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Ce Fanfan la Tulipe vous refait des yeux d'enfant, une jambe légère, un coeur guilleret et courtois !
De la même façon, la comédienne Pénélope Cruz emporte tout dés qu'elle apparaît : féline, sauvage, mutine ; elle tient la scène dans son sourire, avec son petit accent qui exhale les senteurs enivrantes des jardins d'Espagne & d'Argentine.

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La guerre de Sept Ans (1756-1763), que les Anglais dénomment «French and Indian War» (la guerre contre les Français et les Indiens), est la principale guerre du XVIIIe siècle.
Les prémices de la guerre
De riposte en réaction, Londres, qui n'arrive pas à l'emporter sur terre, ordonne la saisie de 300 navires de commerce français dans différents ports, partout dans le monde. La guerre générale devient dès lors inéluctable... En prévision de celle-ci, le gouvernement anglais ne néglige aucune précaution. C'est ainsi qu'il ordonne la déportation des Acadiens francophones susceptibles de trahir la couronne.
Une guerre mondiale avant l'heure?
Se déroulant sur le continent européen mais aussi en Amérique, aux Indes et sur les mers, en impliquant toutes les grandes puissances européennes, cette guerre sera a posteriori considérée par les historiens comme la première guerre mondiale !
Elle est provoquée d'une part par l'amertume des Français qui, dans la guerre de la Succession d'Autriche (1740-1748) ont «travaillé pour le roi de Prusse» et sont outre-mer de plus en plus en concurrence avec les Anglais ; d'autre part par la soif de revanche des Autrichiens qui se sont vus enlever la Silésie par le roi de Prusse Frédéric II pendant la guerre précédente.
Le 16 janvier 1756, le roi d'Angleterre Georges II (également Électeur de Hanovre) signe à Westminster un traité de «neutralité» avec le roi de Prusse. Du coup, l'impératrice Marie-Thérèse et le roi de France Louis XV enterrent officiellement une rivalité de 250 ans qui remontait à Charles Quint et François 1er et concluent le 1er mai 1756 un «renversement des alliances» qui prend à rebours leurs opinions publiques. Ils s'allient à la tsarine Élisabeth, fille de Pierre le Grand, ainsi qu'à la Suède, la Saxe et l'Espagne.
Retournements en cascade
La guerre commence très mal pour les Français.
Le prince de Soubise est défait par Frédéric II à Rossbach le 5 novembre 1757 malgré l'écrasante supériorité numérique de son armée. Habile stratège, Frédéric II vainc les Autrichiens à Leuthen, le 5 décembre de la même année et les Russes à Zorndorf le 25 août 1758. Cela lui vaut de porter désormais le qualificatif de Frédéric le Grand !
Mais la Prusse finit par être submergée sous le nombre des assaillants. Elle est un moment sur le point de disparaître et les troupes russes ont même le loisir de défiler à Berlin.
William Pitt The Elder (1708-1778)
Heureusement pour elle, la Russie se retire inopinément du conflit à la mort de la tsarine Élisabeth. Son neveu le nouveau tsar Pierre III, fervent admirateur de Frédéric II, n'a rien de plus pressé que de se retirer de la coalition contre la Prusse, sauvant son héros d'une situation désespérée. Il lui restitue la Poméranie et la Prusse-orientale.
La France de Louis XV et l'Autriche de Marie-Thérèse négligent d'exploiter leurs victoires et permettent à Frédéric II de se ressaisir et même de reconquérir la Silésie.
Dans le même temps, les Anglais, dont la situation n'était guère plus brillante que celle des Prussiens, portent à la tête de leur gouvernement un homme d'une grande énergie, William Pitt l'Ancien (Pitt The Elder), 49 ans. Les Français lui opposent un secrétaire d'État aux Affaires étrangères qui ne manque pas de talent, le duc de Choiseul.
Etienne-François, duc de Choiseul-Stainville (1719-1785)
Victoire de Montcalm à Carillon (Nouvelle France) par Henry Alexander Ogden.
Au printemps 1756, Montcalm est nommé maréchal de camp pour les opérations en Nouvelle-France. Ses premières campagnes contre les Britanniques sont des succès majeurs. Il augmente les défenses de Fort Carillon sur le lac Champlain. Il capture et détruit Fort Oswego sur le lac Ontario en 1756. Sa victoire à Fort William Henry en 1757 est gâchée par ses alliés amérindiens. Mais il remporte une victoire inespérée à Fort Carillon en 1758.
À l’automne de cette même année, on lui accorde une promotion au grade de lieutenant général : rien de moins que le deuxième degré dans la hiérarchie militaire française. Il soutient le siège de la ville de Québec pendant près de trois mois avant d'être mortellement blessé lors de la bataille des plaines d'Abraham, perdue devant les forces britanniques commandées par James Wolfe. À l'agonie, il aurait eu une petite discussion avec son chirurgien :
« Combien de temps me reste-t-il à vivre ?
— Quelques heures à peine.
— Tant mieux, je ne verrai pas les Anglais à Québec. »
Sa devise était : « Mon innocence est ma forteresse ».
La guerre outre-mer
Outre-mer où s'activent les Anglais, les choses se gâtent pour les coalisés. Fort-Duquesne est pris en 1758 par les Anglais et rebaptisé Pittsburgh en l’honneur de leur Premier ministre (c'est aujourd'hui une grande métropole industrielle du Middle West). Plus grave, la France perd sa colonie de la Nouvelle-France malgré le sacrifice de Montcalm devant Québec.
La guerre sévit aussi aux Indes où les Anglais, qui ne tiennent que Bombay, Madras et Calcutta, tandis que les Français, grâce à Dupleix, dominent la moitié du sous-continent.
Le 23 juin 1757, une armée anglo-indienne commandée par Robert Clive défait l'armée du nabab (souverain) du Bengale, alliée aux Français, à Plassey, près de Calcutta. Le 16 janvier 1761, Lally-Tollendal capitule à Pondichéry, l'un des derniers comptoirs qui restent aux Français.
La paix va venir des dissensions internes et de la lassitude, principalement en Angleterre. Bien qu'immensément populaire dans son pays, William Pitt doit démissionner à l'automne 1761, un an après que George III (22 ans) eut succédé à son grand-père George II. Son successeur à la tête du gouvernement est le favori du nouveau roi, Lord Bute, qui reproche à Pitt de trop en faire sur le continent européen.
Il entame les pourparlers de paix, au scandale de l’opinion qui espérait cueillir plus d’avantages de ses efforts.
Les pourparlers sont suspendus du fait de l'entrée en guerre de l'Espagne aux côtés de la France et la guerre ne se terminera qu'en 1763 avec deux traités, à Paris et Hubertsbourg, qui dessineront pour un siècle et demi le nouveau visage de l'Europe.
Jeanne Lafont in Herodote.net



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Bataille de Fontenoy; peint par Edouard Detaille
Fontenoy 11 may 1745: une grande victoire vraiment française et royale!
Dans le cadre de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), l'armée du roi Louis XV, menée par le maréchal Adrien Maurice de Noailles, envahit en mai 1744 les Pays-Bas autrichiens et s'empara rapidement des places de Menin, Ypres, du fort de la Kenoque et de Furnes.
Placée sous le commandement du maréchal Maurice de Saxe, l'armée française entama l'année suivante le siège de la ville de Tournai, importante place militaire verrouillant la vallée de l'Escaut. Sous le couvert d'une diversion lancée vers Mons, le maréchal de Saxe rabattit le gros de son armée vers Tournai qui fut totalement investie le 26 avril 1745. Leurrés par la diversion française, les généraux alliés rassemblèrent dans la précipitation leurs effectifs près de Bruxelles et se mirent d'abord en route le 30 avril 1745 vers Mons avant finalement d'obliquer leur marche vers Tournai. Arrivé le 8 mai à la tête de l'armée, le roi Louis XV établit dans l'après-midi du 9 mai 1745 ses quartiers au château de Curgies, à Calonne, sur la rive gauche de l'Escaut, à quelque 2 kilomètres de Fontenoy.
Forces en présence
Ordre de bataille lors de la bataille de Fontenoy.
Maurice de Saxe dispose de 47 000 soldats, soit 67 bataillons d'infanterie, 129 escadrons de cavalerie y compris les dragons et la Maison du Roi comprenant 3 bataillons de Royal Artillerie avec 60 pièces ainsi que la compagnie de mineurs de l'Epinois.
Le duc William de Cumberland dispose de 51 000 soldats en 51 bataillons d'infanterie et 90 escadrons de cavalerie dont 4 régiments autrichiens aux ordres du maréchal de Konigsegg-Rothenfels avec 80 pièces d'artillerie.
Déroulement.
Plan de la bataille de Fontenoy remportée le 11 mai 1745.
La bataille entre les deux armées se déroula le mardi 11 mai 1745 dans la plaine de Fontenoy, à 7 kilomètres au sud-est de Tournai. Prévoyant l'arrivée de l'armée alliée, le maréchal de Saxe avait ordonné de construire des retranchements sur la rive droite de l'Escaut. Dès le 8 mai, le village de Fontenoy fut fortifié et deux solides redoutes édifiées près de la corne du bois de Barry ; le 10 mai, trois nouvelles redoutes furent érigées entre Fontenoy et Antoing.
La bataille débuta le mardi 11 mai dès 5 heures du matin par de violents tirs d'artillerie. Par suite de nombreux retards dans le déploiement des troupes alliées, les premières attaques ne débutèrent que vers 9 heures. Par deux fois, les attaques lancées par les régiments hollandais contre Fontenoy et Antoing furent repoussées par la puissante artillerie française et les défenseurs français. Voulant forcer le destin, le duc de Cumberland, commandant l'ensemble des forces alliées (Provinces-Unies, Grande-Bretagne, Hanovre et Autriche) ordonna dès lors à ses bataillons anglo-hanovriens d'attaquer vers 10h30 entre la corne du bois de Barry et le village de Fontenoy. Malgré une canonnade meurtrière, les régiments britanniques arrivèrent au contact de la première ligne française vers 11 heures.
S'avançant à la tête du 1er bataillon des Gardes britanniques, un officier, Charles Hay, voulut encourager ses hommes en se moquant des Français. Sortant une petite flasque d'alcool, il but à leur santé en se moquant d'eux. En voyant cet insolent Britannique, un officier français, le comte d'Anterroches, crut qu'il s'agissait d'une invitation à tirer. Il lui fit une réponse vraisemblablement proche de celle que Voltaire publia par la suite :
« Monsieur, nous n'en ferons rien ! Tirez vous-mêmes ! »
La tradition populaire ne devait retenir de cela qu'une citation :
« Messieurs les Anglais, tirez les premiers ! »
Sous l'effet de la nervosité, les premiers tirs partirent cependant des rangs français, entraînant à leur suite un feu désordonné et confus de la première ligne1,2,3.
Ouvrant à leur tour des salves meurtrières, les Britanniques ne tardèrent pas à faire tomber les premiers rangs adverses, ouvrant une brèche et s'avançant dans le dispositif français. Craignant que son armée ne soit coupée en deux, le maréchal de Saxe lança aussitôt de violentes contre-attaques qui finirent par arrêter les Britanniques. Le duc de Richelieu, Louis François Armand de Vignerot du Plessis se distingua à ce moment en indiquant la direction de ces contre-attaques. Forcés de se réorganiser défensivement, les régiments anglo-hanovriens adoptèrent alors une position de rectangle à trois côtés fermés.
Voyant apparaître vers 13 heures les premiers renforts français conduits par Lowendal, le duc de Cumberland ordonna finalement le repli sur Vezon. Au cours de cette manœuvre, le régiment irlandais de Bulkeley parvint à s'emparer d'un drapeau du second bataillon des Gardes britanniques.
La bataille prit fin vers 14 heures ; une heure plus tard, les derniers éléments hollandais quittaient le champ de bataille. Les forces alliées se replièrent au cours de la nuit vers la place d'Ath.
Sur la base d'une étude détaillée des pertes, effectuée par l'historien belge Alain Tripnaux sur l'ensemble des archives européennes, le total des pertes des deux armées fut de quelque 15 000 tués et blessés, dont 2 300 tués français et 2 500 tués alliés.
Bilan
Après la victoire de Fontenoy, les troupes du roi de France s'emparèrent aisément de la ville de Tournai et, en l'espace de deux années à peine, conquirent l'ensemble des Pays-Bas autrichiens.
Au terme de trois grandes batailles (Fontenoy, Rocourt et Lauffeld) et de 24 sièges de places dans les Pays-Bas (Pays-Bas autrichiens et Provinces-Unies), la paix fut signée le 18 octobre 1748, à Aix-la-Chapelle.
Voulant traiter en roi et non en marchand, Louis XV rétrocéda toutefois toutes ses conquêtes autrichiennes sans la moindre contrepartie.
À l'inverse de Frédéric II, leur allié, qui avait gardé la Silésie, les soldats français, tombés à Fontenoy, Rocourt ou Lauffeld, ne s'étaient finalement battus que « pour le roi de Prusse ».

La bataille de Fontenoy 1745
1
J'ons vu le poëm' fringant
Fait par ce maître Voltaire
Quoiqu'il ait de l'esprit tant
Est-ce que nous devons nous taire ?
Pour briller tout comme lui
Je n'avons qu'à chanter Louis. (bis)
2
Aux plaines de Fontenoi,
Si t 'avois vu ce monarque,
Son air inspirait l'effroi
Sembloit commander à la Parque
Ses ennemis crioient tous ;
Le voilà, morbleu, sauvons-nous. (bis)
3
On voyait aussi partout
Le mari de la Dauphine ;
De son Père il a le goût,
La bonté, le coeur et la mine
C'est grand bien d'être Papa
Quand on a des Enfans comm ça. (bis)
4
Et toi brave Maréchal,
Toi de Saxe le grand Comte,
Si l'on trouvoit ton égal,
Je dirois, bon que chien de Comte,
Car je n'y vois que ce Roi
Qui puisse l'emporter sur toi (bis)
5
Vous aussi, braves guerriers
Colonels et capitaines,
Et vous autres officiers,
Cueilleurs de lauriers par centaines,
J'dirai ce qui vous convient,
Mais un moment. Voilà, ça vient ! (bis)
6
Les Anglais à leurs dépens
Connoissent votre courage,
A tous vos coups foudroyans
En vain ils opposoient leur rage ;
Ceux qu'échappent à l'armement
Sont contraints de ficher le camp. (bis)