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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 08:04
SERKO

Gebeka Films

Une merveille!


Gebeka Films

A la fin du XIXe siècle, aux confins asiatiques de l'Empire russe...



Gebeka Films

1889:  Dimitri, un jeune cosaque décide de parcourir plusieurs milliers de kilomètres à cheval pour demander audience au tsar à Saint-Pétersbourg afin qu'il protège un peuple nomade (les Evenks) et leurs chevaux vivant aux confins asiatiques de l'Empire...

Carte 2 empire russe 1900


Monté sur Serko, un petit cheval gris, Dimitri quitte sa garnison des confins asiatiques de l'Empire russe, sur les bords du fleuve Amour...
Après d'extraordinaires péripéties, tous deux arrivent à Saint-Pétersbourg, à la cour du Tsar.
Ayant couvert plus de 9000 kms en moins de 200 jours, ce jeune cavalier, jusqu'alors moqué par ses camarades pour ses gaucheries, a réalisé le plus fantastique exploit équestre de tous les temps, résolu à plaider la cause d'un peuple de nomades, les Evenks, et de leur élevage de chevaux en péril que seule, l'autorité du Tsar de toutes les Russies peut sauver...
Comment ont-ils pu survivre aux mille difficultés d'un tel voyage, résister au froid extrême de l'hiver sibérien, surmonter les mille obstacles dressés sur leur chemin?

Russie-des-chevaux-des-hommes---des-saints.jpg



Jean-Louis Gouraud écrivit l'histoire de Pechkov et Serko pour que les Russes la connaissent; le livre fut publié en Suisse en 1996, puis réédité en 1997 par les éditions Favre puis par France-Loisirs, traduit en russe et publié à Moscou deux ans plus tard aux éditions Terra.
Aujourd'hui épuisé, le "vrai-faux" roman sera réédité prochainement, dans une version enrichie aux éditions du Rocher (collection Cheval-Chevaux).

A l'origine, c'est une histoire vraie.
Une prouesse équestre inouïe; le raid le plus extraordinaire, sans doute, de tous les temps: prés de 9000 kms en moins de 200 jours, sans changer de monture.
C'est-à-dire (si l'on tient compte d'un arrêt forcé pour cause de maladie) prés de 60 kms par jour, 6 mois d'affilée!


Serko-jean-louis-gouraud-moscou.jpg
14 juillet 1990: Jean-Louis Gouraud arrive à Moscou, sur la place Rouge, après un périple à cheval long de 3333 kms parcourus en 75 jours; les Moscovites le couvrent de compliments et de Hourra!
Jean-LouisGouraud explique à nos amis russes que ce n'est rien à côté de l'exploit de Pechkov et Serko en 1889.
Pechkov? Serko? Quelle épopée? Quel exploit?
fait, les Russes n'en avaient jamais entendu parlé!
C'est ce qui va décider Jean-Louis Gouraud à vouloir la raconter, quitte à l'enjoliver un peu: le résultat fut un bouquin de 200 pages intitulé Serko.

Une histoire vraie qui devient un roman qui devient un film...Produit par Catherine Duissart, il a été réalisé par Joël Farges, amoureux des grands espaces et des peuples en voie de disparition, le scénario est finalisé par Michel Fessler; quant aux rôles principaux, ils ont été confiés à Aleksei Chadov et Jacques Gamblin.
C'est alors que la production confie à Jean-Louis Gouraud la plus excitante des missions: trouver et choisir les chevaux qui tiendront le rôle de Serko: un casting de chevaux!
Appelée en refort, Eva Schakmundès a su faire de Aleksei Tchadov, le jeune comédien recruté par Joël Farges pour jouer le rôle de Pechkov, qui, trois mois avant le début du film, n'était jamais monté sur un cheval.


serko-poster

A l'origine, une histoire vraie; une prouesse, le raid le plus extraordinaire!
Les auteurs de cet exploit s'appellent Serko (le cheval) et Pechkov (le cavalier); il eut pour cadre les immensités russes à la fin du XIXe siècle.
En ces temps-là, aux confins asiatiques de l'Empire des Tsars, des villages cosaques (stanitza), établis tout au long du fleuve Amour, assurent la sécurité des frontières; de l'autre côté du fleuve, c'est un autre immense Empire: la Chine, précisément, la Mandchourie.
Dans une de ces bourgades, Blagovestchensk ( "la bonne nouvelle" dans son sens religieux), un cosaque d'une trentaine d'années s'ennuie... Là-bas, les distractions sont rares pour un célibataire; son meilleur copain,c'est son fidèle cheval, un petit cheval local, qu'il a acheté en 1885, un prix raisonnable (150 roubles) à un collègue d'une stanitza voisine.
Chanfrein busqué, encolure courte et épaisse, ganaches lourdes, il est typique des chevaux de la région, mais n'appartient pas à une race précise. Il est d'origine mandchoue, comme presque tous les chevaux nés et élevés des deux côtés du fleuve Amour, qu'on appelle aussi parfois des amourskis.
Il ne paie pas de mine, mais c'est un sâcré petit cheval!
Bon porteur, endurant et résistant; il n'a pas vraiment de nom. Comme un peu partout en Sibérie et en Asie centrale, on désigne les chevaux simplement par une particularité physique; celui-ci est gris: sery en russe; Pechkov, affectueusement, l'affuble de diminutifs, tantôt "serok", tantôt "serko".
serko-gravure-cheval.jpg


A cause de la bêtise et de la méchanceté des hommes, la race de cheval à laquelle appartenait Serko a totalement disparue aujourd'hui.


 
Un beau matin,  Dimitri Nicolaïevitch Pechkov, ayant le grade de sotnik (chef d'escadron), est pris d'une furieuse envie de bouger...

serko triptyque

Le 7 novembre 1889, vers midi, monté sur Serko, Pechkov quitte Blagovestchensk, avec la ferme intention de gagner St Petersbourg, la magnifique capitale des Tsars bâtie sur ordre de Pierre Ier le Grand,  et située très à l'ouest, à quelques milliers de verstes (une verste= un km) .
Est- ce à cause d'un pari ou le désir de battre un record, un acte de folie grandiose dont les Russes ont le secret?
Tout cela en même temps?
Personne ne croit qu'ils réussiront; tout le monde est persuadé que Pechkov est fou mais l'époque est à la conquête des records et les Russes sont fiers de leurs héros.


Le 19 mai 1890, ils pénètrent dans Saint-Pétersbourg, après avoir traversé tout l'Empire depuis sa partie asiatique jusqu'à sa partie européenne, franchissant steppes, forêts, fleuves et montagnes!



serko-pechkov-voyage.jpg



Dans le film, Pechkov est reçu par le Tsar à qui il veut demander de l'aide et plaider la cause du peuple des Evenks et de leurs chevaux, menacés par la construction du Transsibérien.
Avoir choisi un enfant pour jouer le rôle du Tsar constitue un anachronisme: est-ce Alexandre III ou Nicolas II? Dans tous les cas, l'acteur est beaucoup trop jeune.
Armoiries Russie

Russie Nicolas II

Nicolas II (1868-1918)
Monté sur le trône en 1895, le jeune Empereur met fin aux réformes à cause de la violence des extrêmistes révolutionnaires qui sapent le régime autocratique des Romanov; mais il commettra de lourdes erreurs qui le mèneront à sa destitution puis à être massacré avec toute sa famille sur ordre de Lénine.

Dans leur bêtise et leur méchanceté, les assassins bolchéviques abattront aussi le chien du Tsarévitch...


Après l’exploit des « Galopins magnifiques » (Cheval Attitude n° 9), qui parcoururent à cheval les Etats-Unis au début du 20ème siècle, notre rubrique Crinières au long cours se penche à présent sur les performances des cavaliers Pechkov et Stevens. Qu’est-ce qui peut pousser le Russe Pechkov et l’Américain Stevens à traverser eux aussi un autre grand pays, la Russie, à la fin du 19ième siècle ? Traversées à cheval de la Russie, des Etats-Unis : anticipation de la grande opposition idéologique du 20ème siècle ?

 

La fin du 19ème siècle a été de fait propice aux premiers exploits à cheval. En 33 jours, du 16 avril au 19 mai 1889, alors qu’on vient d’achever la Tour Eiffel et que l’exposition universelle bat son plein, le jeune sous-lieutenant de 25 ans, M.A. Asseev, accomplit un périple de 2640 kilomètres qui le mène de Lubny à Paris, avec ses 2 juments, Diane (5 ans) et Vlaga (7ans). 80 kilomètres par jour, « une équitation à la turkmène » comme dit J.-L. Gouraud, un cheval bien chargé et l’autre complètement nu.

Peu après, du 07 novembre 1889 au 19 mai 1890, l’officier cosaque, le sotnik D.N. Pechkov, entend rivaliser avec le précédent et se lance dans un raid de 8838 kilomètres en 193 jours, d’une bourgade de la région du fleuve Amour à Saint - Petersbourg, « Le raid le plus extraordinaire de tous les temps » (Gouraud). Une traversée de la Russie d’est en ouest, sur le cheval Sery ou « Le Gris » (13 ans), à raison de 46 kilomètres par jour en moyenne et en portant une charge de 82 kilos.

Enfin, dans l’été 1890, le journaliste américain T. Stevens, auteur d’un voyage autour du monde à bicyclette, entreprend de chevaucher à son tour de Saint - Petersbourg à Sébastopol en Crimée, traversant ainsi la Russie du nord au sud sur son cheval hongrois baptisé Texas.

Sachant qu’on louait à son époque le comte Zoubrovitch pour avoir fait, 15 ans auparavant, le voyage à cheval de Vienne à Paris, Asseev relève ce qu’il présente comme un défi. Pechkov, quant à lui, se comporte de la même façon, il relève aussi un défi. Stevens, de son côté, affirme vouloir rencontrer le vrai peuple russe, rétablir la vérité sur son compte et, par là, être utile aux cavaliers et sportifs à venir.


Discours de la performance ou du récit social

 

La forme de l’écrit proposé au lecteur importe beaucoup dans la narration du défi. Soucieux de dire la vérité, Pechkov nous délivre des notes de voyage, dans un journal subdivisé en mois et en jours. Aucune fioriture de style ! Grande précision dans les noms de lieux et de personnes ! Le propos est porté par le rituel et la stéréotypie : pour chaque jour, on évoque le temps qu’il fait, l’état de la route, les paysages, les gens rencontrés de l’accueil à l’étape du soir, les distractions prises. Plus on approche de la fin du voyage, plus la tournure se veut un brin épique : les curieux se font foule, l’enthousiasme gagne le cavalier, comparé au passage au preux de légende des contes russes, le prince Bova. Tout est donc dans le petit fait vrai et « le miroir promené au long de la route ». Difficultés de l’épreuve : peu de choses parfois pour manger, se laver, soigner homme et animal ; cavalier pris pour un saltimbanque, un bandit, un vétérinaire, un évêque défroqué ; tempêtes et froid intense. Plaisirs de l’épreuve : les populations croisées au hasard de la route ; la rumeur populaire qui prétend que le cavalier aurait abattu 300 sujets chinois avec son sabre ; les gens qui comprennent la valeur de l’exploit en cours ; la photographie que l’on vous demande ; les personnalités qui se déplacent et les cadeaux qui vous sont faits ; le succès pour ce que l’on croyait impossible.

serko-pechkov-peinture.jpg

Stevens, quant à lui, se positionne aussi par rapport à l’exploit équestre de Pechkov, qu’il rencontre au début de son aventure. Mais son cheval Texas, comme celui de son accompagnateur et interprète Sacha, n’existent que fort peu sous sa plume, sauf à l’extrémité du récit, où cavalier et monture se comportent en « vrais aventuriers ». Tout le propos consiste à dresser ce que Stevens pense être « un portrait impartial des Russes et de leur pays » lors de l’été 1890 : « une grande nation placée sous le joug d’une autocratie ». Dans cette « Russie, pays médiéval », il distingue la Russie du pouvoir et des administrations face à « la Russie intérieure » des paysans. Et le souci du reporter, qui déclare avoir visité auparavant 24 pays, est de composer pour conserver à son récit aux allures de forme - ballade une apparence de continuité. Apparaissent alors des chapitres qui, plus que la chronologie, mettent en avant le pittoresque de la notation, de la description, du portrait, de la fiche bien documentée. Une radiographie de l’âme russe peinte de l’extérieur !


La Russie des paysages et des gens

 

Russie Kustodiyev Boris Mikhailovich; la fête de l'hiver;

Pechkov accomplit son exploit en hiver, par -20 à -40 degrés, par monts et par vaux, de forêts parfois impénétrables en routes souvent défoncées, d’effondrements en ornières boueuses, de relais de poste en pensions de fortune. Tout au long de sa route, il croise les Toungouses de l’Amour, les Bouriates du Baïkal, une colonie mandchoue, un groupe de Chinois attirés par les mines d’or, un convoi tatar, des prisonniers, des gens ivres, sans oublier les rennes, yacks, chameaux, ours, loups et chèvres sauvages ; et les contrôles incessants d’identité, et les connaissances rencontrées un peu partout. Homme austère, attaché à l’argent qu’il faut économiser, il est cependant sensible à la beauté architecturale d’une prison, d’une église, ou d’un site naturel. Chaque soir ou presque, il lui arrive de fréquenter, après sa rude journée d’efforts, le théâtre pour apprécier une opérette, une comédie ou un concert. Et il visite au besoin une exposition. Il va et dit vite ce qu’il voit et ressent.

Russie 1ermitage

Stevens va de Saint - Pétersbourg à Sébastopol et surtout à cheval de Moscou à la Mer Noire, pour revenir ensuite en bateau par le Don et la Volga. Pour lui aussi, l’équipée à cheval se fait par monts et par vaux, mais sans paraître insurmontable. Traversée des forêts du nord ; puis passage dans la zone entre forêt et steppe, où se trouve par exemple la région du monde la plus riche en… rossignols, Petite Russie avec ses champs de tournesols et ses villes ; enfin, arrivée dans les steppes de Crimée au pays idyllique des Tatars. Retour à la civilisation ! Stevens est frappé par la brutalité des forces de l’ordre, « la barbarie et la corruption de l’administration » qui réclame sans cesse les passeports, la rudesse du système politique avec ses prisons et ses autocrates à tous les échelons, sa peur des espions et sa délation généralisée, « la prostitution servile de la paysannerie », les prêtres ivrognes aux mœurs dissolues. Il évoque la forêt russe et le commerce du bois, les routes et la circulation, les conditions d’hébergement, l’ébriété quasi générale de la population, ses coutumes et superstitions. Il ne loue que deux rencontres : celle de Tolstoï et celle du petit gouverneur d’Ekaterinoslav, les deux seuls exemples d’hospitalité véritable pour lui. Le reportage dégaine sa fiche à tout propos et vous parle des ours et des loups, même quand l’observateur ne les a pas sous les yeux ! Témoignage de journaliste !

 

Le voyage intérieur

 

Tout voyage à cheval dans le monde est porté par un arrière -plan qui filtre les perceptions et impressions du cavalier. Pechkov est d’abord profondément croyant et religieux, et il le manifeste jour après jour. Il visite une église ou un monastère, se recueille sur la tombe de ses parents, va aux vêpres, se signe à chaque départ, s’incline devant des reliques. Par ailleurs, il se montre très attentionné pour son cheval qui perd parfois ses poils, saigne des postérieurs ou regarde avec inquiétude en arrière. Volontaire et inébranlable, Pechkov craint cependant les ivrognes qui l’empêchent de se reposer et se montre affecté par les soupçons qui l’accueillent. Il se sent parfois mal, s’ennuie à l’occasion sur la route comme à l’idée d’en finir sous peu avec cette « vie nomade de Tsigane » que son défi lui fait mener. Russe sensible, il ne peut juguler son émotion et ses larmes quand il est reçu en héros.

 

Stevens voit tout avec la mentalité d’un Américain qui se tient sans cesse dans la généralisation et la comparaison. Toute peinture de ville ou de paysage se veut « tableau de l’Orient » ; tout Anglais rencontré est « le parfait exemple de ces Anglais qu’on peut rencontrer en Russie » ; tout Russe est paresseux, illettré, ivrogne : « il existe dans l’âme russe un manque d’énergie et une propension à l’insouciance qui conduisent à une capitulation morale face à des difficultés ». On est constamment dans l’exemplarité négative et la satire produites par un voyageur qui porte haut les valeurs de l’Amérique : « il est préférable de ne pas regarder de trop près les grandes villes de Russie, comme tout ce qui est russe d’ailleurs, l’âme ou les institutions ». L’aveu est de taille !

Le sens profond et le caractère exemplaire du voyage

Serko-sillons.jpg

Asseev entendait prouver par son exploit la valeur de l’officier et du cheval dans la cavalerie de l’armée impériale russe, à la fin du 19ème siècle. Pour Pechkov, il s’agit de surpasser Asseev, qui vient d’ailleurs le féliciter. Course aux records, continuée plus tard par Alexandra Georgievna Kudacheva (12000 kilomètres en 500 jours) pour affirmer la supériorité physique et mentale de l’âme russe !

Pour Stevens, qui vient lui aussi féliciter Pechkov, il importe avant tout que son pays d’origine soit supérieur au pays traversé à cheval. L’œil du journaliste sociologue devient ainsi celui d’un idéologue. Ce cavalier est d’abord le porte-drapeau de sa patrie. L’univers politique et imaginaire du 20ème siècle, avec l’opposition entre Etats-Unis et Russie, est déjà en place dans les consciences de ces deux cavaliers de la fin du 19ème siècle!

 

Bibliographie annotée

 

Dimitri.N. Pechkov et Thomas Stevens, La Russie à cheval. Récits croisés d’un cosaque et d’un reporter (1889-1890), Petite bibliothèque Payot, 2002. 10,40 €.

 

De ce livre de Pechkov et Stevens, dont il a établi et présenté l’édition, Jean-Louis Gouraud a tiré son « vrai faux -roman » intitulé Serko, du nom du cheval de Pechkov (Editions du Rocher, 2006). Puis, le cinéaste Joël Fargès a tiré du roman Serko de Gouraud un scénario, suivi d’un film intitulé lui aussi Serko, dont le héros est Jacques Gamblain. Par ailleurs, du roman Serko, Bartabas a tiré son film Chamane, pour le scénario duquel il a demandé à Jean-Louis Gouraud d’écrire le scénario de son film intitulé Riboy, le double ou la réincarnation du cheval Serko. Bref : la fortune ou la postérité de l’exploit authentique d’un cavalier peut passer, comme le montre l’exemple de Pechkov, par l’imitation sur le terrain de l’exemple donné à cheval, puis l’écriture de plusieurs textes écrits (récits et scénarios) et la réalisation de plusieurs films. Cette richesse apportée par la postérité tient sans doute au potentiel imaginaire fabuleux dont Pechkov n’a su proposer qu’une épure ! L’imagination artistique galope elle aussi sur un vaste territoire !

 

Cet article est tiré du site www.cheval-attitude.com - Permalink : http://www.cheval-attitude.com/article/fiche/la-russie-a-cheval-au-19eme-siecle-272



Russie-serko-tsarskoye-selo.jpg


"Bien qu'extraordinaire et même incroyable, cette histoire vraie est peu connue des Russes eux-mêmes.
C'est en farfouillant dans une collection d'anciennes revues de 1890 que j'en ai eu pour la première fois connaissance(peu de temps avant de me lancer moi aussi dans une aventure équestre, infiniment plus modeste, certes, que celle de Pechkov, mais qui me permit d'apprécier d'autant mieux sa prouesse, de mesurer la prodigieuse vitalité de Serko".
 Jean-Louis Gouraud

Russie mongol-the-rise-of-genghis-khan-800-75

Cette race de chevaux permit aux Mongols de parcourir des milliers de kilomètres depuis les steppes orientales; il fut un instrument de conquêtes redoutablement efficace...
La race, le type, la variété à laquelle appartenait le vrai Serko n'existe plus (chevaux de la région de l'Amour, d'origine mandchoue).
Dans les principaux haras du Heilongjiang - nouveau nom de la Mandchourie- les races locales ont été "améliorées" par des zootechniciens apprenti-sorciers qui ont réussi à leur donner plus de taille et plus de masse certes, mais au détriment, hélas, de leurs prodigieuses endurance et résistance.
Inutile d'aller chercher notre Serko dans ces lointaines contrées, on n'y trouve plus que de braves chevaux semi-lourds, tout juste bons à tirer une charrue et à faire du ... saucisson.




Armoiries Russie-copie-1

 


Russie Pierre le-grand 
Russie nuits-blanches-st-petersbourg-jpg
Saint-Pétersbourg: Pierre Ier voulait que la nouvelle capitale de son immense Empire surpassât Versailles...



Gebeka Films

Le jeune et très talentueux comédien russe Aleksei Tchadov.

 

 



Serko-couple.jpg



Visiblement, la jeunesse russe ne craint pas le froid...

 

 
Russie aleksey chadov







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commentaires

business logo designs 02/08/2010 12:30

HeyI like your gallery.You should give us more interesting ideas with the help of beautiful photos.Thanks pal

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