues d'un milieu paysan, les grandes vertus romaines.

 

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Photo d'Herbert List,  jeune pâtre; Sicile, 1952.

La vertu essentielle, cardinale, pour un Romain, est précisément celle qui répond la plus directement à l'idéal paysan: la vertu de "permanence".

On regardera comme conforme au bien tout ce qui aura pour effet de maintenir l'ordre existant: la fécondité de la terre, l'espoir de la moisson,le retour répété des années, le renouvellement régulier de la race, la stabilité de la propriété (revoyez le film Gladiator et son héros).

On condamnera tout ce qui est anarchique, novateur,tout ce qui menace la régularité des rythmes, tout ce qui dépayse. En cela, le Romain idéalisé est profondément conservateur.

Le mot luxus permet de comprendre cet état d'esprit... Le terme vient, à l'origine, de la langue paysanne: il désignait la végétation spontanée et indésirable qui, par indiscipline, compromet la récolte. Exubérance des blés en herbe, trop drus; exubérance de la vigne qui pousse tout en feuilles, au détriment des grappes. Luxus ou luxuries, c'est tout ce qui rompt la mesure. Ce peut être l'écart d'un cheval mal dressé. C'est, pour l'homme, tous les excès qui le portent à chercher une surabondance de plaisir, ou même simplement à s'affirmer de façon trop violente, par son faste, ses vêtements, son appétit de vivre. Le luxe, au sens moderne, est condamnable pour ses effets moraux, car il développe le goût du lucre, il détourne l'individu de ses vraies tâches, favorise la paresse. La morale romaine se montrait sévère envers tous les abus de la vie quotidienne en reposant sur la méfiance, essentiellement paysanne, à l'encontre de toute nouveauté, tout manquement à la discipline ancestrale, tout ce qui tend à déborder le cadre de la cité. Quiconque s'abandonne au luxe témoigne par là qu'il manque de discipline sur lui-même, qu'il cédera à ses instincts: à l'attrait du plaisir, à l'avidité, à la paresse et, sans doute aussi, le jour venu, sur le champ de bataille, à la peur, qui n'est que le très naturel instinct de conservation.

 

Rome-details-costume-legionnaire.jpg

 


  L'idéal romain: le légionnaire.

 

 

 

 France-pierre-et-gilles-c-print-photo-lot-sexy-gay-models-4.jpgPhoto Pierre&Gilles

 

 

Le gladiateur est à l'inverse, celui qui incarne la violence gratuite, une virilité exacerbée, en dehors de la cité. Fascinant,adulé par les foules, tant par la plèbe que par les riches romaines, esclave, sa vie ne vaut que par ses qualités de combattant où sa violence s'exerce dans un lieu fermé, l'arène, propre à contenir toute la violence du monde. Le gladiateur, toujours enfermé dans sa caserne où l'arène, est condamné à se battre à perpétuité et à mourir sous les clameurs d'une plèbe rugissante.

Cette morale romaine est très nettement orientée: sa fin est la subordination de la personne à la cité, et, jusqu'aux derniers temps, l'idéal demeurera la même, en dépit de toutes les transformations économiques et sociales. Lorsqu'un Romain, encore sous l'Empire, parlera de virtus (le mot dont nous avons fait vertu et qui signifie, proprement, la qualité d'être un homme, vir), il entendra moins la conformité à des valeurs abstraites que l'affirmation en acte, volontaire, de la qualité virile par excellence, la maîtrise de soi, concédant, non sans dédain, à la faiblesse féminine  l'impotentia sui, l'incapacité à dominer sa nature.

Dans tout cela, aucune valeur qui soit d'ordre religieux au sens où l'entend la pensée moderne. Les dieux romains n'ont jamais produit de Décalogue (Dix Commandements), ni la société pris ce détour afin d'imposer ses impératifs. La religion, pourtant, est loin d'être absente de la vie morale -et la série le montre bien- mais elle intervient comme une prolongation de la hiérarchie. Les dieux n'ordonnent pas aux hommes de se conduire de telle ou telle façon; ils n'exigent que l'accomplissement des rites traditionnels. A cette condition, ils promettent de maintenir leur action bienfaisante: Jupiter enverra la pluie et inspirera les magistrats de la cité, Ops assurera l'abondance dans les champs, Cérès fera pousser les blés, Liber Pater, mûrir le raisin et fermenter le vin, Mars protégera les armées et combattra du côté des Romains, enflammera le cœur des soldats. Mais surtout, cette action divine, permanente et crainte, donc tyrannique, se révèlera efficace pour détourner les mille dangers qui menacent à chaque instant les activités humaines. Robigo, convenablement priée, épargnera aux blés la rouille; la déesse Feber (fièvre; février) assurera la bonne santé, Cloacina purifiera la ville des miasmes qui propagent les pestes, Faunus et Palés chasseront les loups et les éloigneront des troupeaux. Cette hantise du religieux rend les Romains superstitieux et angoissés; car les dieux sont imprévisibles et capricieux: même s'il semble que tous les rites religieux aient été scrupuleusement respectés, les catastrophes en tous genres peuvent s'abattre sur les hommes. Les menaces sont toujours au-dessus des têtes. Que faire alors? Il faut scruter les rites et les activités des hommes. Les soupçons envahissent tous les esprits et il faut trouver un ou des coupables.

Ce sentiment de culpabilité, depuis le meurtre fratricide de Romulus, le premier roi, est omniprésent chez les Romains, en dépit de certaines apparences d'insouciance.

 

 

 

 

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Peinture de Ludwig von Hoffman (1861-1945)

 

 

 

  France-PierreGilles-Hermes.jpgHermès chez les Grecs, Mercure chez les Latins, dieu messager, vu par les photographes Pierre & Gilles.

Dieu grec à l'origine, messager des Olympiens, fils de Zeus et de Maïa; il est le guide des voyageurs, conducteur de l'âme des morts; personnification de l'habileté et de la ruse; il est aussi le dieu du vol et du mensonge, patron des orateurs et des commerçants, inventeur des poids et des mesures, des premiers instruments musicaux; il est aussi le dieu de la santé et le dieu berger, l'inventeur de toutes les sciences, en cela il porte le caducée qui devient un de ses attributs...

 

 

 

 

 

 

La religion romaine archaïque semble le plus souvent froide et les historiens modernes ont relevé qu'elle était réduite, le plus souvent, à l'accomplissement formel d'un contrat entre l'homme et les divinités. Ils voient là l'une des raisons profondes pour lesquelles Rome se montra rapidement accueillante aux cultes orientaux, plus émouvants, plus susceptibles de satisfaire les besoins profonds de l'âme, assoiffée de compassion; en d'autres termes, le formalisme vide de la religion romaine aurait préparé la voie au christianisme. Et, en effet, lorsque les contraintes sociales se desserrèrent, que le patriotisme, avec l'agrandissement presque infini de l'Empire et l'accession à la cité romaine de populations sans cesse plus nombreuses et étrangères à la tradition nationale, se trouva sans objet, les Romains demanderont à un dieu transcendant ce "premier moteur" de la morale que ne leur fournissait plus la cité. Pourtant, la vie religieuse des Romains était infiniment plus complexe que ne le disent ceux qui ne considèrent que la religion officielle et rejettent dans l'ombre les manifestations quotidiennes extrêmement nombreuses d'un sens du sacré qui, jamais, n'a fait défaut aux Romains.

 

 

France-1898-Eugene-Burnand-St-Pierre-St-Paul-courant-au-to.jpg

 

"Pierre et Jean courant au tombeau, après avoir entendu des femmes affirmer qu'il était vide et que jésus était ressuscité comme Il l'avait dit..." Peinture d'Eugène Burnand; 1898. C'est sur les ruines de la Rome impériale et païenne que le trône de St Pierre fut érigée et que s'édifia la capitale de la Chrétienté...

 



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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 16:44

WE WANT SEX EQUALITY

 

Bob Hoskins et Jaime Winstone. ARP Sélection

 

 

 

>SITE OFFICIEL<

 

 

 

En 1968, l'usine Ford de Dagenham (Grande-Bretagne) employait 55 000 personnes, dont 187 femmes.

183 d'entre elles sont couturières, chargées d'assembler des revêtements de siège de voitures. Mais Ford les paie 15 % de moins qu'un salarié masculin. Afin d'être reclassées, elles se mettent en grève. Puis revendiquent la parité salariale.

MADE IN DAGENHAM

Au siège américain de Ford, on sourit. Jusqu'au jour où l'assemblage des voitures est bloqué. En trois semaines, l'entreprise perd 8 millions de livres et menace de délocaliser.

Le Premier ministre, Harold Wilson, charge Barbara Castle, secrétaire d'Etat à l'Emploi et à la Productivité, de régler le problème. Ce qu'elle fera en recevant huit grévistes, à qui elle promet de légiférer.

En 1970, l'Equal Pay Act contraint les employeurs à rémunérer également hommes et femmes. 

 

Andrea Riseborough. ARP Sélection Sally Hawkins. ARP Sélection

Rosamund Pike. ARP SélectionSally Hawkins, Jaime Winstone et Andrea Riseborough. ARP SélectionJaime Winstone. ARP SélectionJaime Winstone & Sally Hawkins. ARP Sélection

 

Plutôt que de jouer la carte du réalisme pur et dur, We Want Sex Equality surfe sur la comédie sociale, dont les Britanniques ont le secret ainsi que la tendance à la mode retro des "seventies" .

Dans les faits, les grandes lignes sont respectées. Mais si Barbara Castle et le Premier Ministre travailliste de l'époque Harold Wilson sont bien là, les autres noms ont été changés et l'héroïne, Rita O'Grady, à la tête du mouvement à cause d'une langue bien pendue, n'existe pas. Son personnage a été imaginé à partir de divers témoignages d'authentiques grévistes de l'époque. Ces dernières, présentes au générique de fin, ont déclaré, dans le quotidien The Independent, que le film était proche de la réalité, à une exception près. Au début, on les découvre derrière leurs machines en tenue plus que légère à cause de la chaleur étouffante dans l'atelier. "C'était absolument interdit, et quand bien même, nous aurions eu trop de fierté pour nous habiller ainsi", rappelle une ouvrière retraitée.

Mais quand la légende est plus belle que la réalité... 

 

Sally Hawkins, Jaime Winstone et Andrea Riseborough. ARP SélectionJaime Winstone. ARP SélectionBob Hoskins, Sally Hawkins et Geraldine James. ARP Sélection   Andrea Riseborough, Miranda Richardson, Geraldine James, Sally Hawkins et Jaime Winstone. ARP Sélection

Sally Hawkins, Geraldine James, Jaime Winstone et Andrea Riseborough, Lorraine Stanley et Nicola Duffett. ARP Sélection

 

 


 

WHAT ABOUT NOW?

 

La nouvelle condition féminine fait débat aujourd'hui, quarante trois ans après les mouvements de 68.Et le combat pour l'égalité des salaires hommes/femmes demeure d'actualité, surtout chez les cadres. 

Aboutissement d'un long combat entamé par les Suffragettes britanniques, l'émancipation féminine franchit dans les années 60 un seuil décisif. Réduites à un statut juridique et politique inférieur-notamment en France par le Code civil napoléonien-  les femmes ont obtenu le droit de vote dés le début du siècle dans les pays anglo-saxons et scandinaves, puis en Allemagne et en Russie soviétique avant qu'il leur soit accordé en France et en Italie au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale.

 

 

 

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En France, Napoléon 1er: la Révolution puis l'Empire furent un mouvement politique et social régressif pour la condition féminine.  Napoléon rétablit l'esclavage dans les colonies françaises et, dans le Code civil, promulgua  un statut juridique inférieur pour les femmes.

 

 

 

 

La part grandissante qu'elles ont prises aux diverses activités professionnelles durant les deux guerres mondiales en remplaçant les hommes, phénomène accéléré par l'essor très rapide dans les années 50 du secteur tertiaire, n'a fait que renforcer leur position, à un moment où les progrés de la société de consommation calqué sur the american way of life, faisaient naturellement de la "ménagère" et de son "panier", la cible privilégiée de la publicité.

Le succés commercial remporté par la presse féminine prend, dés les années 50, la dimension d'un phénomène de société, au moment où la démocratisation des études secondaires donne aux jeunes filles les mêmes atouts qu'aux garçons  dans la compétition professionnelle.

La libération des moeurs, l'affaiblissement du cadre moral traditionnel, la revendication du plaisir sans contraintes exprimé en mai 68 ("Nous voulons jouir sans entraves!"), les modèles fournis par les héroïnes du "star system" et l'évolution des modes vestimentaires contribuent aux changements.

 

 

 

 

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  Une londonienne à la mode ;1967.

 

 

 

 

WHAT ABOUT THE MEN?

 

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En se libérant, les femmes ont en même temps libéré les hommes.  

 

 

 


 

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Joe Dalessandro

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 07:16

LE DISCOURS D'UN ROI

Wild Bunch Distribution

 

 

 Londres, de 1925 à 1939.

Le roi Georges VI doit prononcer, en temps de guerre, un discours très important à la radio.

Qui croira qu'on puisse faire tout un film à partir d'un non-évènement aussi méconnu? C'est pourtant ce que réussit Tom Hooper, un réalisateur encore peu connu en France, qui, avec de merveilleux acteurs, livre le plus beau film de ce début d'année.A voir de préférence en VO.

 

Colin Firth. Wild Bunch Distribution

Colin Firth est le roi Georges VI

 

Le texte du Discours d'un roi est à l'origine une pièce, jamais jouée, de l'Anglais David Seidler. En 2007, la mère de Tom Hooper (réalisateur de The damned united) entend une lecture publique de cette pièce et pressent qu'elle pourrait fournir le scénarion du prochain film de son fils. Elle avait raison!

Colin Firth & Helena Bonham Carter. Wild Bunch Distribution 

Les parents de la reine actuelle, Elisabeth II.Ils accèdent au trône à la suite d'un accident dynastique: l'abdication du frère de Georges VI qui renonce au trône pour pouvoir épouser une Américaine divorcée.

 

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 C'est un bon texte car c'est un bon sujet; et c'est un bon sujet car c'est une histoire vraie; peu vendable, commercialement parlant, certes.

L'histoire du roi Georges VI qui, en 1939, dut prononcer un discours décisif à la BBC, en une période cruciale (la Grande Bretagne a déclaré la guerre à l'Allemagne), adressé aux cinquante-huit pays composant l'Empire britannique, soit le quart de la population mondiale.Ce discours a pour objectif de rassembler tous les sujets de la Couronne autour de l'effort de guerre dont chacun sait qu'elle sera très meurtrière. Or, Georges VI n'aurait pas dû être roi et en outre, il était incapable de parler en public car bègue.

 

Colin Firth. Wild Bunch Distribution

 

Georges VI était affligé d'un bégaiement terrible et il n'était monté sur le trône que parce que son frère aîné Edouard VIII avait abdiqué pour épouser une Américaine déjà mariée deux fois. Ce couple de roman-photo n'est pas montré à son avantage dans ce film, ce qui est une prouesse pour notre époque si avide de "modernité", et en outre, cela renforce la sympathie qu'on éprouve d'emblée pour le cadet, Georges VI, roi d'Angleterre peu enthousiaste.

 

Colin Firth. Wild Bunch Distribution C'est un nouveau grand rôle pour Colin Firth, qui livre ici, peut-être plus encore que d'habitude, les étonnantes richesses de son non-jeu qui laisse apercevoir les mystères et les grandeurs d'un homme, alors qu'il paraît s'appliquer à les cacher le mieux possible.

Cette histoire vraie relève par certains aspects du conte légendaire: le roi, bègue et timide, se sait incapable de prononcer correctement un discours radiophonique très attendu, mais sa fonction l'y oblige.Un défi, puis un parcours initiatique,puis au bout, le moment de vérité.  Et à l'époque, impossible d'enregistrer pour corriger ensuite au montage: il faut parler en direct...

Et c'est son épouse, la duchesse d'York (  Helena Bonham Carte) la future et populaire "Reine Mère" qui prend en main le traitement de son royal mari pour que celui-ci, prêt à jeter l'éponge, arrive à articuler correctement et assume son rôle de souverain.

 

Colin Firth et Geoffrey Rush. Wild Bunch Distribution

Renvoyant les médecins officiels de la Cour, incapables, elle déniche par petite annonce un orthophoniste d'origine australienne, Lionel Logue, aux méthodes peu orthodoxes, mais qui se révèleront efficaces. Le rôle est tenu par Geoffrey Rush, australien lui même, qui cabotine avec un plaisir communicatif sans chercher toutefois à voler la vedette à son partenaire, ce qui scelle l'art d'un grand acteur.

La partie centrale du film est faite de séances d'orthophonie qui font se rencontrer, ou plutôt s'affronter, le roi et son thérapeute, jolis morceaux de vérité humaine, obligé de ruser avec les bien-séances et la dignité du monarque. Le flegme et l'humour britannique se conjuguant pour des instants de comique élégant.

Colin Firth, Derek Jacobi et Geoffrey Rush. Wild Bunch Distribution

 

 Le beau de l'histoire, même si elle est évidemment arrangée pour le spectacle, c'est qu'elle rend plausible l'amitié qui se crée entre ces deux hommes fort dissemblables et dont le fruit-le fameux discours- est d'une très étrange et inoubliable saveur.

Rappelons que nous sommes en 1939. La petite histoire du discours plonge dans la grande, la petite anecdote du film s'élève au grand art.

Relevons cependant deux contresens historiques:

- Le film nous montre le député Winston Churchill préparant le duc d'York à monter sur le trône.

Or, dans les faits, Churchill s'est totalement fourvoyé dans l'affaire en soutenant jusqu'au bout son ami Edouard VIII, contre l'avis de l'immense majorité des députés. Conspué à la Chambre, il a dû se retirer pour se faire oublier dans son manoir de Chartwell.

-Le Premier Ministre Baldwin vient remettre sa démission au nouveau roi Georges VI en regrettant de s'être trompé sur la vraie nature d'Hitler.

Or, il y a erreur sur le jour et la personne. Baldwin,parfaitement ignorant des affaires internationales, a remis sa démission le 28 mai 1937, avec les honneurs, sans allusions aux menaces extérieures dont il n'avait aucune conscience.

C'est son successeur, Sir Neuville Chamberlain qui, le 10 mai 1940, suite à l'attaque foudroyante de la Wermacht et de la Lutwaffe à 7h50 au Benelux et en France, se rendra, penaud, à Buckingham et remettra sa démission au roi, en regrettant ses erreurs et en le priant d'appeler à sa place le seul homme qui ait la trempe de relever le défi: Churchill.

 

 

 

 

 

"Être ou ne pas être..."

 

 

 

Helena Bonham Carter & Colin Firth. Wild Bunch Distribution 

 

 

 

 

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Elizabeth demeurera dans les épreuves et jusqu'au bout auprés de son époux, une épouse fidèle, intelligente, affectueuse et d'une dignité exemplaire. Les Anglais la vénérèrent...

 

 

 

Un couple très uni, pour le meilleur et pour le pire. Combattre un handicap exige une force de caractère certaine mais quand on est épaulé par la personne que vous aimez et qui vous aime, alors il devient possible de déplacer des montagnes.

 

  George VI mènera un combat héroïque pour l'amour des siens et surtout de la Grande-Bretagne et de ses sujets, à l'heure où la montée des périls exige que la monarchie britannique se montre forte et fédère autour d'elle toutes les forces vives de l'Empire.

 

 

 

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 L'autre couple qui nous est montré dans le film par  Tom Hooper est en tous points différent. Si David (Edouard VIII)  et Wallis Simpson, sont très épris l'un de l'autre, leur amour obligera le roi à renoncer à ses devoirs et à sa charge, c'est-à- dire à fuir des responsabilités qu'il se sent incapable d'assumer "sans la présence à ses côtés de celle qu'il aime". A cette époque, il lui était impossible, étant donné les mentalités et les lois fondamentales du royaume, d'épouser une roturière, qui plus est divorcée deux fois.

" Noblesse oblige"

Pour vivre pleinement leur amour,Georges et Elisabeth feront le don de leur personne à la Grande Bretagne tandis que David et Wallis préfèreront se retirer er s'enfermer sur eux-mêmes. 

 

La Couronne brisée

La monarchie anglaise est, en 1936, confrontée à une crise sans précédent: son roi Edouard VIII doit choisir entre son devoir et son amour.Il abdique et quitte l'Angleterre.

 

 

 

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Carte-Empire-britannique-1930.jpg

 

Au printemps de l'année précédente, l'Empire britannique avait célébré dans la grandeur et l'émotion le jubilé du roi Georges V et de la reine Mary fêtant leurs vingt-cinq de règne, leurs noces d'argent avec la Couronne et leurs quarante-deux ans de félicité conjugale! Un couple très uni qui, ayant su faire face aux difficultés qu'avait traversé leur pays, jouissait d'une immense popularité.

 

Mais voici que mi-janvier, le roi prend froid au cours d'une partie de chasse dans sa résidence de Sandringham (Norfolk). Le bilan de ses trois médecins personnels traduit un état alarmant. C'est le lundi 20 janvier que le communiqué funeste est publié:

" Le roi est mort paisiblement à 23h55, en présence de Sa Majesté la reine, du prince de Galles, du duc d'York, de la princesse royale et du duc et de la duchesse de Kent."   

  

 

 Angleterre-george_5_mary.jpg

 

 

 

Conformément à la tradition, le prince de Galles accède au trône.Il devient comme son père roi de Grande-Bretagne, d'Irlande et des Territoires britanniques au-delà des Mers, Empereur des Indes, régnant sur 450 millions de sujets.

Ce n'est que le mercredi 22 que les hérauts d'armes proclament officiellement l'avènement du nouveau roi sous le nom d'Edouard VIII. Les obsèques royales ont lieu le mardi 28. Le cortège officiel qui accompagne la dépouille du roi jusqu'à l'abbaye de Westminster est impressionnant. Derrière S.M Edouard VIII et ses trois frères, suivent à pied les rois de Norvège, du Danemark, de Roumanie, de Bulgarie et de Belgique, le Président de la République française, vingt-six princes et de nombreuses délégations. Viennent ensuite huit carosses où ont pris place la reine Mary, la reine de Norvège, l'ex-reine d'Espagne et les princesses de la famille royale... Le cercueil surmonté de la couronne royale, du globe impérial et du sceptre est posé sur un affut de canon tiré par 147 marins. De Westminster, le cercueil du roi sera acheminé vers la chapelle du château de Windsor.

 

 

 

 

 Angleterre-George-VI-Stamp-coronation.jpg

 

 

Le prince de Galles, que la mort de son père appelle prématurément à régner, a passé sa vie à étudier le métier de roi. Très curieux des problèmes humains, préférant les contacts à la lecture, il a reçu à maintes occasions toutes les personnalités marquantes de l"époque. Parcourant le royaume et l'empire à la découverte de son peuple, soucieux des questions sociales, il a su gagner le coeur de la population. La Grande Guerre à laquelle il a pris part a exercé sur lui, comme tous les soldats qui en sont revenus vivants, une grande influence, l'idée de paix dominant toutes ses conceptions politiques.

 

 

 

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Beau, élégant, discret, cultivé et sportif.

 


Il parle Sept langues.Sa distraction favorite est le jardinage. Dans ce tableau qui satisfait l'Angleterre, une grave question demeure:le roi n'est pas marié! A quarante deux ans, on souhaiterait le voir entouré d'une famille, mais Edouard VIII reste très secret sur sa vie privée... Jusqu'à ce jour de fin octobre où la presse américaine parle  " du mariage du roi Edouard VIII avec Mrs Simpson".La Cour se contente de déclarer "officieusement" que la nouvelle est inexacte. Pourtant, Mrs Simpson, américaine de naissance, vivant depuis plusieurs années en Angleterre et tout juste divorcée de son second mari, est de plus en plus présente à la Cour aux côtés du roi.

Début décembre, surgissent les premiers commentaires publics dans la presse britannique. Très vite, le ton monte et l'on parle même d'une crise constitutionnelle imminente... 

 

 

 

 

Oscar 2011

Meilleur film

Meilleur réalisateur

Meilleur acteur

 

 


 

 

                 

  



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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 07:52

 

Bright Star

Londres, 1818

L'Histoire d'un Premier Amour...

Abbie Cornish. Laurie Sparham

 

 

 

"Je rêve que nous sommes des papillons n'ayant à vivre que trois jours d'été.

Avec vous, ces trois jours seraient plus plaisants que cinquante années d'une vie ordinaire".

John Keats

(Londres 1795-Rome 1821)

Pathé Distribution

 

"Un sourire...

Une main brode des soupirs au fil des heures trop longues, Effleure;

Un baiser, léger comme une brise se pose...sur un autre baiser, des papillons meurent...

Toujours ...

Un corps rêve au-dessus d'un champ de fleurs....deux coeurs se brisent en sanglots étouffés,

Longs...

L'histoire d'un premier

Amour".

(Petit poème que m'a inspiré ce superbe film...)

 

 

Abbie Cornish. Greig Fraser

 

>SITE OFFICIEL DU FILM<

 

 

 

 

Abbie Cornish. Laurie Sparham

 

 

Ben Whishaw. Laurie Sparham

Je rêve...

 

 

Ben Whishaw. Laurie Sparham

 

John Keats est issu d'un milieu modeste, orphelin à quinze ans, il fut placé en apprentissage auprés d'un chirurgien. Cependant, passionné de poésie-dés 1815 il avait composé un sonnet: Aprés une première lecture de l'Homère de Chapman-,il fit bientôt partie du cercle de Leigh Hunt où il rencontra Shelley  et Hazlitt et il se lia Wordsworth et Lamb.

Ses premiers Poèmes (1817) passèrent inaperçus.

 

 

 

Ben Whishaw et Abbie Cornish. Laurie Sparham

La séparation physique est sans doute l'épreuve la plus douloureuse pour ceux qui s'aiment...

 

 

 

Abbie Cornish. Laurie Sparham


"Un objet de beauté est une joie sans fin...".

John Keats (Endymion, 1818)

"Endymion" fut vivement critiqué; le Blackwood Magazine, notamment, ne vit en Keats qu'un poète sans culture antique.

En fait, John Keats appréhenda l''Antiquité grecque plus par l'imagination que par la lecture...


 

 

papillons.jpg
 

 

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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 08:28

 

 

 


 

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Keira Knightley. Pathé Distribution

 

 

 


 

 

The duchess

ou

 "Malheur à ceux par qui le scandale arrive!"

 

 

Affiche américaine. Qwerty Films

 

 

Derrière les superbes apparences dues à son rang, Giorgiana est une épouse déçue et une femme éperdument seule qui recherchera toute sa vie des sorties de secours à son angoisse...


 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 


Keira Knightley. Pathé Distribution


Angleterre; XVIIIe siècle

 

Fille aînée du premier comte Spencer, nièce du troisième duc de Marlborough, Giorgiana, duchesse de Devonshire, née le 7 juin 1757, défraya la chronique de son époque.

 

Malheureuse en ménage, elle fut au cœur d’intrigues politiques et amoureuses. C’est son histoire que le réalisateur anglais Saul Dibb nous conte à partir de la biographie que lui a consacrée la romancière Amanda Foreman.

 

La reconstitution est superbe, les décors, le plus souvent naturels, magnifiques et les costumes somptueux.

 

Ils reflètent un degré de civilisation européenne à jamais disparue sous les déchets de la vulgarité ambiante ordinaire qui nous entoure.

 

C’est un film très réussi qui décrit la solitude de la femme derrière le masque public de la duchesse et qui évoque inévitablement une autre lady Spencer…...

 

 


 




Pathé Distribution


 

 

 

L'Angleterre de la deuxième moitié du 18ème siècle s'est hissée comme première puissance économique et militaire d'Europe, concurrencée par la France qui perdra définitivement son rang à la suite de la catastrophique révolution de 1789.
La puissance de l'aristocratie est basée sur la terre: les domaines possédés par la noblesse ont l'étendue de provinces entières où l'on cultive principalement le blé et où l'on élève des milliers de bovins pour la viande et le cuir et de moutons pour la laine.
La Grande Bretagne possède aussi, depuis Elisabeth Ière, une marine marchande et militaire de premier plan et surtout un Empire colonial immense sur lequel le soleil ne se couche jamais après que la France ait perdu ses colonies d'Amérique...



Keira Knightley. Pathé Distribution

 

 

 

 

 

 

"Même si en apparence, elle semble avoir tout ce dont on peut rêver, il apparaît très vite que ce n'est pas le cas. Les privilèges dont elle jouit s'accompagnent d'obligations et de responsabilités, et les choses n'étaient jamais vraiment ce qu'elles semblaient être.

Giorgiana est restée dans l'Histoire comme une femme originale et intelligente. D'une certaine façon, elle préfigurait les femmes libérées, elle s'est beaucoup investie dans les changements sociaux et la politique.

Mais c'était aussi une joueuse compulsive et décadente qui a perdu des millions de livres sterling, une femme pleine de contradictions, donc un sujet très intéressant."

Keira Knightley. Pathé Distribution

 

 

La Princesse Lady Diana, qui présente nombre de points communs avec Georgiana Spencer (beauté, popularité, vie conjugale mouvementée...), est la descendante directe du frère de celle-ci, Earl Spencer (deuxième du nom). Georgiana Spencer est donc l'arrière-arrière-arrière-arrière grand-tante de Diana.

Keira Knightley. Pathé Distribution 

"Georgiana et Diana étaient toutes deux des femmes intelligentes et puissantes, explique Amanda Foreman, qui ont été mises en pièces par la presse et se sont battues pour se reconstruire et devenir au final les femmes qu'elles voulaient être. Un aspect de la vie de Georgiana qui est tout à fait d'actualité est qu'elle a dû vivre sous le regard intensément scrutateur du public."


Ralph Fiennes, Hayley Atwell et Keira Knightley. Pathé Distribution

 

 

 

 

  La haute société sort le soir pour se divertir, à l'heure où les gens du peuple rentre d'une longue journée de labeur, puis rentre se coucher au petit matin, quand les laborieux se lèvent pour travailler.Ce mode de vie décalé appartient à la distinction des catégories sociales qui sont très affichées.
On savoure sans modération les chefs d-oeœuvre de l'opéra produits par les génies du siècle tels que Mozart, Glück, Vivaldi ... et les voix envoutantes des castrats...
C'est aussi un lieu redoutable où chacun observe son voisin et où tout le monde s'expose aux rumeurs les plus perfides...





Keira Knightley et Ralph Fiennes. Pathé Distribution

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Les mariages "arrangés" étaient fréquents à l'époque, pour des raisons sociales et financières. Contrairement à ce que l'on pourrait penser à notre époque, ces mariages n'étaient pas forcément voués à l'échec; nombreux furent solides.

En revanche de nos jours, force est de constater les naufrages de nombreux couples bâtis sur "un coup de foudre": les enfants en sont les premières innocentes victimes...



 

 

 

 

Keira Knightley et Hayley Atwell. Pathé Distribution

 

 

 

 

 

 Keira Knightley et Dominic Cooper. Pathé Distribution



Keira Knightley. Pathé Distribution

 

Keira Knightley a pu s'approcher des effets personnels de Georgiana qui sont conservés dans le château du Duc de Devonshire : 

"J'ai eu beaucoup de chance, raconte-t-elle. Lorsque nous tournions à Chatsworth, l'actuelle duchesse de Devonshire m'a montré des lettres, des bijoux et des peintures, et toutes les notes des créanciers de Georgiana qui montraient à quel point elle était endettée. Elle est morte terrifiée à l'idée que son mari ne découvre l'ampleur de ses dettes, parce qu'elle était convaincue qu'il allait divorcer ou la renvoyer. Mais quand elle est décédée et qu'il a su combien elle devait, il a dit "C'est tout ?"... C'est assez tragique. Il y avait quelque chose de très triste chez cette femme, je crois qu'elle était victime d'elle-même, de sa propre innocence. Elle a été aussi victime de ceux qui l'ont utilisée pour leur propre profit, tout en sachant exercer un certain pouvoir à une époque où les femmes en avaient très peu."



Keira Knightley. Pathé Distribution

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un homme de son temps:

 

 

Ralph Fiennes nous éclaire sur l'attitude de son personnage, le Duc du Devonshire :

 

"Georgiana est une jeune femme ouverte, émotionnellement disponible, qui épouse un homme plus âgé à la suite d'un mariage arrangé. Le duc éprouve probablement certains sentiments pour elle, mais il est tenu à un code de comportement et à certaines convictions qu'il croit importants. De notre point de vue du XXIe siècle, il pourrait passer pour hypocrite et ce serait facile de l'enfermer dans une image préconçue, mais je me suis efforcé de le comprendre en tenant compte des valeurs de son époque."

Ralph Fiennes. Pathé Distribution

 

 


 

 

The Duchess est le deuxième long métrage de Saul Dibb après Bullet Boy en 2004. On était alors très loin de l'univers de Giorgiana Spencer, puisque le film brosse le portrait d'adolescents violents dans un quartier défavorisé de Londres. Saul Dibb a également signé plusieurs documentaires, et une minisérie pour la BBC.

 

Keira Knightley. Pathé Distribution

 

 

Les costumes sont somptueux: ils reflètent une élégance inégalée et s'accordent avec l'élégance des attitudes,  l'art de la conversation et du langage, l'architecture des bâtiments, l'art des jardins et la magnificence des paysages.

France place Louis XV

Paris; 1775, place Louis XV (actuellement place de la Concorde)

 

France view place louis xv jardin de hi

 

 

 

 


 

Château de Versailles; grille d'honneur.

 

 


 

 

 

 

 

 

Versailles nuit

 

 

 

M.Antoinette book

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La mode vient de Versailles et de Paris où règne le goût français promu par la reine Marie-Antoinette et ses dames de compagnie; la couturière parisienne Rose Bertin produit des robes qui sont des chefs-d'oeuvre...


 

Les interprètes principaux de The Duchess sont des habitués des films d'époque : Keira Knightley a notamment touné dans Le Roi Arthur, Orgueil et Préjugés, Reviens-moi, et Soie.

Keira Knightley, Charlotte Rampling, Hayley Atwell et Ralph Fiennes. Pathé Distribution


Ralph Fiennes. Pathé Distribution

 Quant à Ralph Fiennes, il a débuté dans Les Hauts de Hurlevent et on se souvient de ses prestations dans les fresques romantiques que sont Le Patient anglais et La Fin d'une liaison.

 

 

 

 

 

 

Le film a été tourné pendant neuf semaines dans le courant de l'automne 2007. Afin de coller au plus près de l'histoire, la plupart des scènes ont été tournées dans des lieux réels comme le véritable château du Duc de Devonshire à Chatsworth, dans la ville de Bath, à Kedleston Hall dans le Derbyshire, au Bristol Old Vic Theatre, aux Bath Assembly Rooms, à Holkham Hall, Norfolk, à Osterley Park, au Greenwich Naval College et à Somerset House à Londres. Keira Knightley évoque les tournages dans ces lieux :

 

 

 "Evoluer dans ces manoirs, dans les vraies pièces, vous donne une bonne idée des conditions de vie. Le froid, par exemple, est omniprésent. Ça n'est jamais pareil en studio. Ici, on a plus le sentiment de comprendre qui étaient ces gens, comment ils vivaient, quelle était leur réalité."

Pathé Distribution 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 10:42

Atonement

StudioCanal

Août 1935. Angleterre...


Malgré la canicule qui frappe l'Angleterre, la famille Tallis mène une vie insouciante à l'abri dans sa gigantesque demeure victorienne.

La jeune Briony a trouvé sa vocation, elle sera romancière...

Mais quand du haut de ses treize ans, elle surprend sa sœur aînée Cécilia dans les bras de Robbie, fils de domestique, sa réaction naïve face aux désirs des adultes va provoquer une tragédie et marquer à jamais le destin du jeune homme...




Keira Knightley. StudioCanal

Cecilia a-t-elle droit au bonheur?
Nous avons découvert ce  nouveau chef d'œoeuvre du jeune réalisateur Joe Wright, 35 ans: le talent n'attend pas le nombre des années...
 
Point de départ,le simple "petit" mensonge 'une ado, un faux témoignage, et "la mauvaise version" d'une lettre d'amour qui finiront, avec la guerre, par saccager des vies entières...



Ce thème rejoint celui, éternel, des grandes tragédies grecques où les passions humaines sont punies par les dieux qui,parfois,selon leur humeur, permettent réparation...

Keira Knightley. StudioCanal

Cette œoeuvre est adaptée d'un roman de Ian Mc Ewan  (Expiation).




Saoirse Ronan et Joe Wright (réalisateur). StudioCanal

Joe Wright dirigeant Saoirse Ronan


Cet écrivain anglais aime explorer les côtés obscurs et pervers de personnalités a priori ordinaires.



Joe Wright, le réalisateur. StudioCanal 
Joe Wright



James Mc Avoy
et Keira Knightley forment un couple fascinant par l'intensité de leurs sentiments,  nuancés parfois grâce à une retenue très "british".


Joe Wright développe dans ce film un style de narration particulier,par des retours en spirale qui peuvent dérouter, caractérisé aussi par un certain classicisme issu de la tradition des films noirs qu'il conjugue avec une originalité très personnelle.



Keira Knightley. StudioCanal

Le tout dans une mise en scène esthétisante qui reflète très bien l'atmosphère de l'entre-deux guerres et de la haute société anglaise.






Dario Marinelli a composé une musique aux notes discrètes mais très présentes, rythmées par les frappes de machine à écrire qui accentuent l'intensité dramatique du film et son ambiance "roman noir".



James McAvoy. StudioCanal
James Mc Avoy dans le rôle de Robbie.Cet acteur possède un charme et une puissance qui perce l'écran.

" Être ou ne pas être..."







Saoirse Ronan. StudioCanal

Saoirse Ronan dans le rôle de Briony: une maturité trop précoce enfermée dans un corps d'enfant...Une perversité redoutablement destructrice.


Keira Knightley et Saoirse Ronan. StudioCanal

Derrière l'innocence apparente,les passions secrètes de Briony vont soudain s'exprimer avec une froideur et une cruauté à faire frémir...

"...quel âge faut-il avoir pour faire la différence entre le Bien et le Mal?..."






"Reviens-moi, je t'attendrai, je t'aime..."



Et la guerre éclate sous un ciel radieux comme pour mieux se moquer des amours dévastées...


James McAvoy. StudioCanal
 
Robbie découvre la guerre en France qui s'effondre en à peine six semaines...La structure était intérieurement pourrie.

(10 mai- 11 juin 1940)


James McAvoy. StudioCanal
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...C'est la débâcle et le piège de Dunkerque dans une atmosphère biblique de Fin du monde...


 

Le film se démarque, entre autres, par un plan-séquence remarquable de sept minutes illustrant la bataille de Dunkerque, plus précisément les conditions d'attente d'évacuation de soldats britanniques sur la plage. Ce plan a nécessité près de 2 000 figurants.

Il a été nommé 442e meilleur film de tous les temps par le magazine Empire.

 




Affiche américaine. Working Title Films

 

Oscars (2008) :

 

 

 

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Nomination à l'Oscar du meilleur film.

 

l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour Saoirse Ronan.

l'Oscar du meilleur scénario adapté.

 

l'Oscar de la meilleure photographie.

 

l'Oscar de la meilleure création de costumes.

 

l'Oscar de la meilleure direction artistique pour Sarah Greenwood et Katie Spencer

 

Golden Globes (2008) : Joe Wright nommé au prix du meilleur réalisateur.

 

Dario Marianelli nommé au prix de la meilleure composition.


James McAvoy nommé au prix du meilleur acteur dans un film dramatique.


Keira Knightley nommée au prix de la meilleure actrice dans un film dramatique.


Saoirse Ronan nommée au prix de la meilleure actrice dans un second rôle dans un film dramatique.

 

Christopher Hampton nommé au prix du meilleur scénario.


Mostra de Venise (2008) : Joe Wright nommé au Lion d'or

 

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Puis un déluge de feu s'abattra sur Londres..
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Blitzkrieg: Londres, septembre 1940

Le 30 juillet 1940, Hermann Goering, qui dirige la Luftwaffe, l'aviation de combat allemande, annonce le début de la «grande bataille aérienne» contre l'Angleterre, selon ses propres mots.

 

Après l'invasion de la France, surprenante de rapidité, Hitler escompte une soumission de l'Angleterre, dernière puissance européenne à lui résister. Mais celle-ci, dirigée avec détermination par Winston Churchill, rejette les offres de paix venues d'Allemagne.

 

Pour abattre l'Angleterre, le dictateur allemand doit en premier lieu obtenir la maîtrise du ciel au-dessus de la Manche. Mais son offensive va tourner court du fait de la résistance héroïque des pilotes britanniques, qui disposent d'un nombre à peu près équivalent d'appareils (en particulier les redoutables Spitfire).

 

De juillet à octobre, 415 pilotes anglais perdront la vie dans cet affrontement décisif.

Le Premier ministre exprimera dès le 20 août la reconnaissance des Britanniques à leur égard :

«Jamais dans l'histoire des guerres un si grand nombre d'hommes n'ont dû autant à un si petit nombre».

 

Devant l'incapacité de vaincre la chasse adverse, Hitler reconnaît son échec et renonce dès le 12 octobre à son projet d'invasion. C'est un premier et immense succès pour Churchill et les Britanniques.

Allemagne Stukas

 

 

SpitfireHurricane.jpg

 

Un mois plus tôt, cependant, le 7 septembre, Hitler a inauguré une nouvelle tactique consistant à bombarder systématiquement les villes britanniques dans l'espoir, faute de mieux, d'abattre le moral ennemi. C'est le «Blitz» qui frappe en premier lieu les quartiers populaires de l'East End de Londres mais aussi le palais de Buckingham.

 

Du 15 septembre et jusqu'au 10 mai 1941, pour échapper à la défense anglaise, les bombardiers allemands interviennent systématiquement de nuit, par vagues de 150 à 200 appareils à chaque fois.

Les bombardements font un total de 50.000 morts chez les civils. Ils s'arrêtent enfin lorsque Hitler, constatant l'invincibilité anglaise, retourne ses armes contre les Européens de l'Est et les Soviétiques.


LondresbombesGeorgeVI.jpg

Le roi et la reine ont choisi de reter à Londres afin de soutenir la population durant ces temps cruels et ainsi, montrer par leur calme et leur sourire qu'ils demeurent, au milieu d'une capitale en ruines, les piliers de l'Empire et les garants de la pérennité de l'Etat.

LondresDCA.jpg
Des nuits d'enfer durant lesquelles la DCA tente de détruire les bombardiers allemands qui déversent des tonnes de bombes incendiaires.Globalement, les Londoniens font preuve d'un courage et d'un calme très flegmatique...
La confiance règne.

De longues années plus tard...

"Tu ne porteras pas de faux témoignages"

Le temps des remords...
Et...


James McAvoy et Keira Knightley. StudioCanal
 
...les vagues du temps qui ne peuvent rien contre ceux qui s'aiment...

atonement460.jpg
 

"...je reviendrai, t'épouserai et vivrai sans honte..."

" Notre histoire continuera..."

 



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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 16:33
UN HOMME POUR L'ETERNITE
A man for all seasons






















Saint Thomas More fut exécuté le 6 juil.1535; son crime:
être fidèle à la Vérité.

C'est un excellent film, peu connu du grand public, qui relate un fait historique majeur de l'Angleterre du XVIème siècle sous le règne d'Henry VIII.





Henry VIII: Il provoqua un schisme aux répercussions dramatiques pour servir ses intérêts privés.









Thomas More préféra la Vérité et la fidélité à ses convictions religieuses plutôt qu'à sa vie.
Une leçon de vertu  pour les hommes politiques qui sont comme des girouettes sous le prétexte qu'il faut s'adapter...










Henry VIII et ses six femmes: la Renaissance de l'Humanisme fut une période des plus sanglantes.








Saint Thomas More naquit à Londres, le 7 février 1478. Son père remplissait la fonction de juge, dans la capitale. Thomas passa quelques-unes de ses premières années en qualité de page, au service du cardinal Morton, alors archevêque de Cantorbéry et chancelier d’Angleterre. A l’âge de quatorze ans, il alla étudier à Oxford où il fit de sérieuses études juridiques et suivit les conférences sur la Cité de Dieu, de saint Augustin.

En 1501, Thomas More était reçu avocat et élu membre du Parlement trois ans plus tard. Après quelques années de mariage, il perdit sa femme et demeura seul avec ses quatre enfants : trois filles et un fils. Il ne se remariera que beaucoup plus tard, avec une veuve. En père vigilant, il veillait à ce que Dieu restât le centre de la vie de ses enfants. Le soir, il récitait la prière avec eux ; aux repas, une de ses filles lisait un passage de l’Ecriture Sainte et on discutait ensuite sur le texte en conversant gaiement.



More jeune homme.



Jamais la science, ni la vertu, ne prirent un visage austère dans sa demeure ; sa piété n’en était cependant pas moins profonde. Saint Thomas More entendait la messe tous les jours ; en plus de ses prières du matin et du soir, il récitait les psaumes quotidiennement.

Sa valeur le fit nommer Maître des Requêtes et conseiller privé du roi. En 1529, Thomas More remplaça le défunt cardinal Wolsey dans la charge de Lord chancelier. Celui qui n’avait jamais recherché les honneurs ni désiré une haute situation se trouvait placé au sommet des dignités humaines. Les succès, pas plus que les afflictions, n’eurent de prise sur sa force de caractère.



More est confronté à Wosley, prélat corrompu.


Lorsque Henri VIII voulut divorcer pour épouser Anne Boleyn, et qu’il prétendit devant l’opposition formelle du pape, se proclamer chef de l’Eglise d’Angleterre, saint Thomas More blâma la conduite de son suzerain. Dès lors, les bonnes grâces du roi se changèrent en hostilité ouverte contre lui. Le roi le renvoya sans aucune ressource, car saint Thomas versait au fur à mesure tous ses revenus dans le sein des pauvres. Le jour où il apprit que ses granges avaient été incendiées, il écrivit à sa femme de rendre grâces à Dieu pour cette épreuve.

Le 12 avril 1554, l’ex-chancelier fut invité à prononcer le serment qui reconnaissait Anne Boleyn comme épouse légitime et rejetait l’autorité du pape. Saint Thomas rejeta noblement toute espèce de compromis avec sa conscience et refusa de donner son appui à l’adultère et au schisme. Après un second refus réitéré le 17 avril, on l’emprisonna à la Tour de Londres. Il vécut dans le recueillement et la prière durant les quatorze mois de son injuste incarcération.



Thomas et ses proches


Comme il avait fait de toute sa vie une préparation à l’éternité, la sérénité ne le quittait jamais. Il avoua bonnement : « Il me semble que Dieu fait de moi Son jouet et qu'Il me berce. »

L’épreuve de la maladie s’ajouta bientôt à celle de la réclusion. Devenu semblable à un squelette, il ne cessa cependant de travailler en écrivant des traités moraux, un traité sur la Passion, et même de joyeuses satires.

L’intensité de sa prière conservait sa force d’âme : « Donne-moi Ta grâce, Dieu bon, pour que je compte pour rien le monde et fixe mon esprit sur Toi. » Il disait à sa chère fille Marguerite : « Si je sens la frayeur sur le point de me vaincre, je me rappellerai comment un souffle de vent faillit faire faire naufrage à Pierre parce que sa foi avait faibli. Je ferai donc comme lui, j’appellerai le Christ à mon secours. »

On accusa saint Thomas More de haute trahison parce qu’il niait la suprématie spirituelle du roi. Lorsque le simulacre de jugement qui le condamnait à être décapité fut terminé, le courageux confesseur de la foi n’eut que des paroles de réconfort pour tous ceux qui pleuraient sa mort imminente et injuste. A la foule des spectateurs, il demanda de prier pour lui et de porter témoignage qu’il mourait dans la foi et pour la foi de la Sainte Église catholique.



 l'Utopie est un essai où Saint thomas More imagine un monde où règne la tolérance religieuse.


Sir Kingston, connu pour son cœur impitoyable, lui fit ses adieux en sanglotant. Il récita pieusement le Miserere au pied de l’échafaud. Il demanda de l’aide pour monter sur l’échafaud : « Pour la descente, ajouta-t-il avec humour, je m’en tirerai bien tout seul. » Il embrassa son bourreau : « Courage, mon brave, n’aie pas peur, mais comme j’ai le cou très court, attention ! il y va de ton honneur. » Il se banda les yeux et se plaça lui-même sur la planche.



Béatifié par Léon XIII le 29 décembre 1886, sa canonisation eut lieu le 19 mai 1935.



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