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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 17:04
THE READER

THE READER

~~The Reader (Le Liseur au Québec et au Nouveau-Brunswick) est un film américain de Stephen Daldry, adapté du best-seller Der Vorleser (titre français Le Liseur) de l'auteur allemand Bernhard Schlink. Il est sorti aux États-Unis le 10 décembre 2008, en Belgique le 25 février 2009 et en France le 15 juillet 2009. Il reçut un accueil partagé, mais Kate Winslet, dont le jeu fut plébiscité par la critique, obtint de nombreux prix : Oscar, BAFTA, Golden Globe.

~~À Neustadt en 1958, Michael Berg, un lycéen de 15 ans, a une liaison pendant un été avec Hanna Schmitz, une employée de tramway qui a le double de son âge.

Elle lui demande de lui faire la lecture lors de chacune de leurs rencontres, et il lui lit des œuvres de genres variés, comme L'Odyssée, Guerre et Paix, Les Aventures de Huckleberry Finn, Tintin1, L'Amant de lady Chatterley ou La Dame au petit chien.

Après avoir appris sa promotion à un emploi de bureau, Hanna part sans prévenir Michael, qui ne la revoit qu'en 1966. Il est alors étudiant en droit et se destine à devenir avocat. L'un de ses professeurs l'emmène avec quelques camarades assister au procès d'anciennes gardiennes SS (Aufseherin) d'Auschwitz. Stupéfait, il découvre que l'une des accusées est Hanna, dont il n'avait plus de nouvelles.

Hanna, à son habitude franche et maladroite, assume davantage ses actes que ses ex-collègues, et ces dernières la chargent afin d'alléger leurs propres responsabilités. Elles accusent Hanna d'avoir été le chef de leur groupe et l'instigatrice de leurs crimes, notamment de ne pas avoir libéré les prisonnières alors que l'église où elles étaient enfermées était en flammes à la suite d'un bombardement, puis d'avoir rédigé le rapport à leurs supérieurs couvrant ces exactions, ce que nie d'abord Hanna.

Le juge voulant comparer les écritures du rapport et celle d'Hanna, lui demande alors d'écrire quelques mots. Hanna refuse et reconnait alors les allégations de ses coaccusées. C'est à ce moment que Michael comprend le secret de Hanna : elle ne sait ni lire ni écrire et en a honte.

C'est pour cette raison qu'elle s'est engagée dans la SS, pour échapper à une promotion comme employée de bureau chez Siemens, comme elle l'a fait après-guerre pour sa promotion dans le service de tramway. C'est aussi pour cette raison qu'Hanna ne peut avoir écrit le rapport de la SS démentant ainsi les allégations des autres ex-gardiennes, et c'est pour cette même raison qu'elle demandait qu'on lui lise des livres, tant aux prisonnières au camp qu'à lui-même.

L'analphabétisme d'Hanna explique son attitude pendant cette période et l'innocenterait de son soi-disant rôle d'instigatrice, et cette révélation pourrait alléger le verdict qui la menace. Mais Michael, après avoir hésité mais comprenant qu'Hanna ne veut pas voir son analphabétisme divulgué, choisit de ne rien dire. Hanna est alors condamnée à perpétuité, alors que les autres accusées ne sont condamnées qu'à quatre ans de prison.

Michael suit sa vie, restant quelqu'un de renfermé et de distant, y compris avec sa propre fille. Il se marie, devient professeur d'histoire du droit, divorce peu après en 1976. À la suite de ce divorce, en déménageant, il retrouve ses vieux livres qu'il lisait à Hanna, et se met à enregistrer des cassettes de lecture de livres pour Hanna, et les lui envoie en prison. Hanna, qui n'a ni famille, ni amis, ni aucun contact en dehors de la prison, est heureuse de ces cassettes dont elle a tout de suite reconnu le lecteur. Pour communiquer avec Michael, elle apprend seule à lire puis lui écrit plusieurs lettres, auxquelles Michael ne répond pas, envoyant seulement inlassablement des cassettes.

En 1988, Michael est contacté par un personnel de la prison qui l'informe qu'Hanna va être libérée après 20 ans de détention, et qu'il est son seul contact avec l'extérieur.

Pour préparer la sortie d'Hanna, Michael va la voir en prison, mais se montre très distant avec elle. Il lui fournit des détails techniques concernant sa prochaine libération huit jours plus tard. Il lui demande comment elle se sent vis-à-vis du passé, ce à quoi elle répond qu'il est inutile de répondre, que les morts restent morts. Le jour de sa libération, Hanna Schmitz se suicide dans sa cellule et laisse un testament par lequel elle charge Michael de remettre ses maigres économies à une rescapée de la marche de la mort dont Hanna fut l'une des gardiennes, témoin lors du procès de 1966. L'argent sera finalement affecté à une association d'aide à l'analphabétisme.

C'est en 1995 seulement que Michael arrivera à raconter l'histoire complète à quelqu'un, en emmenant sa fille sur la tombe d'Hanna.

IN WIKIPEDIA

C'est aussi une très belle histoire d'amour; ou plutôt d'un premier amour qui sont ceux qui vous rendent euphorique, transit et confus, inquiet et qui vous blessent à jamais et dont on se souvient toujours....

Ce film aborde aussi la question lancinante et complexe de la culpabilité, individuelle et collective du peuple allemand dans son aventure national-socialiste et en particulier concernant  l'élimination des Juifs...C'est pourquoi, à sa sortie, ce film magistral a suscité de nombreuses polémiques. Personnellement, j'ai aimé le film et tous ses personnages, en particulier Michaël et Annah.

Certes, Annah est coupable. Et puis une fois que l'on a jugé, on se rend compte qu'elle a pu avoir certaines circonstances atténuantes: chaque fois que je vois ce genre de film abordant, de prés ou de loin ce sujet, je ne peux m'empêcher de me poser la question éternelle et obsédante : "Et moi, en pareilles circonstances,qu'aurais-fait... ou pas fait?" Mais beaucoup de mes contemporains ne se posent jamais de telles questions....

Annah est douce, sensuelle, délicate et sensible: elle entend un passage en grec et elle dit : "C'est beau..." Elle surprend Michael et nous surprend; oui, car le Grec ancien est indéniablement une belle langue capable de véhiculer et d'exprimer des sentiments élevés, de chanter de grandes tragédies, de porter l'âme humaine aux sommets de l'Olympe...Oui, par ce film, Annah et Michael (ado et adulte: l'extraordinaire Ralph Finnes!) m'ont transporté...Et c'est bien ce que j'attends avec une impatience fiévreuse  d'une oeuvre cinématographique.

 

 POUR

 

L'histoire, périlleuse et passionnante, vient du best-seller international et controversé de l'Allemand Bernhard Schlink, publié en 1995. Dans l'Allemagne de l'immédiat après-guerre, Hanna, conductrice de tram trentenaire, initie Michael, adolescent de quinze ans, à la volupté. Sensuelle et mystérieuse, elle fait passionnément l'amour à ce jeune homme épris de littérature, et lui demande de lui faire la lecture... Des années plus tard, étudiant en droit, Michael reçoit le choc de sa vie en découvrant son ancienne maîtresse accusée au procès d'anciennes gardiennes SS.

Dans The Hours, Stephen Daldry réussissait trois magnifiques portraits de femmes ” et Nicole Kidman remportait l'oscar pour sa composition de Virginia Woolf. Ici, c'est à Kate Winslet que revient un rôle en forme de défi, qui lui a valu la même statuette l'hiver dernier. Dans la peau de Hanna Schmitz, antihéroïne glaçante, l'actrice associe une métamorphose hollywoodienne, puisqu'elle vieillit de trente ans, à un jeu plus cérébral, explorant avec un minimum de dialogues l'ignorance, la honte, la banalité du mal.

Contrairement au Schindler de Spielberg, Hanna Schmitz n'est jamais sauvée par le film : sa culpabilité est absolue, indiscutée. C'est le regard affolé de Michael – formidable David Kross, dont le visage poupin exprime les tourments et l'exaltation – qui nous oblige à voir l'humanité de cette femme, sans jamais l'absoudre de ses fautes.

Avec audace, The Reader ose faire des crimes nazis non pas son sujet principal, mais la toile de fond d'une histoire d'amour et de culpabilité. En s'étirant sur plusieurs décennies (adulte, Michael est incarné par Ralph Fiennes), le film explore les questionnements de générations entières. Toute sa vie, Michael lutte pour s'approprier une mémoire nationale qui percute violemment son histoire intime. Que pèse la connaissance charnelle que l'on a d'une personne en regard des actes qu'elle a commis ? Comment s'accommoder d'avoir aimé un monstre ? Jamais manichéen, d'une sobriété infaillible, le film s'abstient de toute réponse : implacablement, ces questions minées nous sautent à la figure.


 

CONTRE

C'est un film hollywoodien. Tourné en anglais, alors que l'allemand eût été essentiel. Avec une star ravissante dans le rôle d'une femme que l'auteur du roman, Bernhard Schlink, comparait à «un cheval» : aucun rapport avec Kate Winslet, donc. Tout le début (une heure, tout de même) se résume à une histoire d'amour entre un ado et son initiatrice. Un remake du Blé en herbe, en quelque sorte, avec mansarde luxueuse en guise de décor, et randonnée à bicyclette dans la campagne comme péripétie. Quel ennui...

Lorsqu'on découvre – enfin – son passé, Hanna devient une héroïne. Enfin presque : disons une victime expiatoire. La seule, par exemple, à être maltraitée par le président du tribunal. La seule à être accusée des pires atrocités par ses ex-complices, ces détestables dondons qui, profitant de son secret dérisoire, rejettent sur elle leur propre faute, leur propre honte. Celles-là, faut dire que le réalisateur ne les loupe pas : elles portent vraiment leur âme sur leur visage. Mais pas Kate Winslet, qui, elle, se laisse condamner sans mot dire. Digne. Toujours digne. Avant de poursuivre, des années durant, son chemin de croix. On n'entend pas le mot « rédemption », qui eût été difficilement supportable, mais on n'en est pas loin... Le pompon, c'est, évidemment, les scènes finales, où la fille d'une victime de la Shoah, très à l'aise dans son luxueux appartement new-yorkais, accueille avec incompréhension et dédain la pauvre somme que lui a léguée, à sa mort, cette Hanna régénérée...

Tout ça était déjà dans le livre, c'est vrai, au style heureusement sec, presque clinique. Ici, c'est l'absence de regard qui glace : aucune aspérité, mais du sentimentalisme. Aucune audace, rien que de la joliesse gnangnan. Hollywood a toujours su aseptiser l'horreur : la preuve.

 



 

 

THE READER
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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 14:40
Louis Zempirini, jeune athlète à l'Université: encore un père à convaincre....

Louis Zempirini, jeune athlète à l'Université: encore un père à convaincre....

Date de sortie au Québec

25 décembre 2014

 

Louis Zamperini était un enfant délinquant quand son grand frère l'a pris sous son aile et l'a convaincu de rejoindre l'équipe d'athlétisme. Très vite, il s'est retrouvé aux Jeux Olympiques de 1936 comme coureur de fond.

Puis,  la guerre éclate. Il s'est alors enrôlé dans l'armée de l'air. Quand l'avion qu'il occupait s'est échoué en mer, il a passé 47 jours dans un bateau de sauvetage avant d'être recueilli par les Japonais qui l'ont fait prisonnier. Zamperini a subi maints sévices lors de son séjour dans les camps de concentration, mais n'a jamais perdu espoir de revoir un jour sa famille.

 

Affiche UNBROKEN
Affiche UNBROKEN

~~Invincible (Unbroken) est un film biographique américain produit et réalisé par Angelina Jolie sorti en 2014. Le scénario est basé sur le livre Unbroken: A World War II Story of Survival, Resilience, and Redemption (2010) de Laura Hillenbrand, décrivant la vie de l'athlète olympique Louis Zamperini (1917–2014).

~~En 1942, durant la Seconde Guerre mondiale, un avion s'écrase en mer.

Huit membres de l'équipage meurent et seulement trois, dont l'athlète olympique américain Louis Zamperini, survivent durant 47 jours sur un canot de sauvetage. Ils sont ensuite capturés par la marine japonaise et envoyés dans un camp de prisonniers de guerre.

~~27 décembre 2014 Un moment de douleur peut t'apporter une vie de gloire Par Elizabeth Lepage-Boily

Certains avaient la conviction qu'Unbroken avait l'étoffe d'être des Oscars, que ce drame biographique sur le coureur olympique qui fut le prisonnier des Japonais pendant la Seconde Guerre mondiale se retrouverait parmi les finalistes de la catégorie meilleur film, mais il semble que nous avons été naïf de le croire ou mal informé puisque le long métrage d'Angelina Jolie n'a pas la même force que les autres prétendants au prestigieux trophée, et ce, malgré la présence des frères Coen au générique.

Trop lourd et long pour être inspirant et trop inégal pour être percutant, Unbroken manque de colonne au contraire de son protagoniste qui nous apparaît ici comme un surhomme (peut-être l'était-il, mais nous ne sommes pas là pour juger des compétences de l'être vivant qui a inspiré la fiction de Jolie). Le film fait l'éloge de l'endurance, mais n'applique pas ses propres préceptes. Le long métrage s'étiole rapidement. Le début est pourtant assez captivant, avec ses nombreux retours en arrière, de l'enfance à ses premières armes en tant qu'athlète puis à sa participation aux Jeux olympiques, mais ce montage rythmé qui nous maintenait en haleine disparaît rapidement pour laisser place à un récit linéaire qui perd de sa vigueur au fil des minutes et des heures.

Le film est irrémédiablement trop long. Il faut de la chair pour conserver l'attention de son public pendant deux heures quinze minutes et malheureusement les nombreux sévices qu'a subis Zamperini sont certes terribles, mais n'arrivent pas à nous émouvoir suffisamment pour nous garder concentrés. La réalisatrice utilise aussi des techniques assez dépassées et formalistes pour faire passer son message et l'émotion qui y est associée. Les hymnes héroïques qui nous sont balancés en plein visage quand le héros accomplit un geste symbolique s'avèrent davantage clichés qu'émouvants. Un film qui parle de détermination, de courage et de bravoure ne devrait pas être aussi conventionnel, du moins pas s'il a l'intention d'attirer l'attention des votants de l'Académie, et même celle du public.

Heureusement, les acteurs brillent par leur force tranquille. Jack O'Connell, qu'on a vu plus tôt cette année dans la suite de 300, livre une performance digne des meilleures de l'année. Il aurait été facile de jouer trop gros un rôle comme celui-là, mais O'Connell est au diapason de l'intensité de chacune des scènes. La rage de vivre de son personnage transparaît à l'écran malgré la mollesse de la trame narrative.

Le chanteur et guitariste japonais Takamasa Ishihara fait également un travail exceptionnel dans le rôle de L'oiseau, le général chargé de veiller sur les prisonniers, considérés comme des ennemis du Japon.

Unbroken manque sa cible. Le long métrage n'est pas un échec complet, mais sa personnalité est si effacée qu'il ne mérite pas sa place parmi les grands. Certains disent que confié à un « vrai » réalisateur, ce film aurait été bien meilleur. Je ne suis pas complètement d'accord avec cette affirmation, mais on ne peut nier ici le manque d'expérience de la réalisatrice.

Elle a probablement voulu laisser toute la place à ses acteurs magistraux, mais la disparition du cinéaste entraîne parfois la décomposition de l'âme d'un film...

in MonCinoche.com

Les Japonais furent le plus souvent des geoliers cruels et particulièrement impitoyables

Les Japonais furent le plus souvent des geoliers cruels et particulièrement impitoyables

Angelina Jolie serait blessée et mécontente que son film ait été ignoré de la liste des nominations des Golden Globes 2015. Angelina Jolie serait « blessée » par le fait que son film Unbroken ait été carrément ignoré par les Golden Globes, rapporte BANG Media International. L’actrice de 39 ans semblait avoir fondé de grands espoirs pour son projet en vue du gala qui se tenait dimanche dernier (11 janvier). Mais, après avoir vu Unbroken être carrément boudé de la liste officielle des nominations, Angelina Jolie a décidé de ne même pas participer à l’événement.

C’est du moins ce que rapporte une source que l’on dit près de la star. « Angelina est blessée. Elle est fâchée que le film ait été ignoré », lance la source en question. Un membre de l’Hollywood Foreign Press Association qui tient à conserver son anonymat aurait indiqué que Jolie et son film auraient probablement reçu plus de considération il y a quelques années, mais que le film n’avait tout simplement « pas été assez bon » pour l’édition 2015.

Rien n’est perdu cependant pour Angelina Jolie, qui souhaite voir quelques éléments d’Unbroken se tailler une place aux Oscars. La star d’Unbroken, Jack O’Connell, est de son côté en nomination pour le prix BAFTA Rising Star. in METRO, 13/012015

Qu'est-ce-que la "résilience"?

 

La résilience est un phénomène psychologique qui consiste, pour un individu affecté par un traumatisme, à prendre acte de l'événement traumatique pour ne plus vivre dans la dépression et se reconstruire. La résilience serait rendue possible grâce à la structuration précoce de la personnalité, par des expériences constructives de l'enfance (avant la confrontation avec des faits potentiellement traumatisants) et parfois par la réflexion, ou la parole, plus rarement par l'encadrement médical d'une thérapie.

Du verbe latin resilio, ire, littéralement « sauter en arrière », d'où « rebondir, résister » (au choc, à la déformation). La résilience est, à l'origine, un terme utilisé en physique qui caractérise l'énergie absorbée par un corps lors d'une déformation (« Test Charpy »). Les premières publications dans le domaine de la psychologie datent de 1939-1945. Werner et Smith, deux psychologues scolaires américaines à Hawaï, travaillent avec des enfants à risque psychopathologique, condamnés à présenter des troubles. À l'occasion d'un suivi effectué pendant trente ans, elles notent qu'un certain nombre d'entre eux « s'en sortent » grâce à des qualités individuelles ou des opportunités de l’environnement (une personne ou un groupe de personnes, un projet professionnel, de voyage, d'aide à autrui...).

La notion de résilience s'oppose parfois à la notion de « coping » (Paulhan & al., 1995) (en anglais to cope = se débrouiller, s'en sortir).

La résilience permet de dépasser son état actuel (un orphelin abandonné qui va trouver un métier) et de ne plus être dans une situation précaire (un orphelin qui va faire face en volant ou vendant de la drogue). Après John Bowlby, qui a introduit le terme dans ses écrits sur l'attachement, en France, c'est Boris Cyrulnik qui médiatise le concept de résilience en psychologie (l'unique spécialiste institutionnel de la résilience en France étant le psychiatre Serban Ionescu), à partir de l'observation des survivants des camps de concentration et en particulier d'enfants ou d'adolescents, puis de divers groupes d'individus, dont les enfants des orphelinats roumains et les enfants boliviens de la rue.

Auparavant, on parlait d'« invulnérabilité ». Actuellement, des groupes de travail étendent le concept à d'autres situations difficiles comme, par exemple, celles que vivent les aidants des malades d'Alzheimer. Dans la maladie d'Alzheimer, les applications passent par le paradigme que la communication (théâtralisation par les aidants) est source de résilience des aidants, et le concept est développé en France depuis le début des années 2000 (Jean-Pierre Polydor).

Dans le domaine de l'assistance aux collectivités en cas de catastrophe (naturelle ou causée par l'homme), on parle également de communautés résilientes. La démarche d'assistance post-immédiate aux personnes touchées par un évènement critique a généralement une dimension psychosociale. La résilience serait le résultat de multiples processus qui viennent interrompre des trajectoires négatives et contrer la vulnérabilité psychologique liée à l'histoire traumatique de l'individu. On parle également de résilience bioéconomique. Oscar Chapital Colchado (2011) "La résilience est la capacité qu'un individu a de générer des facteurs biologiques, psychologiques et sociaux pour résister, s'adapter et se fortifier, face à une situation de risque, générant une réussite individuelle, sociale et morale."

Oscar Chapital Colchado (2013) «groupe résilience sociale et: quand un groupe, la structure sociale, l'institution ou de la nation, forment des structures cohésion, l'appartenance, l'identité et la survie des structures sociales illimités ou complexes Développer les moyens de faire face et d'événements. situations qui mettent en danger le groupe et de l'identité, la formation intégrateurs des lignes directrices permettent la survie, l'expansion et l'influence du groupe ".

Les huit processus: La résilience est dynamique, et, parmi les processus qui contribuent à la résilience, on a pu en repérer huit : 1.La défense-protection ; 2.l'équilibre face aux tensions ; 3.l'engagement-défi ; 4.la relance ; 5.l'évaluation ; 6.la signification-évaluation ; 7.la positivité de soi ; 8.la création.

in Wikipedia

COLDPLAY/UNBROKEN

Lutter pour ne pas se faire écraser...

Lutter pour ne pas se faire écraser...

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 14:12
HERCULE

~~Mi-homme mi-légende, Hercule prend la tête d’un groupe de mercenaires pour mettre un terme à la sanglante guerre civile qui sévit au royaume de Thrace et replacer le roi légitime sur le trône.

Âme tourmentée depuis la naissance, Hercule a la force d’un dieu mais ressent aussi les peines et les souffrances d’un mortel. Sa puissance légendaire sera mise à l’épreuve par des forces obscures.

~~ Le film est basé sur le roman graphique "Hercules: The Thracian Wars" écrit par Steve Moore, dessiné par Admira Wijaya et publié aux États-Unis par Radical Studios en 2008.

Dwayne Johnson s'est longuement préparé pour le rôle du demi-dieu Hercule. En effet, cet ancien catcheur mesurant 1.96 mètre pour 120 kilos a quand même eu besoin de s'entraîner de manière intensive pendant huit mois pour sculpter son corps d'athlète. L'acteur confie avoir vécu seul et coupé du monde à la manière d'un moine pendant toute la durée du tournage.

Affronter le Chaos pour rétablir l'Ordre

La qualité de ce film étant ce qu'elle est, il est surtout intéressant de constater la bonne santé actuelle des péplums.

La structure du récit est classique; toute la Tragédie grecque est là, en dépit de la forme actualisée pour un public du XXIème siècle. Le thème est éternel: un homme doit affronter les forces obscures du Chaos afin de rétablir l'Ordre. La restauration de cet "Ordre" passe par la Légitimité, en l'occurrence le rétablissement d'une Dynastie royale légitime qui devra faire régner la Justice. Et tous les jeunes Grecs de l'Antiquité, à Sparte ou Athènes connaissaient par cœur les récits de ces héros exemplaires...

Mais "nul n'échappe à son Destin"! Hercule devra affronter maintes épreuves dont la plus terrible: la mort violente d'êtres chers. Hercule est un demi dieu mais sa part d'humanité est la plus douloureuse à porter: là est son terrible fardeau et c'est cet aspect qui évidemment rend le Héros attachant. Car la Divinité en ces temps-là est froide, imprévisible et d'alliée, peut se transformer en ennemie redoutable. C'est le Christianisme, avec Jésus le Messie (le Fils de Dieu) qui rompra définitivement cette Fatalité en prenant la condition humaine jusqu'à la mort la plus odieuse laquelle débouchera sur la Résurrection, la Rédemption tant attendue, au grand dam des Forces des Ténèbres...

Mais à l'époque d'Hercule nous n'en sommes pas encore là; pourtant, ne vous y trompez pas, l'Histoire sainte est en marche, à travers les récits légendaires de la mythologie grecque...

"Le Peuple a besoin de toi"!

La Légende d'Hercule contient aussi le mythe éternel de " l'homme providentiel ".

Toute l'Histoire politique des sociétés est émaillée de ce thème où surgissant du Chaos, un homme ou une femme, parfois au début,contre leur grés, rétablit un Age d'Or depuis longtemps disparu à cause du pire des fléaux: la guerre civile et dont le nom est à lui seul un cri de rassemblement. Pêle-mêle, citons: le légendaire roi Arthur, Achille, et Alexandre ,Octave-Auguste,Clovis, Louis XIV, Napoléon Bonaparte, Lincoln, De Gaulle, Pétain, Nelson Mandela, Ghandi, Jeanne Hachette, Jeanne d'Arc, les sœurs Nguyen, et aussi il faut bien l'admettre: Hitler, Mussolini, Franco, Staline, Mao-Tsé-Toung...car les hommes providentiels peuvent de libérateurs, se transformer ensuite en tyrans.

Et les Américains ont créé Superman....

HERCULE

~~ Ce n'est pas la première fois que le demi-dieu Hercule fait l'objet d'une adaptation cinématographique.

Et l'année 2014 est plus que représentative de cet engouement pour le héros grec puisqu'en mars dernier le réalisateur Renny Harlin portait déjà à l'écran les aventures du colosse dans La Légende d'Hercule, avec Kellan Lutz dans le rôle principal.

Kellan Lutz et Dwayne Johnson ne sont pas les premiers acteurs à s'être glissés dans la peau du célèbre héros grec. Dans les adaptations de Pietro Francisci, c’est Steve Reeves qui interprète le vainqueur de l’hydre.

Dans Hercule à New York, ce n’est autre qu’Arnold Schwarzenegger qui lui prête sa musculature. Lou Ferrigno, Mickey Hargitay et Reg Park ont eux aussi campé ce personnage mythique et... même Ryan Gosling l'a interprété dans une série signée Sam Raimi.

Ce n'est pas par hasard que les regards se sont tournés vers Dwayne Johnson pour jouer Hercule. Qui de mieux qu'un ex-catcheur reconverti dans le cinéma, doté qui plus est d'une musculature massive, pour incarner le célèbre héros grec ? L'acteur confie à cet effet qu'incarner le fils de Zeus était un rêve d'enfant pour lui :

"Cela fait très longtemps que je rêve de participer à un projet aussi passionnant autour du personnage d’Hercule. Il a été source d’inspiration pour beaucoup de gens, à travers les siècles, et j’en fais partie." A Brett Ratner, le réalisateur, de poursuivre :

"Dwayne est né pour être Hercule ! son dévouement pour l’incarner était étonnant. Il s’est préparé durement, chaque jour, de l’aube au coucher du soleil. Bien sûr, Dwayne avait déjà participé à de nombreux films d’action, mais je crois que physiquement parlant, il n’avait jamais été sollicité à ce point. Ce rôle était vraiment un sacré défi. D’un côté, il y avait bien sûr tout l’aspect grand spectacle, les bastons et le fun, mais de l’autre côté également beaucoup d’émotions, de sensibilité et de nuances dans le jeu."

The Rock sur les rotules : "The Rock" avait subi une opération chirurgicale peu avant que ne débute les tournages. Une fois rétabli, l'acteur a été en mesure de suivre un entrainement intensif pour se préparer pour le rôle. Mais péniblement...

C'est au Français Jean-Vincent Puzos, le chef décorateur à l'origine des décors de Amour, le film aux multiples récompenses de Michael Haneke, qu'ont été confiés les décors du film. Puzos a conçu les plans du Village des Besses, mais aussi ceux de la citadelle de Lors Cotys.

N’affronte pas Hercule qui veut. L’exercice demande une grande préparation au préalable et pour ce faire, la plupart des acteurs ont suivi un entrainement strict. Ingrid Bolsø Berdal a requis les services d’un expert du tir à l’arc en la personne de Steve Ralph. Rufus Sewell s’est pour sa part entrainé à combattre et à manier des armes, allant même jusqu’à soulever de la fonte. Reece Ritchie, lui, a reçu le soutien et les conseils d’un coach. "On était tous embarqué dans ce quotidien de coaching physique très intense et ça nous a permis de faire corps tous ensemble - ce qui, quelque part, nous préparait aussi à nos relations dans le film, car c’est un peu ce que traversent nos personnages", explique-t-il.

Ce n'est pas en Grèce que s'est tenu le tournage d'Hercule, comme on pourrait le supposer, mais dans un studio hongrois, situé dans la capitale Budapest. Les scènes extérieures ont quant à elles été enregistrées en Croatie. Le tournage a duré six mois et s'est achevé le 19 octobre 2013.

Le Héros doit affronter le Chaos pour rétablir l'Ordre du Cosmos....

Le Héros doit affronter le Chaos pour rétablir l'Ordre du Cosmos....

Différents mais tous musclés!
Différents mais tous musclés!
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Différents mais tous musclés!
Différents mais tous musclés!
Différents mais tous musclés!

Différents mais tous musclés!

"Le chaos est indéchiffrable"
José Saramago

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 15:11
DANSE AVEC LES LOUPS

~~Danse avec les loups (Dances with Wolves) est un film américain réalisé par Kevin Costner en 1990.

Il s'agit d'une adaptation du roman éponyme écrit en 1988 par Michael Blake. C'est un des films les plus récompensés de l'histoire du cinéma pour un réalisateur qui est également acteur principal et producteur. En effet, il reçut sept Oscars, trois Golden Globes et l'Ours d'argent au Festival International du film de Berlin.

~~En 1863, le lieutenant nordiste John Dunbar, qui doit subir une amputation de la jambe suite à une grave blessure durant la Guerre de Sécession (Civil War 1861-1865), remet sa botte, choisit au hasard un cheval nommé Cisco et réagit de manière désespérée et suicidaire en effectuant un aller-retour au galop devant les lignes ennemies ; il échappe miraculeusement aux balles, ce qui encourage ses compagnons à lancer une attaque décisive, et lui permettra par la suite de bénéficier des soins du chirurgien personnel du général, admiratif de son exploit.

Une fois décoré et entièrement rétabli, il demande sa mutation dans un avant-poste de l’Ouest sauvage pour échapper à l'horreur du souvenir de la guerre. Il se retrouve seul et satisfait de l'être, dans un « fort » - en réalité une cabane en bois avec une remise séparée - mystérieusement déserté par la petite troupe qui était censée le tenir, et attend l’arrivée de renforts hypothétiques. Il a pour compagnons un jeune loup solitaire qu'il appelle « Chaussettes » (« Two Socks ») et qu'il apprivoise lentement, ainsi que sa fidèle monture Cisco.

Mais les renforts n'arrivent pas car les deux seuls hommes qui connaissent la présence de Dunbar dans ce poste avancé meurent avant de pouvoir la signaler : le major déséquilibré qui l'y a affecté se suicide juste après le départ de Dunbar et le muletier qui l'y a conduit avec le chargement de vivres, de matériel et de munitions destiné à la garnison est massacré sur la route du retour par un petit groupe d'Indiens Pawnees.

Peu à peu, séduit par la culture des Indiens, John Dunbar va rentrer dans un processus difficile mais réussi d'assimilition...

DANSE AVEC LES LOUPS

~~Ses journées se résument à parcourir la région puis à consigner, dans son journal, ses observations. Seulement, une tribu indienne de Sioux installée à proximité découvre son poste.

Les relations qu'il entretient avec quelques-uns des membres de la tribu, dont on découvre qu'elle est installée à quelques heures de chevauchée du poste de Dunbar, sont conflictuelles, faites de méfiance et de peur réciproques, marquées par plusieurs tentatives des Sioux de voler son cheval. Progressivement, Dunbar établit le contact en sauvant une indienne blanche, Dressée avec le Poing (Stands with the fist), qui tentait de se suicider après la mort de son époux sioux. La communication est difficile, et les échanges brefs. Mais le lieutenant va finir par se lier d'amitié avec la tribu, à tel point qu'il est invité régulièrement au campement indien.

Un jour, alors que ses amis sioux attendent fébrilement l'arrivée des bisons, il se précipite jusqu'à leur campement pour leur annoncer qu'il les a repérés, passant près du poste qu'il tient. Il est invité à les chasser avec eux. Durant la chasse, il sauve un jeune Indien (Sourit Beaucoup) de la charge d'un énorme bison, ce qui lui vaut le respect et l'admiration de toute la communauté, ainsi que sa totale admission parmi eux. Le lieutenant est aperçu en train de jouer avec le loup Chaussettes qu'il a « adopté » ; les Indiens le surnomment alors Danse avec les Loups (Dances with wolves).

~~Il tisse et entretient des rapports privilégiés avec Oiseau Bondissant, le « saint homme » de la tribu, père adoptif de Dressée avec le Poing, avec Cheveux au Vent, un grand guerrier, ou encore Dix Ours, le chef du village. Il tombe sous le charme de Dressée avec le Poing qui sert d'intermédiaire entre lui et les Indiens, car elle parle anglais, sa langue natale, puisqu'elle a été recueillie et adoptée très jeune par les Sioux, elle est la seule à avoir survécu et échappé au massacre de sa famille par les Pawnees, la tribu ennemie.

Au fil des mois, le lieutenant John Dunbar délaisse totalement son rôle de soldat, et devient Sioux. Il se marie avec Dressée avec le Poing après qu'Oiseau Bondissant a levé son deuil, puis sauve toute la tribu d'une attaque des Pawnees, en allant récupérer sous la pluie avec Sourit Beaucoup le stock de fusils qu'il avait enterré près du fort.

Mais les soldats blancs arrivent dans les territoires des Indiens ; cette lourde menace - qui pèse sur tout le film - inquiète la tribu. Celle-ci décide de migrer pour l'hiver et le lieutenant retourne une dernière fois au fort, pour récupérer le carnet dans lequel il tient son précieux journal depuis le premier jour, de manière à ne pas laisser d'indice.

"Les "hommes de fer" en pleine sauvagerie estiment davantage l'or que la paix de l'esprit"...
Hirrihigua, chef des Timucuas; Florida. (XVIème siècle)

~~Lorsqu'il parvient près du poste, il découvre que la relève est enfin arrivée, faite de soudards et d'illettrés brutaux qui symbolisent le retour à la civilisation qu'il avait quittée.

Le poste s'est agrandi avec des tentes de campement et de nombreux soldats le gardent. Vêtu et paré en Indien, le lieutenant se fait tirer dessus et son cheval est mortellement touché, lui-même étant brutalement frappé.

Par la suite, il est renvoyé vers l'Est enchainé et sous bonne escorte, afin d'y être jugé et pendu pour trahison. Pendant ce transfert, ses gardes tuent Chaussettes qui s'était montré pour suivre son ami... Mais les Indiens, inquiets de ne pas voir revenir Danse avec les Loups, ont envoyé des guerriers à sa recherche. Ils lancent l'assaut sur le convoi et délivrent le lieutenant, massacrant son escorte, lui-même tuant le plus ignoble et le plus veule de ses gardiens, celui qui avait dérobé son journal et l'utilisait comme papier hygiénique.

Après avoir rejoint le campement d'hiver récemment installé, John Dunbar décide de quitter la tribu en compagnie de sa femme Dressée avec le Poing, après avoir persuadé Dix Ours de déplacer le campement. En effet, l'armée le considère comme un traître et sa recherche risque de mettre en péril la communauté.

Il décide alors de partir pour pouvoir s'expliquer, muni, à titre de preuve, de son précieux journal restitué par Sourit Beaucoup qui l'avait miraculeusement récupéré flottant dans la rivière après l'assaut sur le convoi.

L'armée trouve le campement déménagé et un loup hurle dans le lointain.

in Wikipédia.

"...Quant à ces Anglais-ces chiens vêtus de rouge qui sont venus voler vos territoires de chasse et en faire fuir le gibier- levez la hache contre eux; balayez-les de la surface de la terre qu'ils souillent..."
Le chef indien Pontiac.
Il sut réunir les Tribus du Nord Ouest pour faire face aux colons anglais, 1763.

DANSE AVEC LES LOUPS

~~Le film a connu un très important succès commercial, rapportant environ 424 208 000 $ au box-office mondial, dont 184 208 000 $ en Amérique du Nord, pour un budget de 19 000 000 $2.

En France, il a réalisé 7 280 124 entrées. Il a reçu un accueil critique favorable, recueillant 80 % de critiques positives, avec une note moyenne de 7,2/10 et sur la base de 55 critiques collectées, sur le site agrégateur de critiques Rotten Tomatoes.

~~Les rôles d'Indiens dans le film sont interprétés par de véritables Amérindiens (Sioux pour la plupart) qui parlent ou ont réappris la langue sioux : le lakota grâce notamment à Doris Leader Charge, seule véritable représentante du peuple sioux et originaire du Dakota du Sud.

Première réalisation de Kevin Costner, le film a été tourné essentiellement dans le Dakota du Sud, mais aussi au Wyoming. Le personnage « Dressée avec le Poing » du film est inspiré de Cynthia Ann Parker.

Sitting Bull; grand Chef Sioux

Sitting Bull; grand Chef Sioux

"...Quand j'étais enfant, les Sioux étaient maîtres du monde; le soleil se levait et se couchait sur leur terre; ils menaient dix mille hommes au combat. Où sont aujourd'hui les Guerriers?..."
Sitting Bull, chef victorieux de la bataille de Little Big Horn

Indéniablement, Kevin Costner a de la sympathie pour les Indiens (lui-même possède du sang indien) et son film s'inscrit dans la lignée des œuvres cinématographiques qui rompent clairement, surtout à partir des années 70, avec une vision peu objective des Amérindiens. Mais Kevin Costner ne sombre pas dans le mythe du "bon sauvage" issu de la philosophie rousseauiste des Lumières; en revanche, il dénonce dans cette œuvre la brutalité et/ou la perfidie des soldats américains qui relèvent indéniablement d'une réalité historique.

L'histoire de Danse avec les Loups se situe durant la Guerre de Sécession (1861-1865). A cette époque, les relations entre colons et Indiens est extrêmement tendue et devient dramatique pour les natifs dans la mesure où ces derniers prennent conscience que leur existence même est menacée... La duplicité des autorités américaines, les Traités qu'ils n'ont jamais respectés, les représailles sanguinaires, les épidémies provoquées, les massacres planifiés des bisons, les famines, les maladies comme la variole, les conversions forcées, la ruée vers l'or et les spoliations des riches territoires de l'Ouest (Nord Ouest Pacifique, Plateau, Californie, Grand Bassin, Grandes Plaines, Sud Ouest) les humiliations de toutes sortes auront raison de la puissance et de la fierté des 500 Nations...

A l'issue de la Guerre civile, guerre moderne extrêmement meurtrière dans les deux camps, qui annonce par certains aspects la Grande Guerre, l'armée des Etats-Unis s'est considérablement aguerrie. Elle utilisera ses "talents" pour entreprendre une sorte de "Solution finale" afin d'éradiquer le problème indien...

En cela, on peut se demander si les autorités de Washington n'ont pas tout inventé en matière de génocide et si leurs procédés, scientifiquement planifiés, n'ont pas été répliquées avec quelques variantes par les Bolchéviques (1917-1953), les Ottomans (1915-1917),les Nazis(1933-1945) ou les Khmers rouges 1975-1978), la liste n'étant pas, hélas exhaustive dans la longue histoire de l'humanité ...

Bien évidemment, aucun Tribunal international n'obligera Washington à rendre des comptes ou à effectuer une quelconque Déclaration officielle ...

~~ Renouer avec l'Histoire:

Le western revient donc progressivement, depuis les années 70, sur le devant de la scène cinématographique, sous diverses impulsions qui lui donnent autant de visages, mais la plus significative en tant que nouveau départ est sans conteste celle de Kevin Costner qui, avec Danse avec les loups, réalisait un de ses rêves - il a toujours été un véritable amoureux du genre et voulait pousser la chose plus loin que dans Silverado - tout en offrant au public une des plus belles fresques westerniennes de tous les temps (ne serait-ce que pour la magnifique partition de John Barry). Un film d'autant plus emblématique qu'il est sorti au tout début des années 90, comme pour marquer une rupture distincte avec la pénurie de la décennie précédente.

~~Profondément humaniste non sans un certain désir anthropologique, Danse avec les Loups se pose ainsi en digne successeur des quelques westerns américains des années 70, ces Little Big Man et autres Un homme nommé Cheval qui étaient le reflet de la contestation qui secouait alors le pays, cette remise en cause de tout ce que l'Etat voulait faire passer pour argent comptant.

Un révisionnisme pour une fois salutaire puisqu'il va mettre en lumière une vérité trop oubliée, à savoir le massacre du peuple indien sur lequel s'est construite la nation américaine. Mais, plus encore, ces films sont les premiers à présenter les Indiens non comme des sauvages - une menace tapie dans les forêts - mais comme des êtres humains. Parce que la perception que l'on pouvait avoir de cette période s'était transformée, le point de vue s'était élargi de façon à s'approcher au plus près de la vérité. Cesser de croire que les exactions de l'armée étaient légitimes car ayant l'aval du gouvernement.

~~Accompagné d'une indéniable volonté historique, un souci de réalisme dans sa représentation et sa reconstitution du passé, le western fait donc son retour et va dès lors continuer sur cette voie, la dépasser même en mettant de côté le général au profit du "particulier".

~~Fort heureusement, ces films ont l'intelligence de ne pas être trop unilatéraux quant à leur sujet, ils vont le présenter dans toute sa complexité humaine et éviter par le fait de créer une icône qui serait aussi reluisante que fausse. Toujours grâce à - et à cause de - ce besoin de réalisme, car le réel ne peut en aucune manière se départir d'une part d'obscurité.

Ce n'est donc pas pour rien que, après Danse avec les Loups, le second film emblématique du retour du western soit le Impitoyable de Clint Eastwood...

DANSE AVEC LES LOUPS

~~Problèmes actuels

Il y a actuellement environ 2,8 millions d’Amérindiens aux Etats-Unis.

Près de la moitié des Amérindiens vit dans des grandes villes ou dans des zones rurales, alors que l’autre moitié vit dans des réserves fédérales. La majorité des réserves sont situées à l’Ouest du fleuve Mississippi, et les Indiens continuent d’y vivre pour maintenir leurs traditions. La population amérindienne connait aujourd´hui une prise de conscience croissante. Les Amérindiens sont de plus en plus conscients et fiers de leurs valeurs, leurs traditions et leur culture.

Néanmoins, de nombreuses réserves doivent faire face à de sérieux problèmes sociaux, comme le chômage, la pauvreté, l’alcoolisme et la toxicomanie.

~~De mauvaises conditions de travail

Aujourd’hui, il ne reste qu’environ 21 millions d’hectares des terres amérindiennes d’origine parmi les 2,5 milliards d’hectares formant l’Amérique du Nord.

Ces terres sont en grande partie de qualité inférieure. Donc pour beaucoup d’Amérindiens, il est impossible de gagner sa vie avec l’agriculture sans l’utilisation de produits chimiques, par ailleurs dans certaines réserves, la chasse et la pêche commerciales sont interdites. Compte tenu de ces circonstances, il n’est pas surprenant de constater que les taux de chômage dans les réserves s’élèvent entre 50 et 70%. Les Amérindiens ont les revenus moyens les plus bas des Etats-Unis.

~~Manque d'éducation et pauvreté:

Le pourcentage d´Amérindiens ayant un niveau inférieur au baccalauréat est estimé à 40% pour les habitants des réserves. En conséquence, 25% de tous les Amérindiens vivent sous le seuil de pauvreté. La pauvreté touchant les enfants est un sujet particulièrement inquiétant et un problème à régler d'urgence. Dans la réserve de Pine Ridge (Dakota du Sud), 46% des enfants amérindiens sont considérés pauvres. Défis sociaux De tous les groupes ethniques des Etats-Unis, les Amérindiens ont les taux les plus élevés d’abandons d’école (environ 54%), de mortalité infantile, de suicides, de suicides adolescents (18,5 pour 100 000) et de grossesses chez les adolescentes, ainsi que la plus faible espérance de vie.

~~Pénurie de logements et problèmes de santé:

Il est estimé qu’il y a « 90 000 familles indiennes sans domicile ou mal-logées », tout particulièrement dans les réserves où la pénurie et la dégradation des logements forment un défi omniprésent.

Les conditions de santé dans les réserves sont déplorables. Les Amérindiens souffrent de diabète, d’alcoolisme, de tuberculose et d’autres problèmes de santé et les taux de mortalité sont choquants. Les cas d’asthme, d’insuffisance cardiaque, de cancers et du Sida s’accumulent également de manière perceptible au sein des communautés amérindiennes.

Santé mentale:

Dans de nombreux livres et films sur les Amérindiens, nous voyons les péchés et les crimes commis par les immigrants blancs, si cruels qu’ils sont bien souvent difficiles à croire. Par conséquent, il semblerait que la génération actuelle d’Amérindiens ressente encore beaucoup de tristesse et d’amertume à l’égard du passé, comme les descendants de Juifs, dont le destin semble comparable à celui des Amérindiens. Le taux élevé de maladies mentales, d’alcoolisme et de suicide sont également un signe des mauvaises conditions mentales des Amérindiens. L’indifférence des autres peuples, comme leurs concitoyens qui n’ont qu’une vague idée des problèmes auxquels les Amérindiens doivent aujourd´hui faire face, est un obstacle encore plus important à la résolution des problèmes amérindiens.

~~Protection de la culture Indienne :

Depuis plus de 85 ans, l’école St. Joseph s’occupe d’enfants amérindiens. Voici quelques raisons pour lesquelles la soutenir: • Elle offre aux enfants sioux lakotas un accès gratuit à l’enseignement. • Elle leur offre un foyer sûr et stable. • Elle promeut l’éducation, la culture et l’épanouissement spirituel.

St Joseph du Dakota

DANSE AVEC LES LOUPS

~~Le massacre de Wounded Knee est une opération militaire qui s'est déroulée aux États-Unis d'Amérique, dans le Dakota du Sud, le 29 décembre 1890.

Entre 300 et 350 Amérindiens de la tribu Lakota Miniconjou (dont plusieurs dizaines de femmes et des enfants) ont été tués par l'armée des États-Unis. Cinq cents soldats du 7e régiment de cavalerie des États-Unis, appuyés par quatre mitrailleuses Hotchkiss, ont encerclé un campement d'Indiens Lakota avec l'ordre de les convoyer en train vers Omaha dans le Nebraska. Le commandant du 7e avait reçu l'ordre de procéder à un désarmement préalable. Il existe différentes versions du massacre mais les historiens s’accordent sur le fait que les tirs ont commencé pendant le désarmement des Indiens. Un coup de fusil a retenti et les Indiens, désarmés et encerclés, ont été mitraillés. Au total 26 soldats de la cavalerie ainsi que 153 Indiens Sioux ont été tués, dont 62 femmes et enfants. Les cadavres indiens furent enterrés dans une fosse commune sur le lieu du massacre. D'autres Sioux sont morts de leurs blessures ultérieurement ainsi qu'un lieutenant de la cavalerie.

Prélude:

~~En février 1890, le gouvernement des États-Unis rompt un traité passé avec les Lakota en divisant la Grande réserve indienne Sioux de l'État du Dakota du Sud (qui englobait la plus grande partie de l'État) en cinq réserves dont la totalité est plus petite.

Cela est réalisé pour satisfaire les intérêts des propriétaires de l'Est, conformément à la politique clairement affichée du gouvernement « de rompre les relations tribales » et d’obliger « les Indiens à se conformer au mode de vie de l'homme blanc, pacifiquement si possible ou sinon par la force ». Une fois les réserves « ajustées », les tribus sont séparées en unités familiales sur des parcelles de terrain de 320 acres, soit 130 hectares. En raison de la sécheresse, les récoltes de 1890 sont insuffisantes pour assurer l’alimentation des Sioux. Malheureusement pour les Indiens, le gouvernement a aussi réduit les rations de moitié, les Indiens étant jugés « paresseux ». Comme le bison a, de plus, été pratiquement exterminé de la plaine quelques années plus tôt, les Sioux se retrouvent en situation de famine.

~La Danse des esprits (Ghost Dance):

En 1890, Jack Wilson, un chef religieux amérindien connu sous le nom de Wovoka, déclare que, pendant l'éclipse totale de soleil du 1er janvier 1889, il a reçu la révélation qu'il est le Messie (Envoyé de Dieu) de son peuple. Le mouvement spirituel qu'il crée devient connu sous le nom de « Danse des esprits » (Ghost Dance), mélange syncrétique de spiritualisme paiute et de christianisme "shaker" (secte protestante puritaine).

Bien que Wilson ait prédit la disparition des hommes blancs, il enseigne également que, jusqu'au jour du Jugement dernier (Retour biblique et prophétique de Dieu pour juger les hommes) , les Amérindiens doivent vivre en paix et ne pas refuser de travailler pour les Blancs. Chez les Sioux, les deux premiers convertis à cette nouvelle religion sont Kicking Bear et Short Bull, de la réserve de Pine Ridge. Tous deux assurent que Wilson s'est mis en lévitation devant eux, mais ils interprètent différemment ses paroles. Ils rejettent la prétention de Wilson à être le Messie et croient que le Messie n'arrivera pas avant 1891. Ils refusent aussi le pacifisme de Wilson et estiment que des vêtements spéciaux, les « chemises des esprits » (ghost shirts), les protégeront des balles.

La Danse des esprits se propage rapidement chez les Sioux, démoralisés et affamés. Effrayés, les agents indiens demandent l'aide de l'armée. Bien qu'il semble qu'une majorité des Indiens de la réserve de Pine Ridge ait été convertie, le chef Sitting Bull n'en fait pas partie. Cependant, il garantit la liberté religieuse ; mais les fonctionnaires fédéraux interprètent cette tolérance comme un appui total, et le général Nelson Miles ordonne son arrestation.

Quarante-trois policiers indiens essayent de l'arrêter le 15 décembre 1890 à l'agence de Standing Rock. Pour des raisons peu claires, une fusillade se déclenche et Sitting Bull est parmi les douze tués. Quatre cents Hunkpapa Lakota fuient à la réserve indienne de Cheyenne River des Lakota Miniconjou. 38 Hunkpapa Lakota du village de Sitting Bull trouvent refuge dans le campement des Miniconjou de Big Foot dans la réserve de Cheyenne River. Miles ordonne aussitôt l'arrestation de Big Foot mais l'armée temporise, espérant que la réputation de pacifiste de ce dernier préviendra les hostilités. Quand les Hunkpapa arrivent, apeurés par la venue de nombreux soldats dans la réserve, les 300 Miniconjou décident d’abandonner leur village et de rejoindre le chef Red Cloud (qui ne fait pas partie du mouvement de la Danse des esprits) à l’agence de Pine Ridge. Ignorant les intentions des Indiens, et craignant que la destination de Big Foot ne soit le bastion des adeptes de la Danse des esprits dans les Bad Lands, le général Miles déploie les 6e et 9e régiments de cavalerie pour bloquer les Minniconjou. Canon Hotchkiss à Wounded Knee. Le clan de Big Foot est intercepté par le major Samuel Whitside et environ 200 hommes du 7e de cavalerie (décimé à Little Big Horn par les Sioux 14 ans auparavant).

Whitside transfère Big Foot qui souffre d'une sévère pneumonie vers une ambulance de campagne et escorte les Lakota à leur camp pour la nuit à Wounded Knee Creek. L'armée fournit aux Lakota des tentes et des rations. Les Indiens sont comptés : il y a dans le village 120 hommes et 230 femmes et enfants.

Le matin suivant, les Lakota trouvent face à eux le reste du régiment, avec son commandant, le colonel James W. Forsyth, arrivé pendant la nuit, ainsi qu'une batterie de canons Hotchkiss du 1er régiment d'artillerie. Les armes sont disposées sur une petite colline surplombant le campement. Forsyth informe Whitside que les Lakota doivent être transférés dans un camp militaire à Omaha dans le Nebraska.

~Le massacre:

Le chef Miniconjou Big Foot, abattu par un soldat, gît dans la neige.

La 7e de cavalerie a reçu l'ordre du commandant du département de la Platte, le général John Brooke, de désarmer le clan de Big Foot avant le transfert vers le Nebraska. La veille au soir, après avoir été escortés au camp et avoir été encerclés de toute part, les Lakota sont considérés comme des prisonniers virtuels. Forsyth choisit de ne pas essayer de les désarmer dans la soirée. Au matin, les hommes Lakota sont rassemblés et informés qu'ils doivent remettre toutes leurs armes à feu. Les soldats, craignant que des armes restent cachées, commencent à fouiller les tentes, provoquant la colère des Lakota qui, selon l'armée, sont sous l'influence d'un chaman Miniconjou, Yellow Bird.

Lorsque les soldats tentent de désarmer un Lakota nommé Black Coyote, un coup de feu part. Une fusillade générale s’ensuit. La plupart des hommes Lakota, encerclés par les soldats, sont abattus. Les survivants se dégagent. C’est alors que les canons bombardent le village des femmes et des enfants. On a longtemps prétendu que 146 Lakota avaient été tués ainsi que 25 soldats de la cavalerie des États-Unis qui comptait également 35 blessés, Big Foot figurant parmi les morts. En fait, l'armée américaine reconnaît aujourd'hui que c'est 300 à 350 Amérindiens qui périrent lors de ce « massacre », terme utilisé par le général Nelson A. Miles dans une lettre du 13 mars 1917 au commissaire aux affaires indiennes. Les soldats tirant de tous les côtés, on pense que certains d'entre eux ont été tués par leur propre régiment mais aucune enquête n'a permis de connaître la vérité.

Le lieutenant James D. Mann, un des principaux responsables du tir, meurt de ses blessures dix-sept jours plus tard, le 15 janvier 1891, à Fort Riley dans le Kansas.

~Février 1973 : le renouveau de la cause indienne:

Plus de quatre-vingts ans après le massacre, le 27 février 1973, Wounded Knee est le théâtre d'un affrontement entre les autorités fédérales et les militants de l'American Indian Movement.

Ce jour-là, près de 300 Sioux Oglala ainsi que des sympathisants de la cause indienne se rendent au village de Wounded Knee et l'occupent pour exiger qu'on reconnaisse leurs droits et leur terre. Les membres d'une nouvelle organisation indienne, l'AIM s'étaient auparavant exprimés au centre communal de Calico (Dakota du Sud) pour dénoncer les pratiques du président tribal (en)Dicky Wilson2, accusé d'être un "homme du pouvoir blanc" dans sa gestion de la (en) réserve. Cet évènement est raconté dans un livre publié par les Akwesasne Notes en 1973 : Voices from Wounded Knee. Il a été mis en film dans Lakota Woman, siège à Wounded Knee (1994), adapté du livre autobiographique de Mary Crow Dog, "Lakota Woman, ma vie de femme Sioux" (1991). Impacts de balle criblant la voiture (modèle AMC Ambassador) de l'agent du FBI Ronald Williams après la fusillade.

En quelques heures, plus de 2 000 agents du FBI, des policiers fédéraux et des représentants du Bureau des affaires indiennes cernent la ville et organisent un blocus avec des véhicules blindés, des mitrailleuses, etc. Le siège dure 71 jours et fait deux morts dont Franck Clearwater, un Indien qui se reposait dans une église. Une paix est signée et les deux camps acceptent de désarmer. Les Indiens ont instauré une communauté remarquable, avec des cantines communautaires, un service de santé et un hôpital, au sein du territoire assiégé. Leonard Crow Dog a organisé des Ghost Dances pour honorer la mémoire des ancêtres tués à Wounded Knee. Un Indien Navajo, vétéran de la guerre du Viêt Nam déclara à l'époque :

« Le calme des gens était réellement stupéfiant étant donné qu'on nous tirait dessus sans arrêt. Mais ils restaient parce qu'ils avaient une cause à défendre. C'est pour çà qu'on a perdu au Vietnam, parce que la cause était mauvaise. On a fait une guerre de riches pour les riches... À Wounded Knee on a fait du bon boulot et le moral était bon. On continuait à rigoler malgré tout. »

Le Chef Big Foot abattu par l'armée, gisant dans la neige...

Le Chef Big Foot abattu par l'armée, gisant dans la neige...

~~Conséquences:

Lorsque la tempête de neige qui s'est abattue entre temps se calme, les militaires embauchent des civils pour enterrer dans une fosse commune les victimes Lakota : officiellement, 84 hommes et garçons, 44 femmes et 18 enfants. De plus, 7 Lakota meurent à l'hôpital de Pine Ridge des suites de leurs blessures.

Le colonel Forsyth, désavoué par le général Nelson Miles, est immédiatement relevé de son commandement. Une enquête militaire approfondie menée par Miles critique les dispositions tactiques prises par Forsyth tout en l'exonérant de sa responsabilité. Le secrétaire à la guerre rétablit alors Forsyth dans son commandement du 7e régiment de cavalerie. La cour juge que, pour la plupart, les soldats de la cavalerie ont essayé d'éviter les atteintes aux non-combattants. Néanmoins Miles continue à critiquer Forsyth qui, selon lui, a délibérément désobéi aux ordres. C’est du général Miles que vient l'opinion selon laquelle Wounded Knee est un massacre délibéré plutôt qu'un drame provoqué par des décisions malheureuses (l’opinion publique américaine étant alors généralement favorable à Forsyth). Vingt « médailles d'honneur » sont attribuées à des soldats du 7e de cavalerie pour leur conduite durant le massacre. Aujourd'hui encore, les Amérindiens réclament instamment qu'elles soient requalifiées en « médailles du déshonneur ».

Beaucoup de non-Lakota vivant près des réserves interprètent la bataille comme la défaite d'un culte meurtrier, la Danse des Esprits, faisant l’amalgame entre les adeptes de ce culte et les Amérindiens en général. Peu après le massacre, un jeune journaliste, L. Frank Baum (qui deviendra plus tard célèbre en tant qu'auteur du Magicien d'Oz) écrit dans l'Aberdeen Saturday Pioneer du samedi 3 janvier 1891 : « L'Aberdeen Saturday Pioneer a par le passé déclaré que notre sûreté dépendait de l'extermination des Indiens. Après leur avoir fait du tort pendant des siècles, nous devrions, afin de protéger notre civilisation, insister encore et débarrasser la terre de ces créatures indomptées et indomptables. De cela dépend la sécurité des colons et des soldats commandés par des incompétents. Autrement, nous pouvons nous attendre à ce que les années futures nous apportent autant de déboires avec les Peaux Rouges que les années passées. »

Vers la fin du XXe siècle, les critiques se font plus vives. Beaucoup considèrent l’évènement comme une des plus grandes atrocités de l'histoire des États-Unis. Il est ainsi commémoré par la chanson engagée Bury My Heart at Wounded Knee (« Enterre mon cœur à Wounded Knee »), écrite par Buffy Sainte-Marie. Il est aussi le sujet d'un livre à succès de l'historien Dee Brown publié en 1971 (New York ; Holt, Rinehart & Winston) : Enterre mon cœur à Wounded Knee : la longue marche des Indiens vers la mort (Bury my Heart at Wounded Knee, an Indian History of the American West).

in Wikipedia

Wounded Knee 1973

DANSE AVEC LES LOUPSDANSE AVEC LES LOUPS
DANSE AVEC LES LOUPSDANSE AVEC LES LOUPS
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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 17:23
LES SEPT MERCENAIRES

~~Les Sept Mercenaires (The Magnificent Seven) est un western de John Sturges sorti en 1960. Le film est grandement inspiré du film japonais Les Sept Samouraïs réalisé par Akira Kurosawa en 1954.

~~Distribution:

Yul Brynner (VF : Georges Aminel) : Chris Adams, le chef des sept mercenaires

Steve McQueen (VF : Henry Djanik) : Vin Tanner, le bras droit de Chris

Horst Buchholz (VF : Michel François) : Chico, le plus jeune des sept mercenaires

Charles Bronson (VF : Gérald Castrix) : Bernardo O'Reilly, le mercenaire irlando-mexicain

Robert Vaughn (VF : Roger Rudel) : Lee, le mercenaire traqué par les forces de l'ordre

James Coburn (VF : Jean Violette) : Britt, le mercenaire-lanceur de couteaux

Brad Dexter (VF : Claude Bertrand) : Harry Luck, le mercenaire cupide

J'ai revu ce film par hasard avec un très grand plaisir, avec un nouveau regard et il m'a bien plus ému que la première fois, il y a dix ans... D'abord parce-que presque tous les acteurs, des "Gueules", sont décédés je crois. Irremplaçables, inimitables, uniques...Nostalgie...

Ce film a été tourné il y a 44 ans: il appartient à une autre époque et me semble-t-il n'a pas vieilli. Il faut dire que ces 7 Mercenaires sont extraordinaires d'humanité, avec leurs gros défauts, leur passé, leurs blessures cachées, tout en étant auréolés de la Légende des "éternels justiciers" au service d'une bonne cause. Ils sont tous un peu "givrés".Ils sont des anti-héros...Ce qui les rend à mes yeux extrêmement touchants, c'est qu'ils éradiquent le Mal et en sont donc vainqueurs, mais ne sont pas récompensés; cinq y laissent leur peau. Les seuls "gagnants" sont les paysans. C'est "le Peuple du travail de la terre", de la pluie trop rare, du soleil ardent, qui n'est guère idéalisé comme dans un film de propagande soviétique...

La terre est un personnage du film, ingrate, exigeante mais qui seule demeure même quand elle boit le sang des hommes, imperturbable...

~~Au XIXe siècle, au nord du Mexique:un petit village de paysans, isolés, reçoit régulièrement la visite de Calvera et de ses quarante "bandidos".

À l'occasion de leur dernière venue, ces derniers ont de nouveau pillé le village et ont annoncé leur prochain retour où le pillage sera plus important, les bandits fuyant la police rurale et devant acquérir des provisions pour se cacher dans la montagne pendant l'hiver à venir.

Or, voilà qu'un paysan qui s'était rebellé est abattu par Calvera. C'en est trop. Aussitôt après son départ, les villageois se réunissent, surmontent leur peur et décident d'agir pour ne plus subir les exactions des bandits. Après avoir pris conseil auprès du vieux sage du village, ils décident d'acheter des armes pour se défendre.

Trois hommes sont envoyés aux États-Unis, non loin de là, pour effectuer les achats avec le peu d'argent qu'ils ont pour réunir. La première ville dans laquelle ils s'arrêtent leur permet de faire la connaissance de Chris Adams, un homme solitaire et bon tireur. Après avoir entendu leur problème, Chris les guide vers une autre piste. Au lieu d'acheter des armes dont, de toute façon, ils seraient incapables de correctement se servir, plus habitués aux travaux des champs qu'à la bataille, ils feraient mieux de louer les services de mercenaires. C'est ainsi qu'ils recrutent, toujours avec l'aide de Chris, le premier engagé, cinq autres hommes.

Tous ces mercenaires acceptent pour une raison bien légitime et propre à chacun : l'un pense que Chris flaire un bon coup financier, un autre suit pour se trouver enfin un but honorable à accomplir, le suivant croit fuir les ennuis en changeant de pays mais pour mieux se jeter dans la bataille, encore un autre est si habile tireur et avec toute arme qu'il accepte par pur défi personnel pour se trouver des ennemis dignes de ce nom, le dernier est sans le sou et se dit que ce maigre salaire est toujours mieux que rien… En cheminant vers le village, ils acceptent un septième et dernier compagnon d'armes, un jeune homme qui les convainc par sa ténacité et son envie de prouver sa valeur.

Les sept mercenaires sont réunis. Dès lors il ne leur reste plus qu'à préparer le village et ses habitants à la bataille à venir.

in Wikipedia

Bronson incarne Bernardo O'Reilly dans les "Sept mercenaires". J'adore ce rôle. Déjà parce qu'il est somptueusement interprété par Bronson, mais aussi parce que ce personnage est une brute sanguinaire qui prouve qu'il a aussi beaucoup de coeur.

Bronson incarne Bernardo O'Reilly dans les "Sept mercenaires". J'adore ce rôle. Déjà parce qu'il est somptueusement interprété par Bronson, mais aussi parce que ce personnage est une brute sanguinaire qui prouve qu'il a aussi beaucoup de coeur.

LES SEPT MERCENAIRES

J'entends souvent dire que les Ricains n'ont pas de passé...Bien sûr que si! Leur passé est en Europe. Et en tant que colons, ils ont même leur "Moyen-Age" mais...aux XVIIIe et XIXe siècles quand l'autorité de l'Etat faisait souvent défaut sur un territoire immense.

Pareillement pour les colonies espagnoles d'Amérique comme au Mexique: c'est souvent la loi du plus fort. Alors il faut faire justice soi-même. Le système féodal, contrairement aux préjugés est la réponse la mieux adaptée à l'effondrement du pouvoir central...Et je me demande si actuellement, un peu sur tous les continents, nous ne sommes pas dans cette situation face à l'incompétence et aux faiblesses des pouvoirs publics qui n'arrivent plus à assurer la sécurité des biens et des personnes. Le terrorisme des islamistes en plus...

Alors on voit de plus en plus les citoyens ordinaires organiser leur propre défense, par eux-mêmes ou en payant des professionnels. Et l'on voit même des Etats sous-traiter leurs actions militaires de "nettoyages" mais au dehors bien sûr de leurs propres frontières; les sociétés privées paramilitaires poussent comme des champignons, en particulier aux Etats-Unis et ce n'est pas un hasard. Pas étonnant non plus que les lobbies nord-Américains du port d'arme libéralisé soient si puissants. Toutes choses incompréhensibles pour les opinions publiques européennes gouvernées par des bobos nantis et privilégiés qui leur sert des discours lénifiants sur l'Etat de Droit....

Eli Wallach dans le rôle du trés trés Méchant qui terrorise et exploite le plus faible...

Eli Wallach dans le rôle du trés trés Méchant qui terrorise et exploite le plus faible...

Le Vieux Sage du village qui a du mal à convaincre les villageois de prendre des mesures énergiques

Le Vieux Sage du village qui a du mal à convaincre les villageois de prendre des mesures énergiques

LES SEPT MERCENAIRES
LES SEPT MERCENAIRES
LES SEPT MERCENAIRES
LES SEPT MERCENAIRES
LES SEPT MERCENAIRES
LES SEPT MERCENAIRES
LES SEPT MERCENAIRES

"La raison du plus fort est-elle toujours la meilleure"?

Les débutants: un talent inoubliable
Les débutants: un talent inoubliable
Les débutants: un talent inoubliable
Les débutants: un talent inoubliable
Les débutants: un talent inoubliable
Les débutants: un talent inoubliable

Les débutants: un talent inoubliable

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 06:44
CRISTEROS

~~En 1926, un soulèvement populaire secoue le Mexique suite aux lois farouchement anticléricales du président Callès, un Franc-maçon, qui interdisent toutes pratiques religieuses publiques dans l’ensemble d'un pays majoritairement catholique.

Face à la persécution croissante s'abattant sur le clergé et la population qui manifeste d'abord pacifiquement,des hommes et des femmes de tous horizons, mais surtout des Amérindiens, "les Cristeros", vont alors risquer leur vie pour défendre leur liberté et lutter contre les persécutions sanglantes menées par le gouvernement.

Une des pages les plus sombres de l’Histoire du Mexique.

Voilà une œuvre cinématographique qui est en marge du Festival de Cannes, et n'a bien sûr pas bénéficié d'une large publicité, qui ne sera diffusé que dans peu de salle. C'est bon signe...

Une Vendée mexicaine:

~~Cette prodigieuse épopée a conduit un grand nombre d'entre-eux - prêtres et laïcs - au martyre, dans le Mexique de la seconde moitié des années vingt, alors qu'ils défendaient l'Eglise catholique contre l'Etat persécuteur.

Ceux qui ne connaissent pas ce glorieux épisode où tant de nos frères ont su mourir au cri de "Vive le Christ Roi" ou de "Vive Notre-Dame de Guadalupe" [peu après la publication de l'Encyclique "Quas Primas" (11 décembre 1925) du Pape Pie XI instituant la fête du Christ-Roi], pourront se reporter à l'article paru sur le sujet sur Wikipedia. Ce même Pape est intervenu publiquement au moins par deux fois au sujet de ces événements : en 1926, par l'Encyclique “Iniquitates afflictusque”, pour condamner la persécution anti-catholique, et en 1932, par l'Encyclique “Acerbo nimis”, pour protester contre sa poursuite malgré les accords survenus (1929).

Les chiffres donnés sur le nombre des victimes de cette guerre sont apparemment assez incertains, en partie en raison du fait que les violences contre les catholiques se sont prolongées bien après la fin officielle des hostilités. Beaucoup de Cristeros ont d'ailleurs été assassinés alors qu'ils avaient rendu les armes après cette date, abandonnés sans gloire par le clergé pour lequel ils s'étaient battus.

Certains parlent finalement de 90.000, d'autres de 250.000 morts.

CRISTEROS

~~ Il faudra attendre le règne du Pape Jean-Paul II pour que l'Eglise, après un long silence, rende publiquement justice à ces martyrs, en béatifiant puis canonisant 25 d'entre-eux, dont 22 prêtres, au cours du Grand Jubilé de l'Incarnation de l'An 2000. Sous le pontificat du Pape Benoît XVI, 13 martyrs (1927-1928), dont dix laïcs, ont été béatifiés le 20 novembre 2005, originaires des Etats de Michoacán, de Guanajauto et de Jalisco.

Voici que cette "Cristiada" donne lieu à un film dont le tournage a commencé au Mexique même ce mois-ci, pour trois semaines en principe, sous la "supervision" de Dean Wrigt, lequel a travaillé notamment pour "Le Seigneur des Anneaux" et "Les chroniques de Narnia".

Parmi les béatifiés de 2005 figure Joseph Anaclet González Flores (1888-1927), laïc, avocat, l'un des chefs de la rébellion cristera. Il fut torturé et fusillé à la suite d'un jugement sommaire, accusé d'avoir assassiné des soldats fédéraux.

CRISTEROS

~~Voici ce qui était dit de Joseph González Flores lors de sa béatification :

"Anacleto González Flores (...) versa son sang avec les frères Jorge et Ramón Vargas González, et Luis Padilla Gómez, dans cette ville, au cri de "Je meurs mais Dieu ne meurt pas"Vive le Christ Roi!".

Anacleto González Flores donna sa vie au Créateur, après une vie d'intense piété et un apostolat fécond et audacieux. Après avoir reçu une solide formation humaine et chrétienne, il se consacra à la lutte pour les droits des plus faibles. Connaisseur fidèle de la Doctrine sociale de l'Eglise, il chercha, à la lumière de l'Evangile, à défendre les droits fondamentaux des chrétiens, à une époque de persécution (...). L'intense vie eucharistique de ces bienheureux doit constituer pour nous un exemple et un encouragement pour approfondir toujours davantage notre vie eucharistique. (...) Ces treize fils fidèles de l'Eglise avaient également une autre caractéristique commune. Ils se distinguèrent, outre par leur intense vie eucharistique, par leur dévotion filiale à la Mère de Dieu, sous son titre de Vierge de Guadalupe. La plupart d'entre eux, comme les autres saints martyrs déjà canonisés, moururent en prononçant son nom." (Homélie du cardinal José Saraiva Martins).

CRISTEROS

~~ Le rôle du bienheureux Joseph González Flores sera tenu par l'acteur mexicain Eduardo Verástegui .

Peu connu du public français, il l'est en revanche des publics de langue espagnole, en particulier féminins, auxprès desquels il a usé de son charme par tous les ressorts qu'offre aujourd'hui le monde frelaté du "show-bizz" et de la publicité. Puis il s'est converti, et en a fait publiquement état, s'engageant depuis lors à ne plus participer à aucun projet qui contredise les valeurs de l'Evangile. Il soutient aujourd'hui des mouvements "pro-vie" [tout comme Jim Caviezel, interprète du Christ dans La Passion] et donne des conférences dans des universités catholiques, notamment en Amérique du Sud et aux Etats-Unis, où il vit actuellement.

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~~Autre héros de ce film, Enrique Gorostieta (1889-1929 ):

chef des cristeros de la ville de Jalisco. Officier de l'armée mexicaine, il rejoignit le rang des Cristeros dont il devint l'un des meilleurs chefs, en dépit de ses attaches apparemment moins évidentes à la foi et des possibles liens avec la franc-maçonnerie. qui lui sont prêtés. Il mourut, quant à lui, au combat.

~~Le rôle de Gorostieta sera tenu par Andy Garcia le célèbre et brillant acteur d'origine cubaine, révélé par les films "Les incorruptibles" et surtout "Le Parrain 3". Cet acteur, père de quatre enfants, n'a jamais caché ses convictions catholiques, la force qu'il y puisait et la nécessité qu'il ressentait d'en apporter l'exemple.

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~~ Enfin, on annonce également, parmi les acteurs, la participation d'une autre personne assez singulière dans le monde du "show-bizz", à savoir Karime Lozano. Cette actrice mexicaine, après une vie qui lui valut en 2008 le triste honneur d'être élue reine de la journée gay-pride de San Francisco, s'est elle aussi convertie.

Catholique, elle se met elle aussi désormais au service de sa foi et milite avec Eduardo Verástegui pour la vie et contre l'avortement. Chose plus singulière encore, elle n'hésite pas à faire l'apologie de la chasteté : « Avant, a-t-elle déclaré à un journaliste, je riais et je me moquais de la chasteté, mais Dieu a fait des miracles dans ma vie. Dieu existe et il accomplit des miracles tous les jours. Ce qui se passe, c'est que souvent nous ne voulons pas les voir ». Le moins qu'on puisse dire est que ce film, "Cristiada", sera servi par des acteurs de conviction, pour lesquels les personnages mis en scène sont des personnages qui incarnent la foi à laquelle ils adhèrent eux-mêmes. Autant d'éléments, sur fond d'une épopée exemplaire pour notre époque sceptique, qui nous font attendre avec grande impatience la sortie de ce film. Espérons qu'il ne sacrifiera pas trop aux fréquentes "americanadas" du cinéma et qu'il saura mettre en grand relief la richesses des personnages.

Cette actrice mexicaine, après une vie qui lui valut en 2008 le triste honneur d'être élue reine de la journée gay-pride de San Francisco, s'est elle aussi convertie. Catholique, elle se met elle aussi désormais au service de sa foi et milite avec Eduardo Verástegui pour la vie et contre l'avortement. Chose plus singulière encore, elle n'hésite pas à faire l'apologie de la chasteté : « Avant, a-t-elle déclaré à un journaliste, je riais et je me moquais de la chasteté, mais Dieu a fait des miracles dans ma vie. Dieu existe et il accomplit des miracles tous les jours. Ce qui se passe, c'est que souvent nous ne voulons pas les voir ».

Le moins qu'on puisse dire est que ce film, "Cristiada", sera servi par des acteurs de conviction, pour lesquels les personnages mis en scène sont des personnages qui incarnent la foi à laquelle ils adhèrent eux-mêmes. Autant d'éléments, sur fond d'une épopée exemplaire pour notre époque sceptique, qui nous font attendre avec grande impatience la sortie de ce film. Espérons qu'il ne sacrifiera pas trop aux fréquentes "americanadas" du cinéma et qu'il saura mettre en grand relief la richesses des personnages.

"La liberté religieuse n'est pas négociable car si elle est amputée ou tout simplement supprimée, alors toutes les autres libertés seront en danger".

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Je lui pardonne de bon cœur. Bientôt nous nous reverrons devant le tribunal divin. Le même juge qui me jugera sera son juge : alors il trouvera en moi un intercesseur auprès de Dieu.

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Le réalisateur montre bien dans son œuvre le rôle primordial des femmes, qui sont tout aussi résolues et courageuses que les hommes; elles assurent le transport des munitions et cachées sous leurs sous-vêtements, et celui des enfants, la figure emblématique étant le petit Jose. Sous la torture (passage difficile du film), il refusera de parler et surtout d'insulter le Christ.

Pour ma part, la partie du film où l'on voit la mère du petit Jose étreindre le corps sans vie de son fils unique fut la plus bouleversante, évoquant une Mater dolorosa au pied de la Croix....

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 08:05
NOË

~~Pour "Noé", le dernier film de Darren Aronofsky, Russel Crowe a mouillé la chemise. Il interprète un personnage biblique confronté à de très nombreux dilemmes et porte, certainement plus que le Déluge en lui-même, toute la tension du film, comme l'explique notre contributeur Romain Faisant.

~~Après nous avoir immiscé avec virtuosité dans la psychose grandissante de la danseuse étoile de "Black Swan" (2010), Darren Aronofsky poursuit son exploration de la décadence en abordant le récit biblique et l’un de ses épisodes les plus fondateurs, celui du Déluge duquel renaît une humanité absoute de ses péchés.

Chacun a en mémoire des images de l’Arche de Noé et ses files d’animaux prenant place dans le dernier espoir de l’humanité. Si le film s’en inspire et en fait sa trame de fond, l’essentiel s’avère bien au-delà comme le nom d’Aronofsky le laisser subodorer.

~~On retrouve ainsi cette habituelle figure centrale de sa filmographie, ici Noé, à un tournant de sa vie, fixé sur un objectif (construire un vaisseau salvateur) qui va peu à peu mettre en péril ses relations avec les siens. Mis face aux sacrifices qu’exigent selon lui sa mission divine, il va connaître les doutes et la désapprobation.

Et c’est là toute la force de cette fresque qui mène au frisson : faire d’une épopée biblique un drame shakespearien aux accents d’une tragédie grecque.

~~L'homme a épuisé les ressources de la Terre...

La menace vient de ce que nous sommes humains. "Des hommes" s’exclament à des décennies d’intervalle le père de Noé puis ce dernier lui-même quand surgissent ceux qui sont les descendants de Caïn, premier meurtrier, fratricide qui plus est, de l’histoire biblique. Le Mal a contaminé l’œuvre du Créateur, comme il sera sans cesse appelé, la Terre n’est plus que paysages arides, désolés et stériles. L’Homme a épuisé les ressources du sous-sol (les mines) et ne pense qu’à sa seule survie. Noé (Russell Crowe) a ainsi volontairement isolé sa famille à l’écart de ses hordes sauvages et tient au contraire un discours en adéquation avec la nature : "nous ne prenons que le strict minimum". L’éducation de ses fils, Sem (qui est à l'origine des races sémites) (Douglas Booth), Cham (Logan Lerman) et Japhet est conforme à celle qu’il a lui-même reçue de son père qui l’avait reçue de son père, Mathusalem (Antony Hopkins).

La filiation et les origines (Noé revendique comme on affirme sa foi être de la descendance de Seth, le troisième fils d’Adam et Ève) sont les nœuds dramatiques que va nouer Aronofsky pour les délier ensuite jusqu’au paroxysme, le déluge n’étant qu’un événement dans ces tourments familiaux marqués du sceau divin.

~~Des touches poétiques

Là où il aurait été tentant de céder au gigantisme et au spectaculaire outrancier (milliers d’animaux, déluge, etc.), le film, visuellement très maîtrisé, ménage ses effets spéciaux qui jamais ne prédominent sur les conflits internes et externes de Noé et sa famille. Mieux, ils sont des touches poétiques et lyriques (l’Univers, l’éclosion de la forêt) qui confèrent à l’ensemble un mysticisme envoûtant. Ainsi, c’est toute une série de signes avant-coureurs qui préparent Noé à sa destinée (les rêves, la goutte d’eau devenant fleur), cette démarche progressive fait écho à la filiation par son principe de transmission : chaque élément en engendrant un autre, comme l’ultime graine du jardin d’Éden que confie Mathusalem à Noé et qui sera, littéralement, la source permettant la mise en œuvre de l’échappatoire (irrigation fulgurante des sols). Les géants de pierre prennent également valeur de métaphore, anges déchus prisonniers du minéral, ils sont cette humanité en perdition embourbée dans son échec.

La punition divine originelle continue d’avoir des répercussions et cette promesse d’un commencement renouvelé va confronter Noé à bien plus dur que la construction de l’Arche, aux fissures intimes de son propre sang.

~~Huis clos oppressant

Aronofsky a choisi de complexifier la cellule familiale: si les animaux vont bien chacun par paire, que Noé a sa femme, Naameh (Jennifer Connelly), ce n’est pas le cas de tous ses fils. En effet, si l’aîné a bien une femme, survivante recueillie enfant, Cham et Japhet sont donc condamnés à ne pas pouvoir avoir de descendance. C’est Cham qui va ouvertement confronter son père à sa demande légitime et ouvrir la brèche d’un conflit profond et irréversible. "Le Créateur pourvoira à tout" se borne-t-il à répondre à un fils meurtri par ce qu’il considère comme une injustice. De même, faut-il laisser toute l’humanité emporter par les flots ? "Il y aussi des innocents !" lui reprochent Sem.

Le huis clos oppressant dans l’Arche permet de porter à leur climax des sentiments exacerbés par le mutisme d’un Noé aveuglé par sa mission : "Notre tâche est plus importante que nos désirs".

NOË
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~~Remous et dilemmes

Témoin de la sauvagerie extrême du genre humain, il est convaincu qu’il faut que seule la faune qu’ils auront sauvée puisse vivre et se reproduire. Cette volonté radicale de laisser s’éteindre sa descendance marque le revers psychologique d’un homme profondément bouleversé par ce qu’il est lui-même, un simple humain, un mortel...

Hymne au souffle entraînant, le film fait tanguer les remous et les dilemmes en donnant de l’ampleur et de la profondeur troublante à la figure d’un des patriarches biblique réputé pour être "juste et intègre" (Genèse, VI, 9).

Et si le film consacre un nouveau jour, il est loin de s’être fait sans détours.

Romain Faisant

in LE PLUS; ~~Publié le 13-04-2014 à 16h00 -

" Aujourd'hui, Dieu n'a plus besoin de détruire Sa Création puisqu'Il l'a rachetée par le Sang de Son Fils Jésus-Christ...Tout est accompli.
En revanche, les hommes ayant la fâcheuse manie de se prendre pour Dieu, ont désormais le pouvoir et la liberté de s'anéantir..."

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 18:30
POMPEÏ

~~En l’an 79, la ville de Pompéi vit sa période la plus faste à l’abri du mont Vésuve. Milo, esclave d’un puissant marchand, rêve du jour où il pourra racheter sa liberté et épouser la fille de son maître. Or celui-ci, criblé de dettes a déjà promis sa fille à un sénateur romain en guise de remboursement… Manipulé puis trahi, Milo se retrouve à risquer sa vie comme gladiateur et va tout tenter pour retrouver sa bien-aimée.

Au même moment, d’étranges fumées noires s’élèvent du Vésuve dans l’indifférence générale… Dans quelques heures la ville va être le théâtre d’une des plus grandes catastrophes naturelles de tous les temps.

~~Pour être le plus fidèle possible à l'évènement historique dépeint dans le film, la grande majorité des scènes ont été tournées dans de vrais décors. Le but a été d'éviter de tourner au maximum sur fond vert. La production a tourné pendant six jours à Pompéi réalisant des prises de vues du Vésuve pour filmer le pied de la montagne. Elle a également filmé les corps encore présents sur le site et vitrifiés par la pluie de cendres.

~~Pompéi (Pompeii en latin, Pompei en italien) est une riche ville romaine de Campanie. Fondée au VIe siècle av. J.-C., elle est détruite en même temps qu'Herculanum, Oplontis et Stabies, lors de l'éruption du Vésuve en l'an 79 ap. J.-C. Enfouie sous plusieurs mètres de sédiments volcaniques, préservée des intempéries et des pillages, la ville tombe dans l'oubli pendant quinze siècles. Redécouverte fortuitement au XVIIe siècle, l'état de conservation de l'ancienne cité romaine est remarquable : les fouilles entreprises à partir du XVIIIe siècle permettront d'exhumer une ville florissante, précieux témoignage de l'urbanisme et de la civilisation de la Rome antique. Le site archéologique est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1997, avec Herculanum et Torre Annunziata.

POMPEÏ
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La Mort côtoie toujours l'Amour...Elle rôde autour des amants car l'Amour qui les unie les rend comme Dieu en leur offrant le parfum enivrant de l'Eternité... Elle rôde sur le Titanic, à Pearl Harbour, dans les tranchées de Verdun, sous les bombes à Moscou, Londres ou Berlin...

La Mort n'a pas de patrie. Mais ce qu'elle préfère, ce sont les cieux d'azur sans nuages, les contrées paradisiaques...comme à Sarajevo en ce beau 28 juin 1914...Puis, elle frappe! Pompéi fut un coin de paradis, un lieu de villégiature en bord de mer pour les Romains fortunés, une perle d'un Empire vaste comme le monde...

~~Une terre fertile :

Pompéi est construite sur un plateau volcanique formé par une ancienne langue de lave et escarpé sur trois côtés. Le côté sud-ouest domine la mer, mais le tout est surplombé au nord par le Vésuve. Strabon décrivait le Vésuve au Ier siècle av. J.-C comme « entièrement couvert de champs fertiles sauf au sommet partiellement plat, mais totalement stérile et d'aspect cendreux ».

Le volcan, éteint depuis plusieurs siècles, n'était pas une source d'inquiétude pour les habitants de la région. Ils n'en ignoraient toutefois pas complètement la nature, comme en témoignent ces quelques lignes de Vitruve : « … on dit que les feux qui brûlent sous cette montagne ont autrefois éclaté avec une grande force, et jeté beaucoup de flammes dans tous les lieux d'alentour. ». La terre, riche comme le sont tous les sols d'origine volcanique, permettait, en particulier, la culture de la vigne et donc favorisait l'afflux de population. Pompéi comptait alors environ douze mille habitants.

POMPEÏ

~~Un site stratégique:

Pompéi est située près de l'embouchure du fleuve Sarno (sud-est) dont la navigabilité fait de la ville, toujours selon Strabon, « un port à Nola, Nocera et Acherra », villes situées à l'intérieur des terres. La situation élevée de la ville construite sur un plateau (33 m) en fait un poste stratégique pour la surveillance du déplacement des navires dans la baie de Naples . Mais la ville n'est pas entourée de sources et c'est un inconvénient. Les Romains, utilisant leur savoir-faire dans ce domaine, ont donc construit des citernes d'eau pluviale, puis un aqueduc partant du fleuve Sarno pour assurer l'approvisionnement de la ville.

Pompéi était donc une terre prospère quand, un jour de l'année 79, elle fut entièrement dévastée par une éruption du Vésuve. Déduite du récit de Pline le Jeune, témoin direct de l'éruption, la date du 24 août 79 est celle communément retenue (notamment par l'UNESCO) mais des recherches récentes semblent indiquer que l'éruption aurait plutôt eu lieu en automne. Cette fin tragique explique en partie la renommée de la ville ; quant aux fouilles archéologiques, elles ont permis de faire surgir à la lumière une cité florissante, de faire revivre toute une société et la richesse de son histoire.

"Nul ne sait ni le jour , ni le lieu, ni l'heure..."

~~Fondation:

Pompéi fut fondée avant le VIe siècle av. J.-C. (peut-être au VIIe ou VIIIe siècle av. J.-C.), probablement par un regroupement de cinq villages osques (pumpe signifie cinq en osque, sur une route commerciale importantes .

La ville se développe d'abord vers l'est puis dans les directions nord-ouest et sud-est jusqu'à atteindre près de 66 hectares, dont 44 d'habitations, le reste étant constitué de jardins et de champs se concentrant principalement au nord de la voie d'Abondance. Les influences sont diverses: au VIe siècle av. J.-C., les Grecs introduisent le culte d’Apollon (construction du temple d’Apollon ; construction du temple dorique sur l’agora triangulaire). Pompéi n’est, à ses débuts,qu’une base pour contrôler les débouchés de l’arrière-pays, très fertile.

La cité fut sujette des Étrusques pendant presque cinquante ans (jusqu'en 474 av. J.-C.) lorsque ceux-ci occupèrent la partie intérieure de la Campanie. Elle retourna ensuite dans la sphère d'influence des Grecs, avant d'être englobée dans la zone d'expansion des Samnites au Ve siècle av. J.-C. Les Samnites agrandissent notoirement la ville, édifiant alors le centre historique dont les vestiges sont aujourd'hui encore très importants. On le reconnaît notamment grâce à sa muraille d'enceinte plus ancienne, à l'architecture de certaines maisons (celles qui sont caractérisées par l'atrium de type toscan), aux édifices publics du Forum Triangulaire et au Temple d'Apollon dans le Forum civil.

De 474 à 424, les Grecs reprennent le contrôle de la ville, restaurent les temples, développent un quartier au plan géométrique (région VI), et entourent Pompéi de murailles. En 424, Pompéi est conquise par les Samnites qui prennent le nom de Campani en arrivant dans les plaines. On se remet à parler l’osque, langue commune aux plus anciens occupants, les Osques, et aux nouveaux occupants, les Samnites qui étendent les murailles de la ville.

"Hommes, souvenez-vous que vous êtes mortels: de la cendre vous avez été tirés et à la cendre vous retournerez..."

~~Influence romaine:

Pendant ce temps, Rome avait entrepris son avancée progressive vers l'Italie du Sud et avait commencé à mettre à mal la résistance des populations italiques. Les peuples samnites durent eux aussi se soumettre à l'Urbs (Rome), après cinquante longues années de guerre. Avec la conquête de la Campanie, Pompéi connut donc la domination des Romains, devenant socia, statut qui comportait le maintien d'une autonomie locale.

Entre 214 et 210 se déroule la Deuxième Guerre punique : Hannibal part à la conquête de Rome avec ses éléphants. Pompéi, contrairement aux autres villes samnites, reste fidèle à Rome. Cette longue période de prospérité s'interrompt avec la guerre menée contre Rome par les cités italiques — dont Pompéi — afin d'obtenir la citoyenneté romaine. En mars 90, les villes samnites se révoltent contre Rome lors de la Guerre sociale. Cette fois, Pompéi se joint à elles. La guerre est dure et les Romains conduits par Sylla prennent Pompéi. Ils donnent l'assaut entre la porte d'Herculanum et la porte du Vésuve. Dans ce secteur, la muraille porte encore les traces des projectiles tirés par les machines de guerre romaines. Il nous reste un autre témoignage du siège de la ville : on a retrouvé à différents endroits des inscriptions en osque — six au total —, appelées inscriptions eituns à cause d'un mot qui s'y retrouve régulièrement et destinées à permettre aux défenseurs de la ville de rejoindre leur poste rapidement sans se perdre au moment d'un assaut.

Les Romains ne reconstruisent pas une nouvelle ville sur celle des Samnites, mais s’installent dans Pompéi telle qu’elle était au temps des Samnites.

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~~Période romaine:

En 80, Pompéi est transformée par Sylla en colonie romaine : les riches colons romains remplacent alors les habitants chassés de leurs demeures et s’installent principalement dans de grandes villas bâties sur le flanc du Vésuve, à l’emplacement des remparts primitifs.

L’ère romaine commence. Sylla installe 2 000 vétérans à Pompéi, devenue colonia Cornelia Veneria Pompeianorum. Comme par le passé, Pompéi continua à s'agrandir et à se développer dans tous les domaines, en particulier dans le secteur économique, largement favorisée par son arrière-pays fertile et par sa position géographique enviable. Toutes les activités liées au commerce et au trafic maritime progressèrent. La richesse de Pompéi provenait de la terre. Les fertiles sols volcaniques étaient propices à la culture de la vigne, et la mer était poissonneuse. Même les pierres de la région rapportaient de l'argent aux gens du cru : elles faisaient les meilleures meules de moulin à huile de tout le pays. Le résultat de ce remarquable développement fut immédiat : à l'extérieur, il conduisit à un accroissement de Pompéi par rapport aux autres villes de Campanie ; à l'intérieur, la conséquence fut l'augmentation générale de la qualité de vie d'une grande partie des différentes classes sociales. C'est ainsi que la classe des commerçants et des entrepreneurs, qui avaient fait la fortune de Pompéi, ne cessa de se développer. L'économie florissante entraîna un accroissement démographique considérable, une augmentation du niveau de vie de la population ainsi qu'un embellissement de la ville.

Les nouveaux riches, désireux de prévaloir sur la classe aristocratique traditionnellement détentrice du pouvoir, entrèrent en compétition pour faire étalage de leur opulence par le biais de somptueuses demeures, d'objets et de bijoux précieux. L'expansion urbaine se réalisa surtout le long de la voie de l'Abondance (via dell'Abbondanza), centre symbolique de la nouvelle classe émergente. Sur les plans politique et culturel, l'importance de Pompéi restait moindre. La cité doit sa célébrité tardive au fait d'être restée dans l'état même où elle se trouvait au moment de la catastrophe. Elle nous offre ainsi un aperçu direct de la vie des Romains de cette époque dans une petite ville de province. En 59 ap. J.-C. survint un événement suffisamment notable pour que l'historien Tacite le jugea digne d'être relaté (Annales, XIV, 17) : à l'occasion d'un spectacle de gladiateurs à l'amphithéâtre, une rixe sanglante éclata entre les habitants de Pompéi et ceux de la ville voisine de Nocera, causant des morts et des blessés. Les autorités impériales intervinrent et tout spectacle de gladiateurs fut interdit à Pompéi pour une durée de dix ans. Une fresque de Pompéi retrouvée dans la maison I, 3, 23 en conserve le témoignage.

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~Victimes de l'éruption:

Moulages de victimes humaines de l'éruption trouvée dans le « jardin des Fugitifs » à Pompéi.

Outre Pline l'Ancien, les seuls nobles connus que l'on sait avoir été tués par l'éruption sont Agrippa, fils de la princesse juive Drusilla et du procureur Antonius Felix et son épouse.

Le nombre de citoyens de la région de Pompéi et d'Herculanum qui succombèrent sous les nuées ardentes a été estimé à 16 0001. En 2003, les contre-empreintes de 1 044 corps trouvés dans les dépôts de ponces et les dépôts pyroclastiques, ainsi que les os épars de 100 autres corps, avaient été recueillis à Pompéi. Les restes d'environ 332 corps ont été découverts à Herculanum (dont 300 sous des voûtes dans les années 1980).

On ignore toujours quel pourcentage du nombre total de morts ces chiffres représentent ou quel pourcentage du nombre total de personnes en danger ces morts représentent. Trente-huit pour cent des 1 044 morts de Pompéi se trouvaient dans les dépôts de ponces, et la plupart d'entre eux, à l'intérieur de bâtiments. Les chercheurs pensent que ces derniers morts furent tués surtout par l'effondrement des toits, et le nombre moindre de victimes trouvées à l'extérieur des bâtiments furent probablement tuées par la chute d'ardoises ou les gros fragments de roche projetés par le volcan. Ces résultats diffèrent de l'expérience moderne puisque seuls 4 % des victimes ont été tuées par les pluies de cendres lors d'éruptions expulsives au cours des quatre cents dernières années.

Les autres morts de Pompéi (62 %) se trouvaient dans des dépôts pyroclastiques : ils moururent de suffocation, à cause de la forte teneur de l'atmosphère en cendres, ou à la suite d'un traumatisme physique dû à l'énergie cinétique de la déferlante. Par contraste avec les victimes d'Herculanum, l'examen du linge, des fresques et des squelettes de Pompéi permet d'exclure la possibilité que des brûlures aient contribué à la mortalité. Herculanum, qui était bien plus près du cratère, évita les pluies de téphras grâce au vent, mais fut enterré sous 23 mètres de matière apportée par les déferlantes pyroclastiques. Il est probable que la plupart des morts connus de cette ville, sinon la totalité, furent tués par les déferlantes, surtout au vu des signes de chaleur extrême trouvés sur les squelettes des victimes trouvées sous les voûtes et de l'existence de bois carbonisé dans de nombreux bâtiments. Ces personnes furent toutes happées sur l'ancien rivage par la première déferlante et moururent de choc thermique, mais non par carbonisation, même si certaines d'entre elles furent en partie carbonisées par les déferlantes postérieures plus chaudes.

La mort n'a pas été immédiate : les restes présentent des signes d'agonie. Les voutes étaient fort probablement des remises à bateaux, car les entretoises supérieures devaient servir à suspendre des bateaux. On n'a pas trouvé de bateaux, ce qui indique qu'ils ont peut-être servi à la fuite précoce d'une partie de la population. Les restes étaient concentrés dans les salles à raison de trois personnes au mètre carré.

Comme les fouilles n'ont couvert que 85 mètres de rivage, les morts qui attendent d'être exhumés pourraient bien se compter par milliers.

POMPEÏ
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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 16:19
HUGO CABRET
HUGO CABRET
HUGO CABRET

Quand ce film est sorti, je ne suis pas allé le voir. Il me semblait trop sombre et j'avais envie de rire.

Je l'ai vu récemment à la télé. Et je n'ai pas vraiment souvent ri mais...j'ai réellement beaucoup souri. Ce film est un enchantement. Une poésie dédiée au cinéma, à l'enfance, à Georges Méliès, à Paris, au génie français, au mystère, aux gares, à la Bête humaine, aux petites marchandes de fleurs, à la méchanceté des adultes, à l'amertume, à la mélancolie, au temps qui passe et vous abandonne, à l'amitié...Et j'en passe...

Martin Scorcèse est un génie. Nous le savions. Avec Hugo Cabret, il nous le confirme.

Un chef d'oeuvre signé Martin Scocese

HUGO CABRET

~~En 1931, Hugo Cabret, un petit orphelin de 12 ans, vit dans les combles de la gare Montparnasse, à Paris. Il occupe ses journées à en remonter les horloges. Mais son rêve secret est ailleurs. Son père lui a laissé un curieux automate inachevé qu'Hugo voudrait voir fonctionner. Il lui manque une pièce essentielle, une clef en forme de coeur. Sa quête n'empêche pas Hugo de se lier avec une autre orpheline, Isabelle, dont s'occupe un vieil homme, vendeur de jouets dans un des magasins de la gare. Hugo découvre que, même s'il n'en parle jamais, ce vieil homme n'est pas n'importe qui. Il s'agit de Georges Méliès, le premier cinéaste de fiction du monde, tombé dans l'oubli...

~~Dans le Paris de 1931, un orphelin vit seul sous les toits d'une grande gare dont il remonte les horloges. Mais la mécanique qui occupe vraiment le petit Hugo Cabret, c'est la mise en route d'un étrange automate laissé par son père.

Pour l'animer, une clé en forme de cœur est nécessaire. La trouver est un jeu de piste qui mène au vieux marchand de jouets de la gare. Cet homme austère a un fabuleux secret : il a été un inventeur, un créateur d'images pleines d'imagination. Il s'appelle Georges Méliès ! Le génial auteur du Voyage dans la Lune (1902) a fini ruiné. Mais ce magicien est sûrement encore capable de faire vivre un automate... Voilà un film qu'on reçoit comme un cadeau, une malle aux trésors. On y découvre pêle-mêle une aventure pleine de mystères dans un Paris façon Eugène Sue, l'histoire des débuts du cinématographe à travers celle de Méliès, et un grand spectacle conçu à l'origine pour la projection en 3D. La réalité dialogue avec la fiction, et le cinéma d'hier, avec celui d'aujourd'hui. Le jeu de piste est à la fois simple et sophistiqué, du côté du plaisir et de la connaissance. Ce que le cinéma peut réunir, capable de tout, illuminant notre vie et nous guidant de la solitude à la lumière.

Scorsese se fait avec joie le porte-voix de ce message, lui qui a dédié depuis longtemps une grande partie de son travail à la mémoire du cinéma et à sa transmission. Il y a là de quoi enchanter les enfants comme les cinéphiles, et même les enfants cinéphi­les, ceux du film montrant l'exem­ple d'une formation précoce et très heureuse à l'amour du septième art. — Frédéric Strauss in TELERAMA.

HUGO CABRET

A LA UNE

Monsieur Georges Méliès n'est pas mort à la guerre, nous l'avons retrouvé  à Paris! Le grand magicien du cinématographe est bien vivant et un hommage national sera bientôt rendu à son oeuvre cinématographique!

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 15:39
THE IMMIGRANT

1921. Ewa et sa sœur Magda quittent leur Pologne natale pour la terre promise, New York. Arrivées à Ellis Island, Magda, atteinte de tuberculose, est placée en quarantaine. Ewa, seule et désemparée, tombe dans les filets de Bruno, un souteneur sans scrupules. Pour sauver sa sœur, elle est prête à tous les sacrifices et se livre, résignée, à la prostitution.

L’arrivée d’Orlando, illusionniste et cousin de Bruno, lui redonne confiance et l'espoir de jours meilleurs. Mais c'est sans compter s
ur la jalousie de Bruno...

THE IMMIGRANT
THE IMMIGRANT
Leyendecker et le rêve américain....

Leyendecker et le rêve américain....

THE IMMIGRANT
THE IMMIGRANT
THE IMMIGRANT
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THE IMMIGRANT

Avant de rencontrer James Gray, quel regard de spectatrice posiez-vous sur son cinéma ?

Marion Cotillard : J’étais allée voir Little Odessa à cause de Tim Roth, c’était l’époque où on découvrait cet acteur. J’ai aussitôt été sensible au rapport viscéral qu’entretient James Gray avec les personnages et les histoires qu’il raconte. J’accorde beaucoup d’importance au fait qu’il soit vital pour le metteur en scène de raconter son histoire, et j’ai ressenti ça chez lui immédiatement. Ensuite, j’ai vu tous ses films, et particulièrement aimé La Nuit Nous Appartient. Et puis, dans The Yards, La Nuit Nous Appartient et Two Lovers, il a une façon magnifique de filmer les femmes.

Comment est né The Immigrant ?

Marion Cotillard : James et Guillaume (canet) sont devenus très amis dès leur première rencontre. Ils ont écrit ensemble, à Paris, la première mouture de Blood Ties, le nouveau film de Guillaume. A ce moment-là on s’est retrouvé autour de plusieurs bons dîners, avec toujours de grandes discussions sur le cinéma, parfois très animées quand on n’était pas d’accord sur un acteur… Quelques temps après, James m’a envoyé un mail en me demandant si j’accepterais qu’il écrive un film pour moi. c’était le monde à l’envers ! J’ai une liste avec les cinéastes avec qui je rêverais de travailler, et James Gray est sur la liste bien sûr. C’est moi qui aurais dû lui demander de tourner avec lui. Ce mail m’a mise dans un état indescriptible.

Qu’avez-vous aimé dans cette histoire ?

Marion Cotillard : C’est un sujet très personnel pour James. Ce qui est beau, c’est que c’est un film historique mais à la taille de cette petite bonne femme . Ce pourrait être une grande une fresque en costumes sur l’arrivée d’une Polonaise à New York. Mais c’est surtout un film très intimiste.

La grande difficulté pour vous qui ne parliez pas un mot de polonais, c’était bien sûr la langue…

Marion Cotillard : Quand j’ai envie de faire un film, je pense d’abord à la beauté de l’histoire et du personnage… Je n’ai donc pas paniqué tout de suite. Et puis vient le moment de rentrer dans le travail, et là, c’est dur. En polonais, il n’y a pas un mot qui ressemble à de l’anglais ou à du français. Mais je n’avais pas le choix : je devais faire tout ce qui était en mon pouvoir pour parler en polonais sans accent. J’avais peu de temps, juste un peu plus d’un mois entre le tournage de De Rouille et d’Os (Jacques Audiard, 2012)et le début de The Immigrant. J’ai travaillé avec plusieurs coaches dont l’actrice qui joue ma tante dans le film. A la moitié du tournage, James est venu me voir, sidéré : « Dis donc tu as beaucoup de polonais ! ». Il découvrait soudain qu’il m’avait écrit vingt pages en polonais… Dès que j’avais une minute sur le tournage, je me plongeais dans mon cahier. Je rêvais que ce soit parfait…

in FEMMES ACTIVES n°24

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Partir!

Immigrer!

S'arracher!

Renaître!

Fuir un cauchemar qui vous détruit jour après jour... Se sauver! Se "casser" pour se reconstruire ailleurs...Sauver ses rêves! Sauver sa vie, sauver sa peau...

Quitter la vieille Europe en ruines après son suicide collectif.

Où? Là-bas, au delà de l'Océan éternellement jeune et fougueux, respirer, parler, chanter, danser, mais surtout travailler...Gagner des Dollars, comme ce cousin, ce voisin, ce frère parti un petit matin brumeux presque en cachette ou cet oncle, à peine 19 ans, avec son pote, les cheveux gominés sous la casquette en tweed après une nuit d'ivresse à dire "Au revoir" plutôt "Adieu", les yeux pleins de larmes et de flammes d'espoir, brûlantes comme une fièvre qui vous rend fou de délires...

Ils furent des millions à partir pour l'Amérique (America, Amerika).Le paradis, l'El Dorado, le Rêve. Là-bas tout était à construire,: les routes, les automobiles, les immeubles, les magasins, les hôpitaux, les histoires d'amour aussi et d'amitié. Tout était possible: le meilleur et le pire mais le meilleur; quant au pire on le connaissait déjà et en Amérique ce ne pouvait pas être pire qu'ici...

Après la Première Guerre Mondiale, les Etats-Unis d'Amérique prennent confusément conscience de leur puissance. A l'issue de ce carnage, il n'y a en Europe que des vaincus... Qui s'ignorent. Seuls les Etats-Unis sortent vainqueurs de cette effroyable boucherie. Tout est en place pour que le cauchemar recommence... dans vingt ans. Vingt ans... C'est l'âge moyen des jeunes qui fuient vers l'Amérique rêvées, mystifiées, fantasmée à outrance....

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